‹ Le Zébu au MarocChapitre 11 sur 20 · MICHEL L · texte numérisé non relu

MICHEL L

En

ossature réduite au minimum, peau souple et peu épaisse, ensemble harmonieux, corps généralement court. »

Cette heureuse conformation se poursuit à un degré moindre évidemment chez les 25 et 12 % zébu-marocains.

La réussite est moins heureuse en ce qui concerne les produits issus de père pur sang zébu et de mère métis 50 % zébu-marocain. Il se produit alors un phénomène de régression; l'animal tout en se rapprochant davantage du zébu-est plus enlevé, moins ouvert, moins étoffé, il est par conséquent moins intéressant que le 50 %.

Le tableau des pesées précédent fourni par M. Rabon est à ce sujet nettement en faveur des produits de demisang zébu. Quant au métissage pratiqué entre demi-sang il donne lieu à des variations désordonnées avec retour brusque à l’un ou l’autre type d’origine. Il est donc zootechniquement incertain, et n’est pas à conseiller.

e) Aptitudes laitières.

Des indications précieuses nous sont fournies sur l’aptitude laitière des métisses zébues par l’expérimentation faite à Thibar depuis 1918.

Vers cette époque les vaches laitières du domaine 3 /4 siciliennes-arabes et tarentaises-arabes étant malades ou insuffisamment nombreuses, le F. Novat (Hollandais de naissance) réalise enfin un projet formé depuis longtemps : étudier, exploiter et développer l'aptitude laitière des métisses zébues. Soumises à la traite ces dernières augmentent fortement de lait dès qu'on leur distribue de l’avoine et du son. Leur rendement atteint ou dépasse même celui des siciliennes-arabes et des tarentaises-arabes. Elles remplacent bientôt complètement les vaches précédentes, fragiles, difficiles à élever et dont la production journalière ne s'élève jamais au-dessus de 12 litres. En

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