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SIXIÈME LEÇON

Médicaments [suite) : aconit et aconitine, mode d'administration ; ciguë et conicine; mode d'administration.

Messieurs,

Continuons notre description des agents calmants, tirés du règne végétal. Ce groupe comprend encore des médicaments puissants, doués d'une grande toxicité, et tout d'abord l'aconit et l'aconitine. Aconit Les aconits [f. des renonculacées, tribu des aquiliacomtine. gj^^g (Baillon)] n'étaient connus des anciens que comme poisons (Macrobe, Pline, Dioscoride, Galien). On trouve les premières indications relatives aux phénomènes toxiques qu'ils provoquent dans les commentaires de la matière médicale de Dioscoride par Matthiode. Leur introduction en thérapeutique date de Stork (1762). En 1784, Murray se guérit de la sciatique à l'aide de l'aconit.

Cependant, l'étude de ce médicament est toute moderne. Elle a été commencée par Aran, Fleming, Pereira, Addington Symonds et depuis continuée par un grand nombre de physiologistes et de médecins.

Le plus usité des aconits est le napel [aconitum napelliis, delphinium napellus). C'est une plante à souche

vivace fournissant chaque année plusieurs rameaux aériens qui meurent après la maturité des fruits.

Chaque rameau correspond à une racine charnue, fusiformc, tubéreuse. La tige, d'une liauteur de 0'",80 à r',20 porte une longue grappe de fleurs bleues. C'est une plante très commune dans les pays de montagnes (akoné, fleur de pierre). On en utilise la racine et les feuilles.

Les autres espèces d'aconits servant à la fabrication de diverses préparations pharmaceutiques ou à l'extraction d'alcaloïdes sont : Yaconitum ferox (bish, bis ou bikh des Indiens), plus actif que le napel; Yaconitum heterophyllum (atis, atus des Indiens) ; Vaconitum anlhora; Vaconitum lycoctonum (tue-loup), indigène, très toxique, riche en picrotoxine.

La constitution chimique des aconits est assez complexe. Elle a été étudiée d'abord par Stenacher et Brandes (1808-1809, puis par Geiger et Hesse (1833), qui obtinrent un principe actif, Vaconitine amorphe, préparé commercialement aujourd'hui à l'aide du procédé d'Hottot.

Les travaux contemporains nous ont fait connaître trois corps principaux : Yaconitine, la picro-aconitine (du napel), la pseuclo-aconitine (du ferox).

La picro-aconitine ne préexiste pas dans la plante et est inactive; la pseudo-aconitine est très toxique, mais encore peu étudiée. Nous n'avons donc à nous occuper que de l'aconitine. Malheureusement on trouve sous ce nom, dans le commerce, des produits assez différents les uns des autres; il en résulte que l'histoire des effets physiologiques de l'aconitine est encore obscurcie par des résultats discordants.

Le plus pur de ces produits paraît être l'aconitine

cristallisée de Duquesnel. Les pharmacologistes allemands prétendent que l'aconitine, même obtenue à l'état cristallisé, est un produit variable, ce dont on peut s'assurer en considérant la forme des cristaux, leur action sur la lumière polarisée, les caractères des sels formés par les produits respectifs, les effets physiologiques déterminés par l'aconitine suivant la provenance du produit. Aussi la pharmacopée allemande n'admet-elle que la teinture et l'extrait d'aconit.-

Le Codex français indique cependant la préparation de l'aconitine.

Toujours est-il que le produit cristallisé de M. Duquesnel semble constant dans ses effets et doit servir quant à présent de base de description. On ne le trouve que dans un certain nombre d'espèces.

D'après Groves, l'aconitine amorphe a pour formule C^^H^^AzO*'^. Elle se présente sous la forme d'une poudre blanche, lévogyre, développant sur la langue une saveur amère, en même temps qu'elle y produit un picotement assez fort. Elle est soluble dans l'alcool, l'éther^ la benzine, le chloroforme; insoluble dans l'eau, la glycérine, les hydrocarbures de pétrole.

L'aconitine cristallisée de M. Duquesnel (extraite du napel) se présente sous la forme de tables rhombiques, régulières ou modifiées sur les angles aigus de manière à prendre la forme d'hexagones. Elle aurait pour formule C'^H'°AzO-° (Duquesnel) et présenterait les caractères d'un alcaloïde glucosidique.

Un de ses sels les plus importants pour les usages médicaux, le nitrate, est cristalhsé en rhomboïdes ou en prismes courts, incolores, légèrement efflorescents. 11 est assez soluble dans l'eau et peut servir à la préparation des injections hypodermiques.

L'aconitine cristallisée est, après l'acide cyanliydri- Efl'ets

. , , , . o- 11 ^ ,1. physiologiques

que, le plus violent des poisons connus, bi ion veut l'aconitine éviter, dans la description de ses effets physiologiques, cristallisée, de tomber dans les contradictions, il ne faut tenir compte que des résultats obtenus avec ce produit. Malheureusement, il n'a encore été l'objet que d'un nombre restreint d'expériences. Les plus importantes sont dues à M. Gréhant et à M. Laborde.

Examinons les effets produits chez le chien à l'aide de doses de plus en plus fortes.

Un milhgramme pour un chien de taille moyenne détermine un état maladif qui dure d'une heure à deux heures. La respiration devient irrègulière; l'animal vomit; ses pupilles se dilatent, sa gueule laisse écouler de la have. Bientôt, le chien tombe dans un état de torpeur tout en conservant intacte sa sensibilité ; puis il est pris de spasmes respiratoires; son pouls est lent et fort ou rapide et petit. Enfin, on observe quelques mouvements convulsifs.

Avec une dose toxique moyenne, s'élevant de 2 à o milligrammes, suivant le poids de l'animal, les vomissements sont répétés, la respiration est saccadée, le cœur est ralenti, l'abattement s'accompagne de perte de la sensibilité, les convulsions sont violentes. On constate que les nerfs moteurs ont perdu leur excitabilité et, au bout d'environ une heure, la respiration s'arrête. Il y a en même temps affaibhssement du cœur, de sorte que la mort a lieu soit par syncope, soit par asphyxie.

Chez la grenouille, l'action du poison sur les nerfs moteurs ressemble à celle du curare (Gréhant).

La dose massive de 6 à 10 milligrammes amène rapidement, chez le chien, la suspension de la respi-

Effets de l'aconitinc chez l'homme.

ration et l'arrêt du cœur avant que les membres soient paralysés. Les convulsions sont alors rares. L'arrêt de la circulation résulterait, d'après M. Gréliant, de la paralysie des ganglions intracardiaques.

Chez la grenouille l'arrêt du cœur empêche le poison de se porter sur les extrémités des nerfs moteurs (Gréliant).

M. Laborde a constaté parfois chez le chien un spasme des muscles glottiques et respiratoires. L'aconitinc provoque, en outre, une irritation intense du tube digestif. Les convulsions terminales paraissent être la conséquence de l'asphyxie.

Les phénomènes qui ont été observés chez l'homme sont en rapport, par leur irrégularité et leur inconstance, avec la variabilité des produits. 11 faut choisir dans les descriptions qui en ont été données celles qui se rapportent aux meilleures préparations.

L'aconitine est une substance très irritante; elle exerce cette action locale avec intensité sur la peau dénudée, sur les muqueuses, ce qui oblige à rejeter l'emploi des injections hypodermiques. Douée d'une saveur âcre et poivrée, elle entraîne, en outre, une altération du goût. Son ingestion est suivie d'une sensation de brûlure dans l'estomac, de salivation, de nausées, de vomissements. Après son absorption, apparaissent des troubles visuels, des vertiges, une tendance à la syncope. Ces effets sont déjà sensibles avec un quart à un demi-milligramme d'aconiline Duquesnel.

Des doses un peu plus fortes, mais ne dépassant pas celles qui sont utilisées en thérapeutique, provoquent, en outre, des fourmillements dans le corps. Souvent les malades accusent une sensation de frai-

clieur, puis d'horripilalion dans le dos, des picotements dans le nez, dans la pointe de la langue, des troubles du goût; ils peuvent également éprouver des tressautements analogues à ceux qui seraient suscités par des décharges électriques. Joignez à ces phénomènes de la salivation, du ralentissement du pouls, de la lourdeur dans les membres, un sentiment de faiblesse générale et une impression de froid bien que la température reste normale. Gubler a noté une sensation de resserrement de la peau qui serait surtout sensible à la face. On s'accorde généralement à reconnaître que la sensibilité tactile est émoussée, mais que cette semi-anesthésie reste limitée à la sphère du nerf trijumeau.

Dans les cas d'empoisonnements — parmi lesquels on compte celui du D' Meyer (Binz) — les pupilles sont dilatées ; il y a des éblouissements, des bourdonnements d'oreilles (Hirtz), de l'insensibilité, de r affaiblissement du pouls avec abaissement de la température, de la paralysie des membres et des phénomènes d'asphyxie. Le plus ordinairement le cœur s'affaiblit et s'arrête avant la respiration, ce qui détermine la mort par syncope. Aschscharumow a vu survenir des convulsions. L'intelligence reste intacte jusqu'à la fm.

A l'autopsie on trouve le cœur arrêté en diastole; le sang est noir, asphyxique, le cerveau et le tube digestif sont fortement congestionnés.

En résumé, l'aconitine produit une modification spéciale de l'innervation sensitive, dont les effets sont surtout sensibles au niveau de la sphère du trijumeau. Elle paralyse les extrémités périphériques des nerfs moteurs à la façon du curare. Enfin, elle

paralyse également les muscles respirateurs et elle déprime l'appareil vasculaire au point de déterminer l'arrêt du cœur.

""nis J'ot!" important pour la pratique de bien con-

naître la valeur des diverses préparai ions pharmaceutiques d'aconit et d'aconiline.

Les préparations faites avec les feuilles (Codex français) ne sont pas sérieuses. L'alcoolature de racine d'aconit jouit d'une certaine activité à la dose de X à XX gouttes. Mais la meilleure teinture paraît être la préparation anglaise : teinture de racine d'aconit de Turnbull. Elle est prescrite à la dose de V à XV gouttes.

On peut utiliser, chez nous, l'aconitine amorphe d'Hottot, dont la dose peut être élevée, pro die, jusqu'cà 5 à 7 milligrammes. On donnera cependant la préférence à l'aconitine de Duquesnel qui se présente dans le commerce sous la forme de granules à un quart ou à un demi-milligramme. En en élevant progressivement la dose, on peut arriver, grâce à l'accoutumance, à en faire prendre jusqu'à 2 à 3 milligrammes pro die.

Nous devons les principaux renseignements sur l'emploi thérapeutique des bonnes préparations à Oubler, Oulmont, M. Laborde, M. Franceschini et Bochefontaine, etc.

Essayées dans des cas très divers, elles ne se sont guère montrées d'une efficacité spéciale que dans la névralgie faciale. L'observation de Brossard, qui a été guéri par Gubler d'une névralgie ayant résisié à une résection nerveuse faite par Néiaton, est devenue célèbre. Le médicament réussit surtout dans la forme périodique ou congestive de la prosopalgie. On peut cependant parfois l'associer avec avantage à la quinine

et conicine.

MÉDICATION DE LA DOULEUR. 'î^

lorsque la périodicité présente une certaine régularité.

L'aconitine a été également prescrite dans d'autres alTections douloureuses, par exemple dans le rhumalisme aigu (Oulmont, Gubler), ainsi que dans certaines alTections spasmodiques (Hirtz).

Nous placerons, à côté de l'aconit et de l'aconitine, la Cigus ciguë et son principe actif la conicine ou conine.

La ciguë officinale [conium maculalum), grande ciguë, ciguë des anciens, appartient à la famille des ombellifères, série des cariées de M. Bâillon.

Inutile de vous rappeler qu'elle servait aux Athéniens à se débarrasser des condamnés à mort. Vous n'avez certes pas oublié la célèbre histoire de Socrate.

Hippocrate, Galien, Dioscoride employaient la ciguë comme topique calmant, résolutif, réfrigérant. Elle fut considérée comme anaphrodisiaque par Pline, Arétée, saint Jérôme. Ses propriétés thérapeutiques furent également appréciées par Avicenne, Ettmiiller, A Paré, etc. Mais c'est encore à Stôrck qu'on doit les principales observations anciennes sur ce sujet. Ce célèbre praticien viennois recommandait la ciguë dans un grand nombre de maladies, particulièrement dans le cancer.

Depuis cette époque la vogue de la ciguë, après bien des fluctuations, a considérablement diminué.

Nous possédons actuellement un tel nombre de médicaments actifs que nos préférences doivent naturellement se porter du côté de ceux qui offrent le plus de constance dans leurs effets, tout en étant les moins dangereux. A cet égard, la ciguë est certainement très inférieure à beaucoup d'autres. Son histoire n'est cependant pas dépourvue d'un certain intérêt.

La ciguë est une plante herbacée, bisannuelle, dressée, très commune dans les champs, en Europe^ en Asie, en Afrique, dans l'Amérique du Nord et aii Chili. Son fruit dicarpellé ne présente que des côtes primaires et peu comprimées perpendiculairement à la cloison.

Toutes les parties de la plante renferment un alcaloïde très toxique, désigné sous le nom de conijie ou de conicme. Il est accompagné par une autre base constituée par de la conine, plus une molécule d'eau, la conhydrine.

La conicine (conine ou encore cicutine) est un alcaloïde non oxygéné, liquide et volatil. Il aurait pour formule C^H^Az.

Brandes, Giesecke, puis Geiger l'ont tour à tour isolé.

La conicine existe en plus forte proportion dans les fruits avant leur maturité que dans les autres parties de la plante. Outre la conhydrine qui l'accompagne, von Planta et Kékulé ont signalé dans certains échantillons commerciaux la méthylconicine.

La conicine est incolore, d'une odeur désagréable, pénétrante, d'une saveur très ùcre. Peu soluble dans l'eau, elle se dissout en toutes proportions dans l'alcool et dans l'éther. Elle forme des sels qui cristallisent difficilement. Le chlorhydrate et le bromhydrate affectent la forme de prismes orthorhombiques très déliquescents. Ajoutons qu'Hugo Schiff est parvenu à l'obtenir par synthèse.

Effets Parmi les nombreuses études auxquelles la ciguë a

'''rrcfguir ^onné lieu, je vous citerai celles d'Orfila, de Wertheim, de von Schroff, de Martin-Damourette et Pelvet, de Gubler, de Cl. Bernard, etc.

La conicine est un toxique paralysant. Son action

sur les nerfs moleurs est analogue à celle du curare, avec celle différence toutefois que le principe de la ci°uë paralyse les extrémités nerveuses du vague, res- • peclées par le curare (Vulpian). La paralysie cicutique est souvent précédée de tremblements convulsifs, de spasmes tétaniques ou de convulsions. Ces dernières observées par Kôlliker, Guttmann, Brandes, Geiger, Boutron-Charlard, 0. Henry, Wepfer et par d'autres encore, ne se produiraient, d'après Fraser, que dans les cas où l'alcaloïde est impur.

La sensibilité est moins atteinte que la motilité ; elle ne subit qu'un affaiblissement lent et progressif.

Quant aux nerfs ganglionnaires, ils ne se paralysent qu'en dernier lieu, après l'envahissement des autres nerfs, du moins lorsque l'empoisonnement est lent.

La pupille, contractée au début, devient plus tard dilatée, en même temps qu'apparaissent des troubles de l'accommodation.

L'action du toxique sur les nerfs sensibles peut se manifester à la suite des applications locales, de sorte que la ciguë peut être comptée parmi les analgésiques locaux, aujourd'hui très nombreux. Le cerveau est en général respecté ; l'inteUigence reste intacte.

L'action cardiaque de la conicine n'est pas encore nettement définie. En tout cas, le cœur meurt en dernier.

Casaubon, Martin-Damourette et Pelvet ont signalé une altération du sang qui n'a pas encore été précisée.

La respiration commence par s'accélérer pour se ralentir ensuite et se suspendre. La mort a lieu par asphyxie, ce qui exphque pourquoi les condamnés à boire la ciguë étaient pris de convulsions terminales.

G. IIayem. — III. 6

L'éliminalioli du poison ayant lieu en partie par les bronches, l'haleine prend une odeur particulière. La température ne s'abaisse que dans les derniers moments de l'intoxication par suite des troubles de la respiration et peut-être aussi de l'altération du sang.

Du côté de l'appareil urinaire on a signalé la production d'une vive irritation, qui peut se traduire par un écoulement catarrhal.

On admet, en outre, qu'à petite dose le principe actif de la ciguë exerce une action anaphrodisiaque, qu'il diminue chez les nourrices la sécrétion du lait, et qu'il modère peut-être le flux menstruel.

A petites doses, il détermine de la pâleur de la face ; à hautes doses, des sueurs et des éruptions cutanées.

D'après Martin-Damourette et Pelvet, il aurait sur les infusoires et sur les ferments figurés une action destructive. Rappelons cependant que Tardieu a signalé la putréfaction rapide des cadavres des intoxiqués.

La dose mortelle de conicine est de 05',50 pour un chien du poids de 7 à 8 kil.

Chez l'homme on en a pu faire tolérer jusqu'à O^^IO en vingt-quatre heures.

Les doses thérapeutiques déterminent des vomissements, du malaise général, de la chaleur à la tête, des vertiges, de la somnolence, des troubles de la vue, de la dilatation pupillaire.

Lorsqu'on atteint des doses trop fortes, on voit survenir de la faiblesse générale, de la titubation et de la cyanose. Le corps se couvre d'une sueur froide et est agité par des contractions musculaires spasmodiques. aiode d'admi- Lgg formcs pharmaccutiques des préparations de

nistration . , , , p «ii i

de la ciguë, ciguë sont empruntées aux teuilles et aux semences.

La poudre de feuilles est prescrite h la dose de à 2 et même 4 grammesp'O die.

En France on prépare parfois un extrait avec le suc dépuré de la plante. Dose OsMO à 1 gramme.

On peut encore se servir de l'alcoolé de semences, de la teinture éthérée ou de la teinture alcoolique de semences. Cette dernière paraît être la plus active. Dose : X à XV gouttes.

La préférence doit être accordée aux sels de cicutine employés hypodermiquement. Ces sels s'altèrent dans le tube digestif.

Les injections hypodermiques sont pratiquées, de préférence, avec le moins irritant des sels, c'est-à-dire avec le bromhydrate obtenu par M. Mourrut (1876).

Voici la formule de la solution :

Bromhydrate de cicutine cristallisé OB'',bO

Alcool 1, 50

Eau de laurier-cerise 23 gr.

Un milligramme par goutte; 2 centigrammes par seringue.

Lorsqu'on choisit la voie buccale, on emploie des potions, des sirops, des solutions ou des granules.

Il faut procéder par petites doses, de 08',01 à Os',02 jusqu'à à Os%05 p?'0 die. L'éhmination du médicament est rapide. M. Mourrut a proposé de l'administrer en inhalations. On fait respirer le malade à travers un tube renfermant deux tampons de coton, l'un imbibé de bromhydrate, l'autre d'une solution de carbonate de potasse à 50 p. 100. En pressant le second tampon contre le premier, la cicutine mise en liberté peut être aspirée pendant les inhalations.

La ciguë, essayée dans un grand nombre de maladies, p , . compte quelques succès qu'il est permis de mettre en thérapeutique.

doute. On peut cependant la considérer d'une manière générale comme sédative et analgésique. Elle a été souvent mise au nombre des agents antispasmodiques; mais elle paraît surtout indiquée dans les névralgies, notamment dans celles qui sont symptomatiques d'une a(Tection néoplasique.

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