LÉON LABBÉ
de médecine, au Sénat, la même autorité, la même énergie, la même popularité.
Un matin, m’ayant pris les mains, Labbé me confia à Coÿne, son alter ego , et ce geste paternel décida de ma vie.
Le professeur Coÿne va, dans quelques mois, prendre, à la Faculté de Bordeaux, une retraite bien méritée. En ces temps lointains,
PROFESSEUR COYNE
Coÿne préparait, avec Labbé, le « Traité des tumeurs bénignes du sein » qui, aujourd’hui encore, fait loi en pathologie chirurgicale. Il préludait à ses remarquables travaux d’Histologie normale et pathologique, par un cours
libre d’anatomie descriptive donné à l’amphithéâtre de Clamart. Coÿne me choisit pour préparateur et m’apprit l’anatomie.
Quittant l’internat, Coÿne me remit aux mains deTroisier, interne du professeur Vul-
Phot. E , Pirou,
TROISIER
pian. Troisier, dont les travaux sur les lésions cancéreuses des vaisseaux lymphatiques font date, Troisier, mon bien cher ami, qui a donné son nom à l’adénopathie cancéreuse sus-claviculaire gauche, fut mon initiateur en auscultation et en hislologie. Je lui dois d’avoir pu connaître et aimer Vulpian.
Vulpian, en 1873, venait de passer de la
chaire d’Anatomie pathologique à celle de Pathologie comparée et expérimentale. Physiologiste éminent, anatomo-pathologiste et
Phot. E. Pirou ,