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QUARANTIÈME LEÇON

MÉDICATION ANTIDYSPEPTIQUE (SUITE)

Êlectnsation. - Aérothérapie. - Hydrothérapie. - Cures hydro-minérales.

Messieurs,

Éiectrisation. L'électricité est un moyen d'action important. Dans ces dernières années on l'a essayé, comme le massage, dans la plupart des formes de dyspepsie.

Les effets physiologiques que les diverses variétés d'électrisation directes ou indirectes du tube digestif peuvent exercer sur les fonctions gastro-intestinales sont encore incomplètement précisés. Nous devons cependant nous en préoccuper avant d'aborder l'examen des applications pratiques.

La faradisation de l'abdomen produit des contractions intermittentes, parfois violentes et persistantes de l'intestin et de l'estomac. D'après von Ziemssen, au moment où ces contractions se produisent, le pylore se ferme. Cependant Schliep a obtenu la disparition de l'eau contenue dans l'estomac et la défécation à la suite de la faradisation de l'intestin.

Von Ziemssen a vu, de plus, que l'application des courants galvaniques ou faradiques sur la peau, chez un chien à fistule gastrique, provoque une sécrétion de suc gastrique.

MM. Regnard et Loye ont obtenu une sécrétion de

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suc gastrique chez un guillotiné, quarante-cinq minutes après la mort, en excitant le vague. Ils ont constaté simultanément des mouvements étendus à tout le tube digestif.

En employant des courants continus allant jusqu'à 50 milliampères, À. Hoffmann a retiré par la sonde un suc stomacal fortement acide et assez abondant. Le pôle positif était placé dans le dos, le pôle négatif sur l'épigastre.

Enfin, Bocci, en faradisant directement les parois stomacales, a obtenu des contractions beaucoup plus fortes que par la faradisation faite à travers la peau. Il a noté, en outre, une congestion vasculaire de la muqueuse avec sécrétion de suc gastrique.

Les effets pharmacothérapiques de l'électrisation chez les malades ont été l'objet d'études plus nombreuses, mais on n'a pas encore envisagé la question au point de vue chimique.

Il est nécessaire de diviser les faits en deux groupes, l'un renfermant les cas de dyspepsie gastrique, l'autre ceux de dyspepsie intestinale.

L'électrisation a été surtout préconisée contre les troubles nerveux, aussi s'adresse-t-elle de préférence aux cas dits de dyspepsie nerveuse. Commençons par les vomissements, qui sont souvent d'origine nerveuse : ceux de l'hystérie, delà grossesse, de la dysménorrhée, de la migraine, etc.

On a employé des procédés variés, d'ailleurs plus ou moins empiriques, locaux ou indirects, en utilisant les courants faradiques ou galvaniques.

Pour la faradisation on place un pôle au niveau du dos ou de la nuque et l'autre à l'épigastre (Lente) ou les deux pôles, représentés par de larges électrodes,

Procédés employés contre les vomissements.

sur l'épigastre, en employant des courants assez forts (Popper).

La galvanisation a été pratiquée sans formule précise en plaçant suivant les cas soit la plaque positive, soit la plaque négative sur la région stomacale.

Les procédés indirects ont paru plus efficaces et parmi ceux-ci le meilleur semble être la galvanisation au niveau du cou et de la moelle cervicale. On électrise ainsi le vague, le sympathique, le phrénique et les centres de la moelle allongée.

Lorsqu'on utilise la méthode de M. Meyer, on place au niveau de l'angle du maxillaire inférieur, près de l'os hyoïde, le pôle négatif, représenté par une électrode étroite que l'on enfonce en haut et en arrière dans la direction de la colonne vertébrale ; le positif, sous la forme d'une électrode assez large, est fixé du côté opposé, contre les apophyses transverses de la cinquième vertèbre cervicale à la septième.

Semmola a obtenu de bons résultats en plaçant un pôle au cou et l'autre à l'épigastre.

M. Apostoli a surtout recours à la galvanisation polaire positive du pneumogastrique droit, ou simultanément des deux pneumogastriques; le pôle actif est appliqué au-dessus de la clavicule entre les deux chefs du sterno-mastoïdien.

Contre la gastralgie, on a préconisé les mêmes prodans k cédés. Leube emploie la galvanisation. Il place le pôle

gastralgie. ^ ^ ^ gauche 0Ll près de la

colonne vertébrale et le pôle positif sur la région stomacale. 11 se sert de courants assez forts.

Erb place aussi le pôle positif sur le point douloureux.

M. Bardet agit, directement sur l'estomac en introduisant le pôle positif dans sa cavité.

Electrisation

vo-moteurs.

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Au contraire, Einhorn introduit le pôle négatif dans l'estomac et met le pôle positif d'abord sur la région épigastrique, puis sur la région dorsale et sur le front. Il préconise ce procédé dans les cas de gastralgie intense et de gastrosuccorrhée.

Comme méthode indirecte, on a utilisé la galvanisation du sympathique ou du pneumogastrique au cou.

Pour combattre les troubles dits nervo-moteurs , Procédés l'atonie et la dilatation stomacales et, d'une manière dirigéf contre

les

générale, la dyspepsie dite nerveuse, l'on a eu égale- troubles nerment recours, soit à la méthode percutanée soit à la méthode intra-stomacale.

La méthode percutanée comprend des procédés de faradisation, de galvanisation et de farado-galvanisation.

Ceux de faradisation, surtout lorsqu'on se sert de bobines à gros fils, comme pour l'électrisation des muscles striés, sont les plus importants.

Erb, Leube, Stein employent la faradisation en plaçant les pôles, soit sur les hypochondres (Stein), soit, comme l'ont fait Erb et Leube, sur l'épigastre et dans le dos. Erb, par exemple, conseille de mettre une grande électrode dans le dos, en face du cardia, et de promener l'autre, plus petite, sur la région épigastrique, en se servant de courants assez forts.

La galvanisation a été aussi utilisée un grand nombre de fois en France, par Onimus, et à l'étrangerpar Leube, Erb, Burkart, etc.

La manière de procéder varie avec chaque auteur.

Leube place le pôle positif sur l'épigastre, le pôle négatif sur la colonne dorsale. Erb fixe le pôle positif

sur le dos et promène le pôle négatif labile sur l'estomac. Il pratique au préalable le lavage de l'estomac. La durée des séances d'électrisation varie de trois à huit minutes. Burkart met le pôle négatif dans le dos et applique profondément le pôle positif sur l'épigastre, dans le but d'atteindre les plexus abdominaux.

La farado-galvanisation, proposée par de Watteville, semble donner de bons résultats, mais nous possédons encore peu de renseignements sur ce sujet. Comme l'indique son nom, ce procédé utilise les deux sortes de courants : la spirale secondaire de l'appareil d'induction est intercalée dans le circuit du courant galvanique, de telle sorte que le courant d'ouverture s'écoule dans le même sens que le courant galvanique.

Enfin, on a cherché à s'adresser directement à l'estomac en pratiquant l'électrisation intra-stomacale. Presque tous les spécialistes ont eu recours, dans ce cas, à la faradisation.

En France, M. H. Baraduc a surtout insisté sur cette méthode. Il place un réophore correspondant au pôle positif sur l'épigastre ou dans le dos, l'autre, le pôle négatif, dans l'estomac qu'il lave au préalable avec une eau minérale et dans lequel il laisse environ un demilitre de liquide, destiné à conduire le courant aux parois. Il a imaginé dans ce but une sonde de caoutchouc permettant l'électrisation de l'estomac rempli de liquide ou à sec. Il réserve l'électrisation à sec pour les cas où il n'y a pas de dilatation. Il se sert du gros fil pour les grandes dilatations non douloureuses , du fil fin pour obtenir un effet sédatif, quand il y a des douleurs.

Einhorn, au lieu d'employer une sonde de caoutchouc, fait ingérer une petite boule métallique retenue

MÉDICATION ANTIDYSPEPTIQUE.

par un fil isolé. Cette boule est assez facilement avalée; mais en la retirant on éprouve toujours une certaine résistance au niveau du cardia.

Ewald,pour combattre à la fois l'atonie gastrique et l'atonie intestinale qui l'accompagne souvent, introduit un des pôles dans l'estomac rempli à moitié ou aux deux tiers de liquide et l'autre pôle dans le rectum préalablement vidé, de façon à obtenir l'électrisation de tout le tube digestif.

Les dyspeptiques présentent souvent des symptômes nerveux généraux, primitifs ou secondaires, et en particulier de la neurasthénie. Je dois donc vous rappeler, pour terminer, les procédés qui permettent d'atteindre non seulement le tube digestif, mais le système nerveux tout entier.

Beard et Rockwell ont proposé soit la faradisation générale, soit divers procédés de galvanisation : celle du vague, du sympathique et de la colonne vertébrale ; la galvanisation centrale. Enfin on s'est encore adressé à l'électrisation statique. Le bain électro-statique a été particulièrement préconisé par M. Vigouroux. En cas d'atonie gastro-intestinale, on tire quelques étincelles pendant la durée du bain au niveau de l'estomac et de l'intestin.

Les données que je viens de vous exposer sur l'électrisation peuvent être résumées dans le tableau suivant:

Vomissements. .

( Semmola, Apostoli).

/ Galvanisation percutanée

Procédés directs.... S (Leube, Erb).

) Intra-stomacale (Bardet, Ein- ( horn).

Procédés indirects. . Galvanisation du cou.

Gastralgie

Indications de

l'électrisation.

/ Faradisatiou Stein).

(Erb, Leube,

Atonie et dilatation

Symptômes ner- ) veux généraux

Procédés intra-sto

macaux

( Faradisation Générale

Galvanisation Centrale

Procédéspercutanés. GalVanisation (0nimus>

Leube, Erb, Burkart).

Farado - galvanisation (de

Watteville).

Faradisation (Baraduc, Einhorn, Ewald).

] Beard

et

" " j Rockwell.

Bain électro-statique Vigouroux.

L'électrisation peut certainement répondre à des indications multiples. En raison du bénéfice relativement restreint que l'on peut retirer de l'emploi des médicaments, je la crois destinée à jouer un rôle important dans la médication des gastropathies lorsqu'on en aura déterminé avec plus de précision les effets pharmacothérapiques ainsi que le mode d'application suivant les différents cas cliniques.

Les résultats que j'en ai obtenus soit en ville, soit dans mon service, ne laissent pas que d'être fort encourageants.

Pour combattre la gastralgie, le procédé de choix n'est pas encore précisé. La galvanisation percutanée, que l'on place le pôle positif ou le pôle négatif sur la région épigastrique, échoue souvent. Lorsque les crises sont très douloureuses et liées à l'existence d'un état hyperpeptique, la galvanisation pratiquée au niveau du cou ou la galvanisation dite centrale me paraissent donner des résultats plus favorables.

Dans les cas de vomissements on est également obligé de tâtonner et de faire l'essai successif des divers procédés proposés.

L'atonie gastrique peut être améliorée ou guérie assez rapidement, soit à l'aide de la faradisation nié-

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diale, soit à l'aide de la galvanisation pratiquée de la manière suivante :

Le pôle négatif sous la forme d'une grande plaque est fixé dans le dos entre les deux épaules, tandis qu'une plaque plus petite mise sur la région épigastrique est reliée au pôle positif. On peut ainsi employer un courant fort de 25 à 30 milliampères. Au bout de cinq minutes de galvanisation continue, on renverse progressivement le sens du courant et après deux à trois minutes on termine la séance par une douzaine d'interruptions. Ce genre de galvanisation peut être alterné avec la faradisation.

Il est très vraisemblable que certains procédés , notamment les directs (intra-stomacaux), sont capables d'exercer une influence sur les troubles sécrétoires et même une action trophique, susceptible de modifier l'état organopathique de l'estomac. Mais jusqu'à présent nous ne possédons aucun renseignement précis sur ce point éminemment intéressant de la question.

Dans les affections de l'intestin, l'emploi de procédés Procédés analogues à ceux que je viens de vous indiquer, dirigés ^ysp^ps contre l'entéralgie et les désordres nerveux, a été Suivi intestinale de résultats variables, souvent satisfaisants.

Les faits les plus nombreux concernent les stases stases stercorales. On a fait intervenir 1 electrisation dans les occlusions intestinales par accumulation de matières fécales et aussi dans certaines formes d'iléus. Les observations se sont aujourd'hui assez multipliées pour permettre d'apprécier ce mode de médication.

Tout d'abord, on s'est adressé à la faradisation, déjà préconisée par Duchenne (de Boulogne) contre la constipation opiniâtre. Les deux pôles peuvent être placés à l'extérieur, l'un sur la région iliaque droite, l'autre

stercorales.

sur la région iliaque gauche, ou à la marge de l'anus; le plus souvent le pôle négatif est introduit dans le rectum. Mais l'application extérieure peut réussir (Curci), si l'on a soin d'enfoncer assez profondément les électrodes.

Pour la galvanisation, Wharton introduit un pôle dans le rectum, et place l'autre sur la région caecale. Il se sert de courants de moyenne intensité.

C'est ce procédé modifié et régularisé par Boudet de Paris qui donne les meilleurs résultats. La sonde de Boudet de Paris est creuse et permet de remplir le rectum à l'aide d'eau salée, qui dissémine le courant sur une large surface. On peut ainsi faire usage de courants d'une grande puissance.

On commence par mettre cette sonde en communication avec le pôle négatif; le pôle positif, représenté par une très large plaque, est fixé sur l'abdomen à la partie supérieure du paquet intestinal. On augmente progressivement l'intensité du courant, qu'on porte de 10 à 12 milliampères, jusqu'à 40 à 50 milliampères. On change alors brusquement le sens du courant et c'est à ce moment que se produit une contraction intestinale soutenue, amenant une débâcle plus ou moins rapide.

Cet énergique lavement électrique a rendu de grands services et doit être essayé au moins une fois avant toute intervention chirurgicale.

Constipation. Contre la constipation habituelle par atonie intestinale, Duchenne d'abord, puis Briquet, Benedikt, Erb et de nombreux médecins se sont adressés à la faradisation. Le procédé mis en œuvre a varié. Les deux derniers auteurs placent le pôle positif sur les vertèbres lombaires supérieures et avec le pôle négatif, labile,

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frottent la paroi antérieure du ventre, notamment les régions du caecum et de l'S iliaque, puis décrivent enfin autour de l'ombilic des mouvements de spirale. Le courant employé doit être aussi fort que possible. La séance dure de trois à dix minutes. On obtient parfois par ce procédé une exonération immédiate.

On peut encore placer les électrodes d'un hypochondre à l'autre et on les enfonce alors profondément audessus des aines en changeant la direction du courant de temps en temps.

Si l'on veut obtenir une action plus énergique on introduit le pôle négatif dans le rectum. Dans ce cas, encore, on peut changer la direction du courant.

La galvanisation peut être également utilisée en cas de simple constipation opiniâtre. Le procédé deBoudet de Paris, qui possède, vous l'avez vu, une grande puissance d'action, peut être en quelque sorte mitigé. C'est ce que Leubuscher a réalisé en se servant d'un lavement électrique sans dépasser comme intensité de courant 10 à 15 milliampères.

Je vous ai déjà parlé des bains à propos des modi- Hydrothéficateurs hygiéniques; je n'y reviendrai pas. Qu'il me suffise de vous dire ici quelques mots des procédés hydrothérapiques.

Ces pratiques ne s'adressent pas seulement aux symptômes de névropathie primitive ou secondaire; ce sont des procédés de révulsion générale et des moyens hévrosthéniques, capables de remplir quelques-unes des indications se rattachant directement à l'état gastropathique.

Les applications froides conviennent à toutes les formes chroniques accompagnées ou non d'atonie, particulièrement lorsqueles malades sont encore jeunes, non

G. Haybm. — IV. 37

rapie.

rhumatisants, et qu'ils peuvent s'alimenter d'une façon suffisante pour réaliser aisément une bonne réaction.

L'hydrothérapie peut être considérée comme un adjuvant utile de la médication, quelle que soit la forme de la dyspepsie.

Dans les cas d'insomnie ou de grande excitabilité nerveuse, les applications froides aggravent parfois l'état des malades. Il vaut mieux alors recourir aux douches tempérées ou aux douches écossaises. On doit d'ailleurs commencer la cure hydrothérapique par ces procédés doux, sédatifs, dans tous les cas où il existe un degré prononcé de neurasthénie générale, et n'arriver aux douches froides qu'au moment où l'état névropathique est déjà en bonne voie d'amélioration.

L'hydrothérapie sera surtout favorable comme complément de cure et pour prévenir les rechutes.

Aux gros mangeurs, aux obèses, on prescrira l'étuve sèche ou le bain maure (Naumann) ; aux dyspeptiques atteints de rhumatisme chronique, les bains russes avec ou sans massage. On visera ainsi plutôt l'état diathésique que l'affection stomacale.

Les procédés hydrothérapiques, qu'il s'agisse des applications chaudes ou froides, présentent des indications très variées ; il n'existe pas de contre-indications à la méthode considérée en général, mais seulement à certains procédés suivant chaque cas particulier.

Les bains de mer et l'hydrothérapie marine souvent employés ne présentent actuellement aucune indication précise. Les anémiques, les chlorotiques s'en trouvent assez mal, et comme il existe le plus souvent chez ces malades un état hyperpeptique, on peut en induire que l'hyperpepsie semble être une contre-indication à la cure marine.

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L'aérothérapie joue un rôle effacé dans la mé- Sérothérapie, dicalion de la dyspepsie. Disons simplement que les effets de la cloche ou des appareils transportables semblent être analogues h ceux des inhalations d'oxygène.

La question des cures thermales présente, au contraire, un intérêt de premier ordre.

Il y a longtemps que les gastropathes vont chercher Eaux

Eû 1 û é 1*3.1 6 S

dans les stations thermales un soulagement à leurs maux ou même la guérison de leur maladie.

Les cures faites dans les stations offrent des avantages multiples. Beaucoup d'eaux sont assez fortement minéralisées pour représenter des médicaments très actifs et exercer ainsi des effets très puissants sur le tube digestif. En outre, elles peuvent modifier la nutrition générale et avoir ainsi une action indirecte sur le tube digestif, en influençant les maladies dites diathésiques, qui peuventjouerlerôlede causes directes ou indirectes de certaines gastropathies. Enfin, elles exercent parfois des effets thérapeutiques puissants sur certains éléments morbides, tels que les troubles nerveux ou la déchéance organique, que ces phénomènes aient préparé le développement de l'affection du tube digestif ou qu'ils en soient la conséquence.

11 ne faut pas non plus négliger certaines considérations accessoires, extrinsèques, très importantes. 11 est souvent difficile de faire suivre un traitement à domicile. Les gens atteints de maladies chroniques, non astreints au repos, continuent à travailler, à se rendre utiles; ils vivent de la vie commune et n'échappent point aux préoccupations d'affaires ou de famille. De telles conditions rendent souvent vaine toute tentative de médication.

Les cures thermales qui obligent au repos du corps et de l'esprit, modifient l'hygiène générale, changent le cours des idées, le milieu habituel, procurent souvent alors en raison de ces multiples facteurs un bénéfice qui n'aurait jamais été obtenu sans- elles.

Signalons encore la part qui doit être faite dans quelques cas, au climat, à l'altitude, aux procédés de balnéation et d'hydrothérapie , aux exercices du corps, etc.

A ces divers titres la cure hydro-minérale est d'une importance capitale dans la médication antidyspeptique. Aussi devons-nous regretter que l'application d'un moyen aussi énergique n'ait pas encore une base scientifique satisfaisante. Les publications nombreuses sur les eaux minérales ne renferment, en effet, pour la plupart, que des appréciations générales, fondées sur des données absolument empiriques.

Quelques travaux récents, trop peu nombreux encore, ont été faits dans le but de nous éclairer sur les effets produits parles cures thermales sur les fonctions digestives et sur la nutrition générale. Mais ce n'est là encore qu'une ébauche d'études et on ne saurait trop encourager les médecins de stations, auxquels nous confions chaque année un si grand nombre de malades, à poursuivre des recherche à l'aide des procédés scientifiques les plus perfectionnés. Nous leur demandons de faire un effort pour substituer aux données actuelles, absolument insuffisantes, quelques renseignements précis sur les conditions où les diverses eaux minérales peuvent être utiles ou nuisibles aux gastropathes.

La clientèle des dyspeptiques se distribue dans de nombreuses stations françaises ou étrangères. Je ne

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m'occuperai que des principales, de celles qui représentent un type déterminé, en m'efforçant de mettre en lumière le peu que nous savons touchant Faction particulière de chacune d'elles.

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