‹ Leçons cliniques de chirurgie infantileChapitre 111 sur 317 · RÉSECTION INTKA-EPIPH YS AIRE DU GENOU · texte numérisé non relu

RÉSECTION INTKA-EPIPH YS AIRE DU GENOU

gauche, avec jambes en cerceaux telles que la flèche entre les doux genoux était de 15 centimètres. Aux genoux, d'ailleurs, il ne restait rien d'articulaire, mais seulement des tiges rigides, avec cicatrices en U assez irrégulières, adhérentes à l'os. D'après l'exampn local actuel, il semble que l'extrémité inférieure du fémur soit relativement peu déformée et que le tibia surtout ait souffert; sur lui portait la déviation, oblique en bas et en dedans au-dessous de ce qui répondait à l'interligne articulaire. Lors de l'admission, la prolongation de la crête tibiale droite tombait en dedans du bord interne du pied ; et pour que la plante pût reposer sur le sol, le pied était fortement dévié en valgus. Aussi ai-je redressé ce genou le 26 août dernier, et vous le voyez en ce moment à peu près droit.

Cette déviation a-t-elle eu lieu faute de soins consécutifs ? Ici encore nous ne pouvons admettre cette hypothèse.

Bien portante jusqu'à l'âge de vingt-deux mois, c'est à ce moment que, commençant à peine à marcher, l'enfant se mit à boiter de la jambe droite en souffrant du genou ; et à ce moment elle fut mise dans un appareil plâtré ; peu après, ce fut le tour du genou gauche, qui lui aussi fut appareillé. Au bout de quatorze mois, les appareils furent retirés, les deux genoux réséqués, et un séjour de treize mois à l'hôpital fut suivi, en 1892, d'un séjour de neuf mois à Berck. A ce moment, l'enfant ne souffrait pas, mais déjà sa jambe droite était courbée. Trois mois après son retour de Berck, elle se rompit le genou gauche dans une chute, d'où un nouveau séjour de sept mois à l'hôpital, et on en profita pour redresser le genou droit, fortement incurvé. De là jusqu'en 1902 la marche se fit assez bien, avec des appareils maintenant la rectitude des jambes. Mais quand ces appareils furent retirés, le varus recommença et en un an environ arriva au degré dont la photographie vous rend témoins : de guerre lasse, la mère vint me trouver pour voir si en changeant de chirurgien elle changerait de résultat. J'ai dû lui dire, comme je vais vous le dire, que ce n'était pas probable, et si, aujourd'hui, l'aspect est assez bon, quelques mois de liberté suffiraient pour que la récidive eût lieu.

Cette déformation en varus n'est pas la seule possible ; elle est moins grave et malheureusement moins fréquente que la flexion

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