‹ Le XIXe siècleChapitre 14 sur 74 · PRÉAMBULE · texte numérisé non relu

PRÉAMBULE

Qu’on n'accuse personne de ma naissance ! Je suis née d'un coup de soleil et d’un rayon de gloire. Je n’ai jamais eu d’autre père ; par les aveux de ma mère, j’ai appris que j’étais la suite d’une revue de la garde impériale. Les splendides chevaulégers lanciers ! ils revenaient de je ne sais plus quelle guerre et partaient pour je ne sais trop quelle campagne, une faible femme ne pouvait pas leur résister ! Mon père ôtait chevauléger, ça ne m’étonne pas. Et ensuite, hélas ! pas la moindre nouvelle ! Ma mère avait le droit de supposer que son séducteur, maréchal-des-logis en 1806, avait été fait lieutenant en 1807, puis capitaine, commandant, colonel, etc. Lorsqu’en 1816, en prenant la gérance de sa maison meublée, elle s’intitula veuve de colonel, c’était donc pure modestie, car le chevau-léger pouvait très bien avoir sauté plus haut que ça.

Je remonte peut-être trop loin dans ma confession, mais c est pour

Les splendides chevau-légers !

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