LA MÉTHODE DE KIEMAXX
Si l'on porte ces valeurs des deux, intégrales dans l'équation précédente (12), on aura
{uz)x = / {^Idy — 1\ dx)
Étudions les diflférents termes du second membre.
Imaginons que l'on se propose, avec Riemann, de déterminer la solution z de l'équation aux dérivées partielles proposée, qui prend des valeurs données, ainsi que l'une de ses deux dérivées, pour tous les points de la courbe B'C. L'équation
dz = -^ dx ^ -^ dr,
àx oy "
appliquée à un déplacement suivant cette courbe, détermine évidemment celle des deux dérivées premières qui n'est pas donnée a priori; nous pouvons donc considérer les deux dérivées de z comme connues en chaque point de la courbe B'C. Il suit de là que, si l'on a choisi la solution u de l'équation adjointe, les trois termes
{uz)b, {uz)c- f (Mdy — 'Sdx),
qui entrent dans le second membre de l'équation (i3), sont parfaitement connus et dépendent seulement des conditions aux limites données pour ^. Si donc on pouvait calculer les deux dernières intégrales qui figurent dans ce second membre, on connaîtrait Zxi c'est-à-dire la valeur de z en un point quelconque du plan. Or ces deux intégrales dépendent en général des valeurs, tout à fait inconnues, que prend la solution cherchée z sur les segments rectilignes AB et AC. Pour que ces valeurs n'interviennent pas, il est nécessaire que la solution u ait été choisie de telle manière que l'on ait
-7 bu = o, en tous les points de AB,
ox
ait I • I . >^
-7 au = o, en tous les points de AL..
djr
Si ces deux conditions peuvent être remplies, l'équation londamentale (i3) se réduira à la suivante
(14) (-)a ^ (Jl^--±ll^ f\^cl.-M cly),
qui déterminera la valeur de z pour un point quelconque A du plan, en fonction seulement des conditions aux limites.
Ainsi, pour obtenir V intégrale générale de V équation sous sa forme la plus appropriée aux problèmes de la PJiysique mathématique, il suffit de déterminer une solution u de l'équation adjointe satisfaisant aux deux conditions que nous venons d'énoncer.
Ces conditions peuvent être transformées de la manière suivante.
On doit avoir
du ,
ax
en tous les points de AB; x variant seule sur ce segment, on peut intégrer l'équation précédente, ce qui donne
/ h il.v
pour tous les points M compris entre A et B. De même, la seconde condition peut être remplacée par la suivante
j a fly
U., =z ii^e
pour tous les points M situés sur le segment AC.
On peut toujours réduire la constante «^ à l'unité, de sorte (jue, si l'on désigne par a^o, y a les coordonnées de A, par x, y celles d'un point quelconque, la question est ramenée à déterminer une solution
u{x,y; .ro,7o)
de l'équation adjointe, dépendante de deux paramètres Xq., jKo? se réduisant à l'unité pour x-z=Xq, y=y^.^ prenant la valeur
I hdx I "(ly
e' '■" pour y =yo-, et la valeur e -'" pour x = Xf^.