‹ Le vrai RodinChapitre 4 sur 15 · L'HOMME AU NEZ CASSÉ · texte numérisé non relu

L'HOMME AU NEZ CASSÉ

un sacré modelé du diable dans la plus petite de ses statuettes ! »

Comme il avait dessiné, Rodin, en effet, avait modelé avec la même fougue, à la petite école de la rue de l'Ecole-de-Médecine : du nu — et des plantes, dites « vivantes », que l'on apportait sur la selle.

Aussi, dès l'année 1864 — date historique ! — on allait le voir débuter par ce véritable coup de tonnerre ; l'Homme au nez cassé.

On allait le voir. Je m'avance ! Cet admirable buste, un des plus beaux de toute sa vie, fut refusé au Salon !

A cet aboutissant, qui tient de l'Ecole des Beaux- Arts et des ateliers mondains, on ne pouvait, il est vrai, agir autrement. Tous les médiocres se tiennent. Accepter Rodin, c'était condamner définitivement l'Ecole, depuis longtemps, depuis toujours moribonde !

Rodin revint à sa sculpture, avec quelle joie, avec quel amour I

Il se jetait alors sur elle comme sur une proie ! Il ne prenait aucun autre plaisir. Il n'a jamais fumé, par exemple, pour ne pas se distraire de modeler. Il travaillait toujours dix heures par jour, n'aspirant qu'à l'aube du lendemain pour recommencer.

Après la guerre, il partit pour Bruxelles. Il modela, en compagnie de l'artiste belge Van Rasbourg, des figures décoratives pour le Palais de la Bourse ; et il se prit à aimer la Belgique, plaisant pa>-s, qu'il visitera et revisitera souvent au cours de sa vie. Il

chérissait surtout ce vallon de Grœnendael, qui revient dans ses pensées.

« Avec ses quartiers pittoresques et grouillants (a écrit M. Maurice Kunel), ses coins recueillis et somnolents aux alentours des béguinages, Bruxelles évoquait alors une ville bourgeoise et provinciale : des rues torves et malpropres étendaient leur réseau entre des blocs de maisons disparates et encaquées, dévalant vers la place de l'Hôtelde-Ville.

« Aux abords de la Grand'Place, quelques-unes, restées fidèles au bon vieux temps des ripailles, gardent encore aujourd'hui, avec leur aspect original, ce goût de vieux, rance et pénétrant. C'est la ruelle du Veau-]\Iarin avec ses coins ornés de petites vierges, la rue de l'Etuve qui veille jalousement sa fontaine et son petit homme de bronze ; et puis, toutes ces maisons sans st>'le, sans architecture : guinguettes, vieilles chandelleries, magasins à auvent, buvettes, bicoques des quartiers bas, auxquelles pendaient, comme enseignes, des urnes, des lampions, des chaînes et des blasons peints.

« Les viandes des boucheries et les fruits des marchés empiffraient les estomacs ; et la bière moussant des caves allumait, aux godailles des kermesses, la goinfrerie d'une grosse joie braillarde. Une odeur de cuisine grasse, plantureuse, montait des auberges et des restaurants, partout les terrasses des tavernes suintaient l'acre relent du « faro ».

« Chaque rue avait ainsi ses estaminets et ses boutiques chargées de volailles et de poissons. C'était, au voisinage des salles de vente, une odeur forte et puante

que respirent encore certains centres de l'Anvers actuel. A cet air mauvais et chaud se mêlaient les vapeurs malodorantes de la Senne, qui déambulait à ciel ouvert d'un bout à l'autre de la ville. Véritable lave infectieuse d'eaux bourbeuses et jaunâtres, elle déversait les détritus des halles, les malpropretés des éviers et des caniveaux, les rinçures des brasseries, et, parfois, charriait des charognes en décomposition. Cette rivière grouillait aux écluses, barbotait sous les roues des mouhns et activait les palettes des machines hydrauliques, exhalant une buée qui embrouillardait comme d'une haleine moite» âpre et fumante, tout son parcours.

« Tel était ce Bruxelles révélé dans l'âme flamande des Steen, des Ttniers, des Breughel, des Grimmcr, amants du bon fumet et de la dive bouteille.

« Alors (continue M. Maurice Kunel), dans les endroits moins populeux, régnait une atmosphère condensée, religieuse. Les cloches, de leurs combles, parlaient gravement, mj'stérieusement. Des femmes en cornette sortaient leurs grands châles d'indienne et se rendaient aux vêpres. Les bourgeois, canne à pomme d'ivoire à la main, coiffés de hauts chapeaux à bords plats, dans leur longue redingote noire, allaient entendre la musique militaire au Parc.

« Aux jours d'été, les familles bruxelloises se répandaient dans la banheue, pour y goûter l'air de la campagne. Vers le soir, on rentrait boire quelques lambics à l'estaminet, jusqu'à neuf heures, quand les tambours sonnaient la retraite. Elles fréquentaient, en hiver, l'une des trois ou quatre grandes salles de spectacles,

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allaient voir Faust au théâtre royal de la Monnaie, Le marquis de Villemer au Parc, assistaient aux représentations des galeries Saint-Hubert, ou aux concerts de la Grande Harmonie, alors un des grands cercles de Bruxelles. »

C'était « cette vie double, caractéristique, à la fois simple et débraillée » de ce vieux Bruxelles que connut alors Rodin.

Il modela là-bas son Age d' Airain : dix-huit mois d'un travail exalté pour aboutir à ceci : être accusé d'avoir fait un moulage sur nature !

Il eut du mal à renverser cette opinion, clabaudée par les « sculptiers ». C'est qu'il y avait de quoi s'étonner aussi !

Quelle était, en effet, cette statue si étrangement, si passionnément modelée, surtout si miraculeusement vivante ? Que voulait dire ce modelé si exact, si têtu, si frémissant ?

« Il n'y a pas un artiste au monde, ricanait-on, capable d'accumuler autant de trous et autant de bosses ! Nous, nous ne les voyons pas ! Allons ! C'est xme mystification ! confrères sculpteurs, elle a assez duré ! »

Hélas, pour tous ces derniers, elle dure encore, la mystification ! Car aucune des plus glorieuses statues de Rodin ne dépasse le succès public de cet Age d'airain. Nulle statue n'est plus demandée, présentement, plus recherchée. Elle figure dans tous les grands musées du monde et chez les plus riches collectionneurs. Pour une troisième médaille au Salon, c'est, on en con\'iendra, une exception sans précédent !

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On a raillé, je l'ai noté, les titres successifs donnés à cette statue. Il est vrai que d'abord elle représentait un soldat blessé appuyé sur son javelot. L'arme enlevée — et c'était bien le droit du sculpteur, peut-être !

— il fallut bien voir que la statue prenait une signification autrement puissante, d'où son vrai nom : l'Age d'airain ou le Réveil de l'humanité.

Et même si elle ne portait pas de nom, braves gens !

— qu'importe après tout ? — est-ce que cette statue ne resterait pas une œuvre magnifique, comparable aux plus significatives réussites de l'Art ?

Voyez-la, considérez-la bien, éclairée par une flamme pour mieux en saisir le modelé ; et vous resterez interdit de tant de beauté ! Tous les « passages », toutes les nuances, toute une merv^eilleuse mise en œuvre anatomique, c'est le long travail d'un modeleur de génie, et, par surcroît, prodigieusement habile ! Quoi d'étonnant alors à ce qu'il en résulte un véritable chef-d'œuvre ?

Quand l'ancien camarade, quand Dalou revint de Londres, après la Commune, il vit l'Age d'airain; et, dès ce moment, son amitié pour Rodin s'atténua. Voilà un indice formel !

Et, pourtant, Rodin ne lui avait pas ménagé ses services.

Mais Dalou n'était pas un homme à dissimuler sa jalousie. Il était ambitieux et autoritaire. Il rêvait d'être le Le Brun de la République ; et il se préparait à ce rôle avec force palabres. Actif discoureur, il fut vite très écouté à l'Hôtel-de- Ville. Il fut le seul — mais il fut, celui-là! — à pouvoir régenter l'assemblée munici-

pale ; et, emporté par son élan, il fit cette action mémorable d'y imposer Puvis de Chavannes, bien qu'il fût de notoriété publique qu'il le détestait.

Plus tard, quand Rodin eut la commande du Monument à Victor Hugo, la brouille fut complète entre les deux amis. Dalou ne pardonna jamais à Rodin d'avoir été préféré.

En 1878, Rodin fut occupé aux travaux de l'Exposition universelle. Il travaillait de concert avec Desbois chez un nommé Legrain, qui leur faisait modeler des mascarons et des cariatides.

L'habileté de Rodin était alors devenue tout à fait déconcertante. Eu se donnant comme prétexte qu'il n'y avait pas trop à chercher, il modelait en un jour une grande figure. Que sont devenues toutes ces prouesses ? Il y a certains de ces mascarons au Musée Carnavalet ; mais quant aux cariatides, elles sont, hélas ! allées rejoindre toutes les autres figures que Rodin, faute d'argent, autrefois, pour les faire mouler, a perdues. Oui, l'argent vient toujours trop tard ! malgré toutes les sottises contraires que l'on ne manque jamais de rééditer.

Rodin redevint fidèle à la rive gauche ; et c'est là désormais, qu'il faut le suivre d'ateher en atelier.

Le premier que l'on mentionne, il l'eut au faubourg Saint-Jacques, dans une maison de l'Assistance publique, contiguë à l'hôpital Cochin, et qui est aujourd'hui démolie.

C'était alors un morne quartier, où les petites

maisons abondaient, avec, de place en place, la seule gaîté d'estaminets où s'arrêtaient les camionneurs.

Les ateliers d'artistes pauvres ne manquaient pas dans ces parages. Beaucoup de sculpteurs et quelques peintres qu'aucun client ne visitait. On avait là, autour de soi, une prison, des hôpitaux, des communautés religieuses; et, un peu plus loin, la maison de fous que quelques-uns de ces pauvres bougres d'artistes, véritables ou faux, entrevoyaient comme une délivrance i)our leurs privations continuelles. Une fête foraine secouait une fois par an la torpeur du quartier.

Rodin le quitta pour aller au boulevard de Vaugirard. Là, il occupa un vaste atelier, d'où sa grande renommée partit avec les Bourgeois de Calais, dont je parlerai plus loin, et qu'il exécuta dans le plein épanouissement de son génie.

Mais il cherchait toujours d'autres œuvres à créer — et aussi d'autres logis !

Et c'est ainsi, qu'au hasard de ses promenades, il découvrit, boulevard d'Italie, la charmante maison élevée pour M. de Neufbourg, et que Cors'isart, le médecin préféré de l'Empereur, Musset et George Sand, habitèrent ensuite.

Il s'informa, et il put s'y installer sans garantie.

Je dis : sans garantie ; car, hélas ! l'exquise maison menaçait ruine dans quelques-unes de ses parties ; et les plafonds ne tenaient que par miracle. Mais Rodin en était fort épris ; et il ne rêvait rien moins que de l' acheter, cet harmonieux pavillon, si délicat dans son ensemble, et qu'un clos sauvage entourait. Aujourd'hui,

c'est l'atelier qu'il regrette le plus ; et il a vu, avec une véritable amertume, les démolisseurs dépecer, i>eu à peu, cette coquette folie, comme on disait galamment au siècle dix-huitième !

Obligé d'en partir, il se trouva bien qu'on lui ordonnât la campagne : seul remède efficace au surmenage que, depuis tant d'années, il s'imposait.

Le hasard, une fois de plus, l'amena à Sèvres ; et il découvrit, sur une hauteur, une petite maison vieillotte, isolée, mais attachante parce qu'elle avait beaucoup de fenêtres donnant sur un ample panorama. Cette maison avait, disait-on, appartenu à Scribe, le fécond et niais dramaturge. Rodiu loua la maison, nullement influencé, ainsi qu'on le pense, par le médiocre souvenir du vaudevilliste ; et là, durant plusieurs années, il se reposa en travaillant de plus belle, avec, de temps en temps, quelques travaux à la manufacture de Sèvres, qui n'était pas alors réglementée comme elle l'est actuellement.

Pitoyable manufacture, du reste ! Celle d'hier et, aussi bien, celle d'aujourd'hui.

Celle d'hier, pire, je le confesse, toutefois. Elle était alors dirigée par un cliimiste, nommé Lauth. A bien dire, que venait faire un chimiste dans cette galère ? Ennuyer les artistes, les écœurer par des obser\'ations ridicules, les traiter sans politesse, oh ! à tout cela, ce Lauth s'y employait sans lassitude. Bien entendu, en haut heu, on ignorait de tels agissements ; et l'inutile manufacture, bon an mal an, accouchait d'horribles vases et de

statuettes, dont on ne voulait plus, même clans les plus pauvres sociétés sportives !

Carrier-Belleuse y était directeur, mais sans grande influence ; ce fut lui qui y appela Rodin.

Un temps dont le maître ne garde pas de plaisants souvenirs.

Il y fit bien quelques vases ; mais on posait ses œuvres par terre, pour qu'on pût, en passant, y dormer des coups de pied ; ou on les laissait exposées à la poussière ! ly'Ktat, certainement, protège u-» arts : Ro<liii lu- pouvait pas en douter !

Cei)endant, il fut ingrat, et il partit. On nomma à sa ])lace un chimiste de plus ; et le renom de la manufacture, à n'en pas douter, s'accrut.

Entre temps, Rodin avait obtenu un atelier au Dépôt des marbres ; il décida, alors, de rester, désormais, à la campagne.

Précisément, une maison à Meudon-\'al-Fleur>- le tentait. Elle avait appartenu à une femme-peintre, Miûo Delphine de Cols ; et elle était à vendre.

Cette maison se trouvait encore sur une hauteur ; elle était isolée, et au beau milieu des champs ; Rodin l'acheta.

Il y a maintenant de cela plus d'une vingtaine d'années : et il n'a jamais regretté sa détermination.

C'est qu'on vient bien plus le voir, qu'il ne va chez les autres.

Et il a reçu ici toutes les visites : visites royales, ministérielles et même de l'Institut !

8o LE VRAI RODIN

Falguière l'y visita souvent ; mais il fut plus étonnant d'y voir le vieil Eugène Guillaume, la sacrosainte clé de voiîte de la Maison du quai ^lalaquais, et qui avait commencé par être un des plus irréductibles ennemis de Rodin.

Même un « épileptique » ennemi, car, trouvant un jour chez un de ses amis le masque de l'Homme au nez cassé, il l'avait fait jeter aux gravats.

Guillaume vint donc, sur le tard de sa vie, visiter Rodin ; et, ingénument, il se confessa à lui, jurant que, lui aussi, il adorait la Nature. Ces sortes d'amendes honorables, c'est un peu la consolation de vivre !... Au demeurant, c'était un triste bonhomme, cet ancien directeur, par deux fois, de l'Académie de France à Rome ; car, lisez ceci :

Médiocre, chargé d'honneurs et de commandes, il emploj'ait souvent Turcan, l'auteur admiré du groupe : l'Aveugle et le Paralytique. Turcan redressait les erreurs de modelage, faisait une « pratique » ensuite qui était loin de l'inconsistant labeur du patron ; et, naturellement, le bon praticien était laissé jalousement dans l'ombre.

Un jour, il se hasarde pourtant à s'informer auprès de Guillaume — qui était alors directeur des Beaux- Arts — s'il a des chances d'obtenir une modeste commande, s'il la lui demande, officiellement. Ce lui serait un grand appoint pour sculpter enfin, pour son propre compte, une statue en marbre.

Et Guillaume de répondre : « Non, monsieur, aucune chance ! »

Et ledit Guillaume venait de se commander à lui-

UNE VIE 8i

même pour plus de cinquante mille francs de « boulots ! »

Je me hâte d'ajouter que je tiens cette anecdote de feu Turcan.

Pour le reste, je veux dire dès qu'il s'agissait de sa triste chair, le vieil Eugène Guillaume était plus généreux. C'est ainsi que, très décrépit, il reprit le train d'Italie pour aller rejoindre un petit modèle qui avait l'accablante corvée de 1' « aimer ». C'est touchant, n'est-ce pas ?

Rodin, lui, a mieux aimé ses collaborateurs, ses praticiens. Combien de fois, par exemple, il m'a vanté le mérite de certains d'entre eux, et surtout le grand talent de Jules Desbois !

Turcan tint aussi une large place dans son estime, et il l'appela souvent auprès de lui.

C'est qu'il eut de plus en plus des marbres à faire sculpter, et des « augmentations » d'esquisses à faire préparer. Parbleu ! avec sa formidable imagination, avec son excessif besoin de toujours modeler, d'ajouter sans cesse des œuvres à des œuvres, comment eût-il pu se livrer à un travail de praticien ? Comment eût-il trouvé le temps de reprendre en plus grand le surprenant modelé de son modèle en jilàtre ?

Il a formé des praticiens. C'est sous ses yeux qu'ils accomplissent leur tâche ; et il suit pas à pas leur travail. C'est nécessaire.

Le sculpteur qui lui fait ses « augmentations », Rodin l'a fonué également, discipliné ; et. pourtant, de celui-ci

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encore il sun-eille tout le travail ; et il ne le quitte que lorsqu'il est pleinement satisfait.

Il a donné un modèle toujours admirable, toujours extraordinairement vivant. Vous ne voudriez point qu'il s'appliquât encore à 1' « augmenter », alors qu'un modèle fait, il ne songe plus, je le répète, qu'à en réaliser un autre ? Comment un tel maître trouverait-il le goût de « se reproduire » pour toutes ses

œuvres

Je dirai quelles œuvres grandes il a faites, en effet, de bout en bout, [dressant celles-là si splendidement vivantes, qu'on peut croire, après cela, qu'aux prises avec toutes les « grandeurs », il est toujours à son aise.

Il a trouvé un artiste capable de comprendre son modelé ; capable de préparer, comme il le veut, ses « augmentations », tant mieux pour lui ! Il a à exiger bien davantage de ses autres praticiens. C'est que, pour « s'y retrouver » dans son modelé si serré, si obstiné, si complet, il faut un Desbois ou un Turcan ; et de tels artistes, naturellement, veulent faire œuvre originale.

Je gagerais bien que Rodin a tout tenté autrefois pour les retenir près de lui, ces deux artistes.

Il a sans doute rêvé plus d'une fois aux académies de jadis, aux ateliers illustres où un Michel-Ange gardait près de lui d'autres maîtres, qui l'aidaient dans son ceuvre totale...

Je dois dire que l'hôtel de Biron et les atehers de "Mcudon, si vastes, entretiennent certainement ce rêve. Il est d'hier et il est de tous les jours.

Il m'est arrivé également d'évoquer toute une foule

CUtht J.-E HailOt.

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