‹ Le Zébu au MarocChapitre 16 sur 20 · DIFFÉRENTES FORMES DE CROISEMENT · texte numérisé non relu

DIFFÉRENTES FORMES DE CROISEMENT

Il nous reste à envisager les croisements relativement récents entrepris sur des métis zébus-race indigène avec des taureaux importés de race européenne.

Ces différents modes de croisement ont été mis à l’étude depuis des années en Tunisie par les Pères Blancs de Saint- Joseph de Thibar et méritent d’être suivis pour connaître les résultats futurs.

Les essais ont permis de fixer les limites entre lesquelles doit osciller le sang zébu pour que les métis aient le maximum de résistance et de capacité laitière. Les trois quarts zébus, les demi-sang zébus issus du métissage, les produits directs du zébu sont relativement nerveux, indociles, et se développent moins bien que leurs parents, imprégnés

.de sang européen. Par contre une dose insuffisante de sang zébu, diminue la résistance de l'aptitude laitière.

C’est ainsi qu'après l'introduction du Tarentais, les 25 % zébus et 50 % Tarentais périclitaient au sevrage. De même les 50 % Montbéliards et 25 % zébus restaient chétifs, avec une aptitude laitière très amoindrie : « Il semble, écrit à ce sujet, le F. Navat, qu'il faut, pour réussir les différentes qualités, un juste brassage dans lequel le sang zébu doit prédominer légèrement. Avec trop peu de zébu, les sujets gaspillent leur nourriture pour lutter contre la chaleur, la maladie ou le milieu qui ne leur convient pas. Avec trop de sang zébu, disparaît le tempérament calme

DRASS

qui permet de traire facilement, sans la présence du veau. » La fixation du dosage de sang zébu a donc une importance capitale; la limite optimum paraît osciller autour de 37,5 %,. Ce dosage permettra peut-être de créer en Afrique du Nord une population laitière et robuste. Pour cela il est nécessaire de choisir convenablement les races souches et combiner ensuite les opérations de croisement d’une façon judicieuse permettant d’obtenir la formule idéale.

Taureau Monthé/isrd Vache arsbe Taureau Zébu Vache Montbéliarde

Montbéliarde (50)

7auresu zébu

Vache zébuy (50) Montbél/jiarde (25) Arg0e (25)

Taureau Tarentais

Vache Hs égrse Tevreay es 50) PEN SO

zèbu(25)-arsbe(12.5) Montbéliard

Montbéliarde (12,5) (50)

Veche Zébye-Montbé/iarde - Tarentarse - Arabe 370 97 #53 AD

Diverses méthodes peuvent être utilisées, parmi lesquelles la suivante qui remplit les conditions établies par les Pères Blancs : Croiser un Montbéliard avec des vaches arabes, puis les métis avec le zébu et les produits de ce dernier

ad À 2 : srade

Le MP

avec un tarentais, ce qui donne un Tarentais-zébu-montbéliard-arabe. Appareiller, d'autre part, un zébu avec une vache montbéliarde. Unir enfin le zébu-montbéliard avec les Tarentaises-zébues-montbéliardes-arabes.

Le tableau, ci-avant, résume la série des opérations.

Cette méthode, aussi bien que les autres d’ailleurs est longue, mais ce n’est qu'avec le temps et la pratique, qu'il sera possible d'obtenir la formule idéale permettant d'orienter les croisements vers le but auquel on les destine.

Au Maroc, pays neuf, les essais sont plus récents et ont été faits sur une petite échelle. Dans une exploitation, une première expérience a été réalisée en croisant des génisses 37, D % zébues-marocaines avec un taureau ferrandais. Les produits issus de ces croisements étaient de très beaux veaux faisant une moyenne de 70 kilos à 6 semaines. Ils furent d’ailleurs tous livrés à la boucherie.

Le croisement inverse, père 75 % zébu-marocain et génisse ferrandaise a donné sensiblement les mêmes résultats.

Un essai a été réalisé dans une autre exploitation. Il s’agit du croisement de génisses-zébues-marocaines 50 % avec des taureaux charollais inscrits au Herd Book français. Les premières naissances, sept animaux dont deux mâles, étaient des veaux pesant à la naissance 33 kilos, une génisse a atteint 34 kilos tandis que les veaux zébusmarocains de la même ferme pesaient 27 à 29 kilos. Tous ces animaux à l’âge d’un et de deux ans étaient des taurillons et des génisses remarquables, de conformation régulière et développée, très rustiques.

Ces essais sont encore trop récents pour pouvoir préjuger des résultats obtenus, le recul du temps seul permettra de pouvoir en tirer les conclusions.

A ce sujet, il est intéressant de noter que si la consanguinité dans une espèce lend à donner des produils dégénérés le

PERATRE

brassage du sang par le croisement a tendance à agir inversement et à régénérer les qualités des parents dans leurs métis. Mais cetle action ne se fait sentir que sur les premiers croisés el tend à disparaître chez leurs descendants. C’est d’ailleurs pourquoi au Maroc, où nous n’en sommes encore qu'aux premières générations de croisement, nous constatons ces effels salutaires d’un croisement récent.

Lin:

ERP PR ER OR ES EEE RERO

Page 1