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SYMPTOMES DE L'EMBOLIE

sible à nos moyens d'investigation et le diagnostic, fait uniquement par voie d'induction, est loin d'offrir le degré de certitude désirable.

Quelles que soient les incertitudes qui planent encore sur ce sujet, voici quels sont les caractères de l'affection qui nous occupe.

Au début, ce qui frappe l'observateur, c'est l'aspect blanc anémique de la papille qui toutefois conserve sa transparence, contrairement à ce qui a lieu dans le cas d'atrophie du nerf.

Les vaisseaux centraux, en particulier les artères, deviennent filiformes, et il n'est pas rare de voir une ou deux branches, ascendantes ou descendantes, se montrer sous la forme de cordons blancs. Si l'on exerce une pression sur l'œil, non-seulement on ne voit plus apparaître le phénomène du pouls (Knapp), mais, sous l'influence de cette pression, toute circulation collatérale s'arrête entièrement. Dans le cas où l'on verrait, par suite de la pression digitale, le pouls réapparaître, on serait certain que la circulation s'est rétablie, au moins en partie. C'est dans ce cas également que l'on peut voir les veines rétiniennes élargies à leur périphérie et offrant parfois un mouvement ondulatoire fort curieux; on voit des portions alternativement rétrécies et dilatées de ces vaisseaux. Ce mouvement se fait de la périphérie vers le centre et se rapproche peu de la région du pôle postérieur et de la papille.

Quelques jours après la première manifestation de la maladie, on voit apparaître des signes non équivoques d'un trouble survenu dans la nutrition de la rétine. Un nuage grisâtre recouvre la papille et s'étend jusqu'à la macula, en

suivant surtout le Irnjet des vaisseaux, mais sans jamais atteindre les parties équatoriales qui restent transparentes. La macula, grâce à sa coloration foncée, apparaît souvent alors comme une tache rouge, rappelant une plaque d'apoplexie. Tout porte à penser que le plus souvent il ne s'agit là que d'un simple contraste, dépendant du trouble nuageux grisâtre qui circonscrit la macula. Toujours est-il que cette coloration rouge de sang de la macula n'est pas constante, et qu'elle varie d'aspect avec les progrès de la maladie.

Loring (1) insiste sur les incertitudes qui planent encore au sujet du diagnostic des embolies rétiniennes. Magnus (2), de son côté, s'étant occupé des hémorragies du nerf optique et de sa gaîne, pense qu'on peut les confondre avec l'embolie. Enfm Zehender (3) insiste à son tour sur l'insuffisance du signe tiré de la présence de la tache rouge dans la macula.

La marche ultérieure de TafTection varie selon les cas. En général, la vision reste abolie en totalité ou en grande partie, et une atrophie progressive et incurable du nerf optique et de la rétine constitue la terminaison habituelle de la maladie. Les vaisseaux, réduits à de simples filaments, se montrent près de la papille comme entourés d'un double liséré blanc, et vers la périphérie de la rétine on ne voit plus que de simples cordons blancs. La papille, devenue tout à fait blanche, s' excave de plus en plus", en même temps que le voile grisâtre qui l'entoure disparaît. La macula, au contraire, conserve encore pendant longtemps une coloralion jaunâtre et un aspect nuageux, parfois sous la forme

(1) Loring, Amer, journ. of Med. sciences, avril 1874.

(2) MA.GNUS, Leipzig, 1874.

(3) Zehender, Klinische Monalsblàtler /. Atigenheillcunde, 1875.

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