EXTENSION
Il convient d'examiner la question au point de vue administratii et au point de vue privé.
Au point de vue administratif, les zébus importés des Indes furent distribués par l'intermédiaire du Service de l’'Elevage, en différentes régions, soit dans les Stations d'Elevage, soit chez certains éleveurs qui prenaient la responsabilité de ces reproducteurs.
Des carnets de saillie furent délivrés à ces éleveurs de façon à pouvoir suivre le rendement de cette reproduction.
Dès qu’il fut possible par la suite, des croisés zébusmarocains 50 % et 25 % furent distribués aux Sociétés Indigènes de Prévoyance et répartis dans toutes les régions du Maroc.
Au point de vue privé, les éleveurs européens avisés profitèrent rapidement des premiers métis. Les indigènes euxmêmes, en commençant par les ouvriers de ferme, firent saillir leurs vaches par le « Tor Roumi ». Devant les résultats obtenus de nombreux notables se fournirent de taureaux croisés.
Il a d’ailleurs été remarqué, notamment dans la circonscription de Boulhaut, lors des concours de primes à l’Elevage de la race bovine, que les croisés zébus marocains
étaient de plus en plus nombreux en milieu indigène. Il existe actuellement, dans cette circonscription qui fut la première région où fut importé le zébu, en plus de nombreux métis, une quinzaine d'animaux pur sang adultes et
jeunes.