‹ Le XIXme siècle et sa deviseChapitre 17 sur 32 · TREIZIÈME NUIT · texte numérisé non relu

TREIZIÈME NUIT

(Provisoire).

Écoute, ami (dit, aussitôt entrée, Sa Majesté Très-Chrétienne, à maître A -\- B) les affaires d'Orient s'embrouillent; je ne peux, faute de temps, t'écouter davantage ; pars avec ce brave Écossais, mon légat et ce jeune gars; compte, à Rome, ta petite affaire ; obtiens l'approbation du Saint-Siège; reviens au plus vite; et nous travaillerons ensemble.

Sur ce, bonsoir.

Et nous voilà roulant vers la Ville Éternelle.

Le Docteur ** au Docteur ***.

Mon cher et honoré confrère,

J'ai obtenu, de l'administration, que votre jeune homme fût transporté dans la maison de santé de '^*\

Nous l'y avons conduit ce matin, l'aumônier de la prison, un gardien et moi.

Le pauvre jeune homme a tellement déliré, toute la nuit, et délirait encore tellement, chemin faisant, qu'il nous a pris (monsieur l'ahbé pour le primat d'Océanie, (notre aide, qui n'était certes pas de trop) pour un puissant lord, moi) pour un grand philosophe. Voyez-le, dès que vous pourrez.

Tout à vous,

P. S. J'i^jnore quels sont les quatre ou cinq malencontreux volumes qu'il enfouit, si religieusement, au fond de sa valise ; mais je présume qu'il serait bon de les lui enlever.

Page 1