‹ Le Zona: Avec éruption généraliséeChapitre 10 sur 17 · MG · texte numérisé non relu

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En, viK cessives à plusieurs jours d'intervalle, chose relatée parfois, bien que rare, car elle nie l'immunité classique de

l'affection.

Zona hémiplégique.

Nous arrivons maintenant à une forme plus atypique encore et qui est un premier pas vers la généralisation, bien qu'elle soit unilatérale : c'est la forme de zona hémiplégique.

Albert (1), dès 1822, entrevoyait déjà cette variété, car, à propos d’une éruption zostérienne rapportée par Robba à l'hôpital de Gôttingue, qui, comme un ruban, se propageait du bras à l'avant-bras, depuis le deltoïde jusqu'aux environs du carpe, il établit déjà cette comparaison d'avec l'hémiplégie.

Mais ce fut Edmond Fournier qui, en 1895, dans la Nouvelle Iconographie de la Salpétrière, publia un beau cas de « zona généralisé à la presque totalité de la moitié

gauche du corps (2) ».

Il s'agissait d’une lemme de 23 ans, entrant à l'hôpital Saint- Louis, salle Henri-IV, pour une éruption constituée, dit E. Fournier, par une série de € zonas élagés ». Cette femme avait un passé pathologique chargé : scarlatine, rougeole, typhoïde en bas âge ; hémoptysie à 15 ans, pneumonie, puis pleurésie : scoliose de l'adolescence ; eut un enfant mort de méningite, ét à la suite, péritonite el phlébite, puis hystérectomie, mais pas d'antécédents nerveux, pas de stigmates d’hystérie, Dans les

premiers Jours de décembre 1894, elle eut une éruption de

(1) Alibert, loc. cit, (2) Nouvelle iconographie de la Salpétrière, 4895, — KE, Fournier.

ZONA océupant là région du sein gauche, précédée de phénomènes généraux très accusés (fièvre, frissons, vertiges, cépha- a lée, nausées, anorexie), ei accompagnée de douleurs locales

lrès vives, |

Depuis, plusieurs poussées éruplives analogues el précédées des mêmes phénomènes généraux, se sont produites à des intervalles irréguliers, el ont occupé diverses régions du corps, toujours du côté gauche F

L'érupluon finit par occuper toute la moitié gauche du thorax, en avant et en arrière, toute la région de l’abdomen, des lombes et de la hanche du même côté, les deux tiers supérieurs de la cuisse, le membre supérieur au miveau de la face dorsale du premier espace intermélacarpien et du pouce, et de la face anérieure de, l'avant-bras.

Dans toutes ces régions l’éruplion est-mtense, et en quel ques points, comme au niveau du sein, elle devient extrème ment confluente, La morphologie de léruption n'eut rien de parliculher, peut-être un peu croûteuse et à tendance eczérmatiforme.

E. Fournier ajoute qu'il n'est plus permis d'observer, dans ce cas, ce qu'on appelle le « trajet anatomique du zona » : là, en effet, on ne peut plus établir de rapport eñtre la distribution des éléments éruptils et le trajet des branches nerveuses. Cependant Fournier msiste sur ce point que l'éruption précitée est bien du zona, en s'élayant sur :

L'unilatéralité absolue de l'éruption;

La distribution anatomique parallèle à certain tronc nerveux, comme au bras, par exemple : + Le caractère névralgique des douleurs.

Nous croyons que celte observation est unique, car,

de

og

depuis, nous n'avons lrouvé aucun fait à en rapprocher.

Jusqu'ici encore l'éruption zostérienne est restée encore localisée, du moins en une certaine sorte, à plusieurs territoires nerveux non symétriques, sGit encore, dans

ce dernier cas, à une moitié du corps.

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