XL — 1/2 B
dans laquelle :
T représente la jauge en mètres cubes et fractions; P, la longueur du périmètre en mètres et fractions; L, la longueur du yacht en mètres et fractions; B, la largeur du yacht en mètres et fractions.
Le périmètre P est la somme des longueurs de la chaîne passée sous le bateau et du bau. Ces deux dimensions sont prises de la manière suivante : on fait passer sous le yacht une chaîne partant de chaque bord à la hauteur du dessus du pont (ou du plat-bord), on mesure la longueur de celle chaîne à l'endroit où elle est le plus longue.
Le bau, ou largeur B, se prend de dehors en dedans du bordé, à l'endroit où il est le plus grand. Les listons ou porte-haubans ne se comptent pas, mais les préceintes, ou toutes saillies faisant partie de la coque, se comptent.
La longueur L pour la jauge se mesure à la flottaison.
Les voûtes n'excédant pas 1/5 de la longueur à la flottaison et les
(1) En pouces anglais et fractions décimales, le diviseur serait 335 630.
DES COURSES
guibres 1/6 de la même longueur, ne sont pas comptées, mais les élancements dépassant cette limite auront leur excédent ajouté à la longueur à la flottaison.
La tolérance accordée pour les voûtes sera de 1/4 de la longueur à la flottaison, si le yacht jauge au maximum ."> tonneaux, en appliquant celte tolérance du 1/4 au mesurage de la longueur.
Les longueurs des guibres et voûtes sont prises sur le pont, des extrémités du navire à l'aplomb des extrémités de la flottaison.
Toute saillie au-dessous de la flottaison compte dans la longueur à la flottaison, la mèche et le safran du gouvernail exceptés,
Au moment où lesjaugcurs mesureront la longueur à la flottaison d'un yacht, l'équipage pourra n'être pas à bord. La grande voile devra être enverguée et serrée sur son gui.
Le certificat de jauge indiquera la distance de la flottaison, avant et arriére, à des points fixes de la coque.
Pour les bateaux à dérive, la jauge calculée comme ci-dessus sera majorée de un dixième.
Jusqu'à 10 tonneaux on comptera par dixième de tonneaux. Toute fraction de dixième de tonneau comptera pour un dixième.
Au-dessus de 10 tonneaux on comptera par tonneau. Toule fraction comptera pour un tonneau.
Il ne sera pas permis de modifier les conditions de lest des yachts à quille fixe ou à dérive, à partir du moment où ils auront été jaugés.
Le Yacht -Club désigne une personne chargée de jauger les yachts pour lesquels on demande un certificat. Ce titre, dressé et signé par le Président du Conseil maritime, dispense le yacht de nouveaux mesurages aussi longtemps que les dimensions qui ont servi au calcul de la jauge ou son lest n'auront pas été modifies.
LE RÈGLEMENT
Si, par suite de particularités de construction, la personne chargée par le Yacht-Club de mesurer un yacht est d'avis que les méthodes de mesurage précitées ne donnent pas les véritables éléments de sa jauge, elle en informe le Conseil qui, après avoir fait les enquêtes qu'il jugera nécessaires, délivrera un certificat de jauge correspondant plus exactement aux dimensions du yacht.
A défaut de certificat, les comités de courses jaugent les bateaux d'après les règles indiquées ci-dessus.
En cas d'urgence, le propriétaire fournit par écrit, avant la course, les renseignements nécessaires au calcul de son tonnage, et, s'il gagne, le prix ne lui est définitivement acquis qu'après vérificalion des mesures qu'il a annoncées.
Les yachts recevront des allégeances qui dépendront: 1° De la jauge des yachts concurrents ; 2° De leur gréement ; 3° De la longueur du parcours.
Elles seront établies d'après les tables d'allégeance publiées, en 1885, par le Congrès des sociétés nautiques.
Dans le calcul de l'allégeance, les cotres compteront pour leur tonnage réel, les goélettes pour les sept dixièmes (7/10), les yawls pour les neuf dixièmes (0/10), pourvu qu'avec ce dernier gréement le gui de la grande voile, quand il est en place et parallèle au pont, ne dépasse pas de plus de deux cinquièmes au maître bau l'aplomb de l'extrémiléarrière de la ligne de flottaison.
Les yachts sont classés en six séries, savoir :
lre série : Yachts n'excédant pas 3 tonneaux ;
2me — Yachts au-dessus de 3 tonneaux et n'excédant pas 5 ;
3,11e — Yachts au-dessus de 5 tonneaux et n'excédant pas 10 ;
/ime — Yachts au-dessus de 10 tonneaux et n'excédant pas 20 ;
5me — Yachts au-dessus de 20 tonneaux et n'excédant pas 40 ;
Gme — Yachts au-dessus de 40 tonneaux.
Au-dessous de 3 tonneaux, les sociétés sont autorisées à créer des séries à leur convenance.
Les yachts ne pourront courir que dans la série correspondante
DES COL USES
à leur jauge. Les sociétés pourront réunir plusieurs séries en une seule, ou en course d'ensemble.
Tout engagement doit éLre fait par écrit et contenir :
1° Le nom du propriétaire;
2° Celui du capitaine ou du patron ;
3° Le nom du yacht;
4" Les dimensions nécessaires au calcul de la jauge ou un duplicata authentique du certificat de jauge ; 5° Le gréement du yacht;
6° Son origine, la date de sa construction et son espèce: bois, fer, acier ou composite;
7° Le fac-similé de son guidon de course;
8° Une promesse formelle de renoncer à la juridiction des tribunaux pour toute contestation résultant des divers incidents de la course.
La demande d'inscription peut être faite par télégramme et régularisée ensuite par un engagement écrit.
Si un yacht doit courir sous le nom d'un pseudonyme, la personne qui signe rengagement doit en faire la déclaration.
Quel que soit le nombre des propriétaires d'un yacht, celui qui est désigné sur l'engagement est seul responsable.
Le mode de l'inscription, les délais dans lesquels elle doit être faite, la quotité des droits d'entrée, sont déterminés dans les programmes locaux .
Un propriétaire de yachts peut en engager plusieurs, mais il n'a le droit d'en faire courir qu'un seul dans une même série ou en courte d'ensemble.
Il aura à payer les droits d'entrée pour chaque yachl inscrit.
Le jury et les commissaires des courses devront faire remettre, à chaque propriétaire de yacht ou à son délègue, des instructions écrites pour compléter les indications spéciales du programme.
Un plan du parcours doit être remis aux concurrents. S'il n'a pas pu être dressé, il y est suppléé par des instructions écrites.
Les instructions verbales ne pourront être admises qu'avant le
252 LE RÈGLEMENT
commencement cle la course, et pour assurer l'exécution des ordres écrits.
Le propriétaire d'un yacht doit être présent à son bord pendant toute la durée d'une course, ou se faire représenter par un de ses amis.
Les sociétés prendront soin que les parcours des yachts d'un faible tonnage ne puissent les conduire plus au large que leurs dimensions ne le comportent.
Elles éviteront, autant que possible, les courses de nuit.
Pour les grands yachts et les longs parcours, la durée des courses est illimitée.
Pour les parcours inférieurs à 15 milles marins et pour les régates dans lesquelles des yachts de moins de 10 tonneaux seraient seuls engagés, la course sera considérée comme remise ou annulée si aucun des concurrents n'a accompli le parcours avant l'heure du coucher du soleil.
En cas de temps dangereux pour la sécurité des yachts engagés, ou en cas de calme, le comité local a le droit de remettre la course au lendemain, si cela est possible, ou à une époque prochaine.
Si, à cette seconde remise, la course ne peut avoir lieu, elle est définitivement annulée.
Si une course esL commencée, l'excès ou le manque de vent ne sont pas une cause de remise ou d'annulation.
Quand une course est recommencée, les yachts engagés pour la première épreuve ont seuls le droit de prendre part à la course, quand même ils ne se seraient pas présentés au moment du premier départ.
Le parcours ne peut s'effectuer qu'à l'aide de la voilure seule; tout propulseur étranger est rigoureusement prohibé; on ne peut se servir de gaffes ni d'avirons pour aider la manœuvre. Il est interdit de godiller avec le gouvernail ou de sonder autrement qu'avec un plomb de sonde.
On peut mouiller une ancre en course, à condition de la re-
DES COL RSES
prendre à bord, avant de continuer le parcours. Personne ne doit monter à bord d'un yacht ou le quitter pendant la course, à moins que ce ne soit pour opérer le sauvetage d'un homme tombé à la mer.
Le slo(.|( Gallia, Y. CF., à M. .1. Lhoete.
S'il s'agit d'un échouage, l'équipage peut débarquer pour travailler au renflouage, mais il doit revenir à bord aussitôt que le navire reprend sa course.
Chaque yacht doit porter, pendant la régate, un guidon avec ses couleurs ou son numéro distinclif à la place fixée par le jury, et
LE RÈGLEMENT
Tamener s'il renonce à continuer la course ou s'il a terminé son parcours.
Les comités locaux indiqueront sur les programmes de leurs courses quel est le genre de départ qui sera adopté.
Quel que soit le mode de départ, cinq minutes avant l'heure fixée, on hissera à un mât spécial ou à celui du bateau-commissaire, conformément aux indications du comité local, un signal d'attention qui sera composé du pavillon carré du Yacht-Club frappé au-dessus d'un pavillon particulier indiquant la série qui devra partir.
A l'heure fixée pour la course, on donnera le signal du départ en amenant les deux pavillons composant le signal d'avertissement.
Le signal d'avertissement et celui du départ seront appuyés, si cela est possible, d'un coup de canon ou d'une bombe.
Les départs peuvent avoir lieu d'après les quatre modes suivants :
1° Départ au mouillage;
2° Départ volant ;
3° Départ au chronomètre;
4° Départs successifs, les rendements de temps prélevés d'avance.
1° Départ au mouillage. — Les yachts devront mouiller à l'heure et à l'endroit fixés par les commissaires; les numéros d'ordre seront tirés au sort.
Ils devront appareiller sous l'allure indiquée par les commissaires. Ils auront toutes leurs voiles amenées ou leur grande voile hissée, selon les instructions écrites qui leur auront été remises avant la course. Ils ne seront pas tenus de relever leur ancre.
Les yachts qui, avant le signal de départ, auraient quitté leur mouillage ou hissé leurs voiles, seront mis hors de course.
2° Départ volant. — Tous les yachts resteront sous voiles et croiseront en attendant le signal du départ.
Ils sont considérés comme partis à l'heure à laquelle le signal a été donné.
Tout yacht qui aura dépassé la ligne de départ avant ce signal
DES COURSES 255
sera tenu de la traverser de nouveau, en prenant soin que l'exécution de cette manœuvre n'oblige pas ses concurrents à modifier leur route.
Le colre anglais Wolkyrie^ au lieutenant Henn, R.N.
3° Dépari au chronomètre sons voiles. — Tout les yachts resteront sous voiles et croiseront en altendanl le signal du départ.
A partir de ce signal, les yachts ont quinze minutes pour traverser la ligne de pointage
Tout yacht qui n 'au rail pas traverse'- la ligne de pointage dans ce
LE RÈGLEMENT
délai sera considéré comme étant réellement parti quinze minutes après le signal.
Le passage des bateaux compte du moment où leur élrave à la flottaison traverse la ligne de pointage.
4° Départs successifs, les rendements de temps prélevés d'avance. — Pour ce mode de départ, le signal de départ général sera remplacé par un signal particulier pour chaque yacht.
Les départs successifs peuvent s'appliquer à des yachts au mouillage ou sous voiles.
Les règles du départ au mouillage ou du départ volant sont alors applicables au départ particulier de chaque concurrent.
Quel que soit le mode de départ, à partir du signal d'avertissement, les yachts sont soumis aux règlements des courses.
Quand deux yachts font des routes qui les rapprochent l'un de l'autre, de manière à leur faire courir des risques d'abordage, l'un des deux s'écartera de la route de l'autre suivant les prescriptions du décret du 4 novembre 1879 (art. 14).
A. Le bateau qui court largue doit s'écarter de la route de celui qui est au plus près.
B. Le bateau qui esL au plus près bâbord-amures doit s'écarter de la route de celui qui est au plus près tribord-amures.
C. Si deux bateaux courent largue, mais avec les amures de bord différent, celui qui a le vent par bâbord doit s'écarter de la route de celui qui a le vent par tribord.
D. Si deux bateaux courent largue ayant tous deux le vent du même bord, celui qui est au vent doit s'écarter de la route de celui qui est sous le vent.
E. Le bateau qui est vent arrière doit s'écarter de la roule de l'autre bateau.
Les règles précédentes ne comportent d'exception que près de terre, d'un obstacle quelconque ou au virage des bouées.
Un yacht peut lofer pour empêcher un autre yacht de lui passer au vent, mais il ne doit jamais arriver pour l'empêcher de passer sous le vent.
DES COURSES
Un yachl qui en dopasse un autre, quelle que soil son allure, doit manœuvrer de façon à ne pas obliger celui qui marche moins vite à changer de route.
Si un bateau serre de près la terre ou un obstacle quelconque, celui qui le suit no peut s'engager entre lui et L'obstacle qu'à ses risques et périls.
Au vent arrière ou au vent largue, le yachl qui est en avant est libre de sa roule, à la condition que son changement de cap n'oblige pas celui qui le suil à changer sa route pour éviter un abordage.
Lorsque deux yachts, courant bord à bord, arrivent près de terre ou d'un obstacle quelconque, celui qui est au large doit virer assez à temps pour ne p;is gêner le virage de son concurrent.
En tout cas, il doit virer aussitôt qu'il en esl requis; mais alors celui qui est sous le vent est obligé de changer d'amures en même temps (pie le yacht auquel cette manœuvre a été imposée.
Les yachts échoués ou ayant abordé un obstacle quelconque, bouées ou bateaux-bouées exceptés, peuvent continuer la course a ta condition de s'être renfloués avec leurs propres moyens : ancres, embarcations, gaffes, espars, oie. Toute assistance étrangère, sauf celle de l'équipage du navire aborde, esl interdite.
Les yachts doivent avoir repris à bord tous les apparaux qui ont servi a leur renflouage avant de continuer leur roule.
Tout contact avec une bouée de virago entraîne la mise hors de course, sauf le cas où le contact aura élé occasionné par la faute d'un concurrent.
Les embarcations amarrées sur les bouées ou bateaux- bouées ne sont pas considérées comme on faisant partie.
Si plusieurs yachts se présentent ensemble au virago sous les mêmes amures ou vent arrière, et qu'ils soient engagés les uns sur les autres de façon à ne pouvoir s'écarter de la bouée, celui qui esl