‹ Leçons cliniques de chirurgie infantileChapitre 108 sur 317 · LES DEGRES DE L'ATTITUDE VICIEUSE · texte numérisé non relu

LES DEGRES DE L'ATTITUDE VICIEUSE

FiG. 47. — Réseclion récente. Début de chevaucl.emei t.

FiG. 48. — Résection de sept ans. Usure presque complète de la tête.

FiG. 49. — Résection ancienne. Usure et ascension complètes de la tête. Broca. — Leçons cliniques, 2= série. 13

est corrigé par le sujet lui-même à l'aide de deux compensations : 1° l'abaissement du bassin; 2° l'équinisme de la pointe du pied.

De la flexion du membre, sans aucune luxation, peut résulter un raccourcissement fonctionnel considérable, alors qu'en réalité, mesurée du fond du cotyle à l'interligne du genou, la longueur dé la cuisse est égale des deux côtés. Question à étudier, indépendamment de toute résection, à propos des attitudes vicieuses de la coxalgie ; de même pour ce qui a trait au raccourcissement réel, soit du membre, le fémur gardant sa longueur, par ascension de la tête fémorale dans la fosse iliaque, soit du fémur lui-même, troublé dans son développement.

Lorsque le membre est fléchi, vous constatez que ce racourcissement réel ne prend que peu de part au raccourcissement fonctionnel total; l'attitude vicieuse domine tout, que le membre ait été réséqué ou non. L'ascension fémorale elle-même passe en second rang.

Malgré cela, il est bon que le raccourcissement réel du membre soit aussi petit que possible, et, cela étant, nous devons nous demander si la résection y peut être coupable de quelque chose. Oui, pour l'ascension fémorale, en ce que la suppression du crochet cervical le favorise; non, en ce qu'une fois produite, elle se comporte comme une luxation de coxalgie non réséquée.

Et l'inégalité de longueur des deuxdiaphyses, mesurées du bord supérieur du grand trochanter à l'interligne du genou? Chez le premier de nos malades elle est nulle, la longueur étant de 27 centimètres des deux côtés. Chez le second, elle est, par 30 et 33 centimètres, de 0"'03 au préjudice du membre malade. Cette différence entre les deux cas tient à l'ancienneté du second, et dans cinq ou six ans le premier sans doute en sera là. Mais, malgré le discrédit oi!i je crois utile de jeter la résection de la hanche, je ne pense pas qu'il faille ici l'incriminer. L'atrophie, en effet, à la fois des téguments, des muscles, des os, est constante et grave au cours des coxalgies mal soignées, raidies en position vicieuse : la résection n'agit pas parce qu'elle rend cette position à peu près inévitable.

Quant à la longueur de la diaphyse fémorale, au-dessous du

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