KI + CO* + 0 = C03K
ou :
2KI + 2C02 + H20 H- 0 = 2(KHC03) + 21
pense que la décomposition s'opère comme in vitro en présence de l'acide carbonique et du protoplasma cellulaire ou sous l'influence de l'acide carbonique et de l'oxygène ozonisé. L'iode mis en liberté formerait immédiatement un composé albumineux. Celte vue ingénieuse, d'où il est facile de tirer des aperçus intéressants sur le mode d'action thérapeutique, a été combattue par quelques chimistes, notamment par Gaglio. Cet expérimentateur a fait voir que les tissus animaux : — foie, rate, pancréas, cerveau — ne décomposent pas l'iodure de potassium en solution dans le sérum sanguin sous l'influence d'un courant de CO"; que, d'autre part, l'ingestion simultanée d'iodure de potassium et d'essence de térébenthine n'est pas suivie, non plus, de la décomposition de l'iodure.
En raison de leur grande diffusibilité les iodures apparaissent très rapidement dans l'urine après leur ingestion par la bouche ; la présence de l'iode (sous forme de Nal) y est sensible au bout de moins de quatre minutes (Wôhler, Wallace) et même trente secondes seulement après une injection iodée faite dans une séreuse (Richardson). L'élimination a lieu par les voies les plus diverses : salive, urine, lait, bile.
L'apparition du composé iodique serait plus précoce encore dans la salive que dans l'urine (Bùchner).
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La durée de l'élimination dépend de la dose et de la prolongation de l'emploi du médicament. Après l'administration d'une seule petite dose, de 2 centigrammes à 1 gramme, l'élimination est presque absolument complète au bout de vingt-quatre heures. Welander a vu l'iode se montrer dans l'urine quinze minutes après l'ingestion d'une dose de 0,05 de Kl; l'élimination en était complète au bout de vingt-quatre heures. Elle s'est montrée plus tardive après l'emploi des autres iodures. L'absorption et l'élimination sont aussi rapides après l'introduction dans le rectum. Après l'usage de hautes doses ou bien même de closes moyennes continué pendant quelque temps, on retrouve de l'iode dans l'urine, de trois à dix jours après la cessation du traitement (Rabuteau). J'ai constaté la réaction, dans ces conditions, jusqu'au douzième jour. Celle-ci s'est montrée clans le suc gastrique plusieurs jours après la suspension du traitement chez un syphilitique qui avait pris pendant longtemps une assez forte dose de Kl. Après l'urine, la principale voie d'élimination serait le lait (Welander); une dose de 0,01 de Kl suffit pour faire apparaître la réaction dans ce liquide.
M. Duchesne, qui a étudié avec soin l'élimination des divèrscomposésiodiques,n'a pu reconnaître la présence de l'iode dans l'urine après l'ingestion buccale de teinture d'iode. Après l'emploi des iodures alcalins, il a retrouvé dans l'urine 60 cà 70 p. 100 de la dose. D'autre part, Ehlersaconslatéqu'après l'administration de doses massives (jusqu'à 20-30 grammes) l'urine n'élimine que 6ï à 69 p. 100 de la dose au lieu des 75 p. 100 observés après l'ingestion des doses faibles ou moyennes.
Si maintenant nous nous demandons quels sont les organes où l'iode tend à se fixer, nous trouverons une
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réponse à celte question dans les travaux de Buchheim et Hcubel qui ont constaté la présence de l'iode dans les reins, les glandes salivaires, les poumons, en plus faible proportion dans les testicules, le foie, la rate, les glandes lymphatiques, sous forme de traces seulement dans les muscles, le pancréas; le cerveau n'en fixerait pas. Ajoutons que, d'après M. G. Sée, Calmeils en aurait trouvé des proportions relativement fortes dans les poumons.
Effet3 Les effets produits par le passage des iodures à tra-
/ascuiaires et Yers l'organisme se réduisent à l'apparition de quelques trophiques. phénomènes toxiques que nous allons bientôt décrire (iodisme aigu et chronique). Cependant ces médicaments intervenant surtout, indépendamment de leur application au traitement de la syphilis, comme agents utiles dans certaines maladies du système vasculaire et de la nutrition, on s'est appliqué à mettre en lumière les modifications qu'ils peuvent faire éprouver à la circulation et aux échanges nutritifs.
Sokolowski en expérimentant sur le chien a observé tantôt une accélération du pouls et une diminution de la pression sanguine, tantôt un ralentissement du pouls, sans variation de pression. Les fortes doses détermineraient, d'après lui, une paralysie cardiaque et une dilatation des vaisseaux périphériques. Ce dernier effet, congestion et élargissement des vaisseaux périphériques, a été retrouvé par Bogolopoff; il aurait pour conséquence une chute de la tension sanguine, un ralentissement du pouls et une certaine élévation de la température. En se servant de Nal, Bôhm n'a pu constater aucune action sur la circulation.
Cette étude a été reprise plus récemment par MM. G. Sée et Lapicque. En introduisant directement
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des solutions de Nalet de Kl dans les vaisseaux, chez le chien, ces observateurs auraient pu établir ainsi une différence notable dans les effets de ces deux sels.
Pendant une première phase, l'action du Naï serait à peu près nulle, tandis qu'avec le Kï on verrait survenir une accélération du cœur et une élévation de la pression. Plus tard, dans une seconde phase d'action, les deux médicaments détermineraient, l'un et l'autre, un abaissement lent de la pression, une accélération du cœur et finalement une nouvelle élévation lente.
Les différences observées pendant la première phase seraient, imputables à l'action du potassium : ce corps provoquerait une vaso-constriction qui serait la cause de l'augmentation de la pression sanguine. Plus lard l'action vaso-dilatatrice de l'iode serait prédominante et par suite la phase finale serait la même avec les deux iodures.
On voit toutes les déductions qui peuvent être tirées de ces expériences, louchant la différenciation thérapeutique des deux iodures. Malheureusement la question n'est pas aussi simple. L'action du potassium invoquée par MM. G. Sée et Lapicque, admise autrefois par Husemann, n'a pu être vérifiée par Rossbach et Nolhnagel.
D'autre part, si Prévost et Binet ont pu constater à la suite de l'injection intra-veineused'iodure potassique, à très faible dose, une augmentation momentanée de la pression sanguine, ils n'ont pu relever aucune modification notable de cette pression après l'ingestion stomacale.
Dans les expériences de ces auteurs, l'iodure de sodium s'est comporté de la même manière que le Kl, mais seulement après l'emploi de doses plus fortes!
11 n'est donc pas encore démontré que l'iodure de potassium introduit par les voies ordinaires puisse exercer des effets particuliers sur le système cardio-vasculaire.
Pendant longtemps on a accusé le traitement ioduré de produire des atrophies partielles et de l'amaigrissement. Wallace, Ricord, Boinet, Wunderlich, Buchheim ont fait remarquer, au contraire, que l'usage de ces médicaments pousse à l'engraissement. Le fait a été noté, non seulement chez des syphilitiques, mais aussi sur d'autres malades.
Il est fort probable que l'effet sur la nutrition générale dépend de la tolérance stomacale. Lorsque l'appétit est augmenté par suite de l'excitation gastrique, sans qu'il y ait trouble sensible de ,1a fonction, les malades mangent plus et engraissent ; mais dès qu'il se produit une irritation stomacale assez forte pour altérer la digestion, ce qui a lieu dans les cas où les iodures sont tant soit peu impurs (Rossbach et Nothnagel), on voit, au contraire, survenir de l'amaigrissement.
Les iodures sont légèrement diurétiques; ils provoqueraient, d'après Rabuteau et Milanesi, une diminution dans l'excrétion de l'urée. Cependant von Bœck n'a trouvé aucune modification sensible dans la composition des urines et on peut dire que l'étude plus récente faite par M. Duchesne n'a conduit également, sur ce point, qu'à des résultats négligeables.
Les faits cliniques tendent toutefois à faire admettre certains effets trophiques. L'usage prolongé de l'iodure potassique a fait diminuer le volume du corps thyroïde hypertrophié; le même résultat a été parfois observé dans des cas de tuméfaction des glandes lymphatiques; mais les prétendues atrophies des testicules peuvenl être sérieusement mises en doute. Il semble également
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évident que l'usage des iodures facilite la désassimilation des tissus conjoncLifs pathologiques et exerce une action sur les vaisseaux-artériels dilatés par le fait de l'artério-sclérose. Par contre, les effets d'hyperémie et d'ordre trophique admis par M. G. Sée au niveau du poumon ne peuvent être envisagés jusqu'à présent que comme de simples hypothèses, émises sous l'influence du désir d'ailleurs légitime d'expliquer certains résultats thérapeutiques.