CHAPITRE IN
Pathogénie
La constatation d’épidémies de zona, l’observation de sa contagiosité, la remarque de réactions biologiques immunisantes font admettre la notion de zona, maladie essentielle et provoquent la recherche d’un agent infectieux spécifique.
V. Raymond et Cot disent avoir isolé, dans le sang de zonateux, un petit bacille prenant le Gram, immobile, se groupant en palissades et chromogène. Ils concluent à son rôle spécifique dans le zona sur la réaction de fixation, la production chez l’homme d’éruptions vésiculeuses douloureuses, après inoculation, — sur la constatation d’hémorragies et de bacilles dans les ganglions rachidiens des animaux infectés.
Ayant retrouvé ce germe ou ses réactions humorales chez d’autres malades, ils pensent que l'infection zostérienne comprend, outre le zona, un certain nombre
de septicémies bénignes et de courbatures fébriles.
sde
Wasilewski admet, comme Landouzy, une origine infectieuse et aurait retrouvé un protozoaire déjà décrit par Pfeiffer.
Follet et Sacquepée, dans le séro-pus d’une phlyctène, trouvent un long bacille, très peu pathogène pour le cobaye, cultivant sur gélose et pomme de terre, à caractère de leptothrix.
Brissaud regarde le zona comme non spécifique, mais susceptible d’être provoqué par des microbes différents, et à la suite d'infection quelconque.
Puis l’on parle de rupture d'équilibre trophique de la peau, par action de toxines microbiennes sur le système nerveux central ou périphérique, permettant aux germes de flore cutanée de s’accroître en terrain plus vulnérable.
Et l’on arrive à l'explication actuelle, abandonnant pour un temps l’idée de spécificité, lancée par Landouzy.
Le zona est un syndrome lié à des lésions nerveuses, qui peuvent être provoquées par l’une ou l’autre des infections ou intoxications courantes.
Et l’on s'explique qu'il survienne comme syndrome dans la pneumonie, les oreillons, la méningite cérébro-
spinale, la varicelle, la tuberculose, la syphilis.
Zona et syphilis
Morax écrivait en 1916 :
« Lorsqu'on à pris soin d'étudier les antécédents des sujets atteints de zona ophtalmique, on est surpris de la
très grande fréquence de la syphilis, sans qu’il soit pos-