‹ Leçon cliniques sur les maladies du cœur, trChapitre 18 sur 28 · C'est dans les radiales, et non dans les carotides · texte numérisé non relu

C'est dans les radiales, et non dans les carotides

que l'on apprécie Diieux le retard de la pulsation artérielle, qui est directement proportionnel à la distance où est Tartëre du centre d'impulsion ;

6.® L'explication du retard carotidien adoptée par le dr. Tripier est inadmissible;

7.® Les causes du retard artériel, dans quelque maladie que ce soit, sont les mêmes, mais plus exagérées, qui le déterminent dans l'état physiologique;

8.° L'insufiQsance aortique confirmée détermine une condition, Vhypertrophie du ventricule gauche, qui compense, et annulle souvent, les conditions d'un plus grand retard, ce qui] fait que le retard artériel anormal dans cette maladie est rare.

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LEÇON

&Mi«imir.— Percasskm : aogmoitatioD de l'aire dn son mat préc(»rdial; 800 importance dans le diagnostic de rinsufiBsance aortiqne ; loi de la dilatation à tergo (opistectasie) ; son appréciation. Esquisse historiqoe de la percussion.

Messieurs,

La percussion déterminant seulement Taire du son mat, qui représente le volume du c<£ur (abstraction faite des maladies du péricarde), ne fournit directement aucun signe dinsuffisance aortique. Cependant, comme cette maladie produit, dans son développement, la dilatation et l'hypertrophie du ventricule gauche, la percussion en faisant coDnaitre l'augmentation de volume du cœur, fournit un signe qui peut concourir indirectement au diagnostic de TinsufiSsance aortique.

Le docteur Forget, cardiopathologiste distingué, attachait beaucoup d'importance au siège de la dilatation et de l'hypertrophie du cœur, parce qu'elle a lieu dans la cavité qui précède le point de l'appareil circulatoir où il y a un obstacle, où la circulation ne se fait point avec régularité: c'est la loi de la dilatation à tergo (relro-dilatation, opistectasie).

D'après cette loi, qui a été établie d'abord par le dr. Adams, il serait facile de déterminer quel est celui des ori-

fices du cœur qui est affecté, et empêche le cour régu* lier du sang. Les bruits anormaux cardiaques, dit le dr. Forget, font connaître qu'il y a altération de quelqu'un des oriBces du cœur ; on cherche ensuite à savoir, d'après les signes caractéristiques, quelle est la cavité du cœur qui est dilatée et hypertrophiée ; on conclut dès lors que l'orifice lésé est celui qui suit cette cavité; l'orifice aortique si le ventricule gauche est le siège de la dilatation et de l'hypertrophie, l'orifice mitral, s'il s'agit de l'oreillette gauche, eic* , tytc*

Cette manière de déterminer l'orifice affecté, n'a point, messieurs, toute l'importance que lui attribue le dr. Forget.

En premier lieu, les bruits anormaux du cœur n'indiquent point nécessairement une lésion d'un des appareils valvulaires de cet organe; les altérations du sang et les névropathies les produisent.

En second lieu, il y a des cas où la deuxième partie du diagnostic est inapplicable; je veux parler de la connaissance de la cavité dilatée et hypertrophiée, soit parce que cette altération manque, comme il arrive au début des lésions des valvules ; soit parce qu'on ne peut pas bien déterminer quelle est la cavité cardiaque dilatée, soit parce que deux ou plusieurs cavités du cœur sont simultanément affectées, ainsi que cela se présente très-souvent dans les dernières périodes des lésions des orifices cardiaques.

En troisième lieu, les deux altérations, dilatation d'une cavité et lésion d'un orifice, peuvent coexister indépendamment Tune de l'autre, sans rapport de cause à effet, etdans ce cas l'erreur de diagnostic serait facile. Supposez, messieurs, qu'un individu affecté d'hypertrophie excentri

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qne da Teotricale gaocbe, soit atteint plus tard d'endocardite d*où résulte ImsoflBsaDce de la valvule mitrale ou te rétrécissement de ForiGce respectif. Si pour détermiDer qael est Torifice lésé, nous étions gaidés par la loi de la dilatation à tergo, noos dirions, qne c'est Torifice aortiqoe et non pas le mitral ; l'erreur serait inévitable.

De ce qne nous venons de dire, il résulte que la loi de la dilatation à tergo n'a point de valeur diagnostique absolue ; c'est un moyen auxiliaire.

Je vous ai déjà indiqué pratiquement le moyen de mesurer le cœur^ en prenant pour point de départ soit la veine cave inférieure, soit les diamètres du cœur. Dans une autre occasion, nous reviendrons plus longuement sur ce sujet.

Nous terminerons cette leçon par un aperçu historique sur la percussion, dans lequel nous résumerons les principales phases qu'a subies ce moyen d'exploration, ses époques les plus remarquables, et les principales célébrités médicales de ces périodes.

La percussion, messieurs, n'a point été découverte par Avenbrugger, comme on l'a écrit dans des ouvrages d'ailleurs très-estimables ; ce médecin investigateur a fait l'application de la percussion à la poitrine et crée la percussion du thorax (percussio thoracisj. La percussion de l'abdomen datait déjà d'une époque très-reculée.

On a beaucoup écrit sur la percussion depuis Avenbrugger jusqu'à nos jours. L'histoire de la percussion peut se diviser en trois périodes. La première comprend la percussion directe de Vabdomen; elle s'étend depuis Aretée jusqu'à Avenbrugger, c'et-à-dire du l.*"^ siècle de l'ère chrétienne jusqu'au milieu du 18.® siècle; c'est l'époque ancienne ou

la période primitive. — La seconde est caractérisée par la découverte de la percussion directe du thorax, elle va d'Avenbrugger à Piorry, c'est-à-dire de 1761 à 1826; Avenbrugger et Gorvisart marquent cette période. — La troisième commence à Piorry et s'étend jusqu*à nos jours ; elle comprend les travaux de Piorry et les contemporains, de 1826 jusqu'aujourd'hui: Piorry est à la tête de cette période réformatrice.

Première période

PERCUSSION DIRECTE DE l'ABDOMEN; DU 1.^' SIÈCLE

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