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VINGT-CINQUIÈME LEÇON KYSTES DU CORDON

(KYSTES DU CANAL PÉRITONÉO-VAGINAL)

I. — Tumeur liquide, tendue, enkystée; indépendante du testicule, prolongée dans le canal inguinal, transparente. Impulsion herniaire au-dessus; diagnostic avec l'hydro-épiplocèle. Poussée inflammatoire possible; diagnostic avec la hernie étranglée. Forme simulant un troisième testicule. Petite tumeur arrondie des nourrissons. Formes simulant l'hydrocèle vaginale, le kyste de l'épididyme. Kyste du canal de Nûck ou hernie de l'ovaire.

II. — Rôle palhogénique du canal péritonéo-vaginal. Connexions avec un sac herniaire, avec la tunique vaginale. Cordon de Cloquet; kystes en chapelet. Communications avec replis valvulaires formant soupape. Kystes secondaires inclus.

III. — Traitement : injection irritante; l'extirpation est préférable. Cure radicale de la hernie concomitante.

Parmi les tumeurs dont le cordon spermatique peut être le siège, à une hauteur quelconque de son trajet, les kystes sont,- à tous les âges, de beaucoup les plus fréquentes, et à peu près les seules chez l'enfant. Ces kystes n'ont pas, par eux-mêmes, un inlérêt considérable, mais ils affectent avec les hernies congénitales des connexions indispensables à connaître pour le clinicien et pour l'opérateur.

De nos jours, en effet, nous ne connaissons plus les « hydrocèles diffuses » du cordon, infiltrées entre les lames conjonctives, dont on parlait encore il n'y a pas cent ans, que même en 1865 Duplay n'osait pas nier catégoriquement, tout en n'y croyant guère pour

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sa part. A mesure qu'on a mieux connu l'anatomie normale et le développement de la région, on a compris qu'il fallait rapporter ces kystes à l'accumulation de liquide dans ime . cavité close préexistante.

Mais quelle est celle cavité originelle? Un reste du canal péritonéo-vaginal ou un débris du corps de Wolff? La première de ces opinions est la plus ancienne, et je crois que c'est la bonne. Il n'est pas inutile de vous en fournir la démonstration, puisque Kirmisson admet plutôt la seconde dans son récent Traité des maladies congénitales. Et c'est pour cela que je vous ai conviés, aujourd'hui, à examiner avec moi deux malades d'abord, une série de pièces ensuite.

Chez le premier de ces garçons, âgé de treize ans, vous apercevrez tout de suite que la moitié droite du scrotum, grosse comme un œuf de poule, est beaucoup plus volumineuse que la gauche. La couleur, l'épaisseur, la souplesse de la peau sont tout à fait normales : en un coup d'œil, vous vous assurez qu'il ne s'agit pas d'un processus inflammatoire.

L'inspection plus attentive vous fait constater que la tumeur soulève en haut le scrotum jusqu'au contact du canal inguinal ; qu'en bas, à 2 ou 3 centimètres au-dessus de la pointe des bourses, elle est circulairement déprimée par un sillon large et peu profond. Quand vous allez palper la région, vous sentirez que ce sillon répond à une séparation entre le testicule et la tumeur. A la pointe des bourses, vous trouverez le testicule, identique à celui du côté opposé, sans trace de liquide autour de lui ; si vous tirez un peu sur lui, en l'abaissant vous le détachez facilement de la tumeur, au contact de laquelle il était, et entre les deux vous sentez le cordon spermatique tendu, libre sur une longueur d'environ 15 millimètres. Puis ce cordon se perd dans le pôle inférieur de la tumeur et vous ne le retrouvez plus au-dessus d'elle, car elle envoie dans le canal inguinal un prolongement, confondu avec lui.

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