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ANATOMIE NORMALE DE LA RÉGION

tJXiïisversalis, sur lequel on a tant écrit. Mais ce fascia n'est pas directement au contact de la séreuse; il en est séparé par une couche conjonctive sous-séreuse, condensée en arrivant vers l'aine, le fascia propria.

La paroi ainsi constituée est parcourue par le cordon spermatique, oblique en bas et en dedans, entre deux orifices nommés anneaux inguinaux, l'un intérieur (appelé interne), percé dans le fascia transversalis., l'autre extérieur (appelé externe), par lequel le cordon émerge, tout près du pubis, entre deux faisceaux — deux piliers — du tendon aplati du grand oblique. Le cordon suit ainsi le trajet inguinal, rampe entre la face supérieure de l'arcade de Fallope et le bord inférieur des muscles petit oblique et transverse. Suivons-le maintenant hors de l'anneau du grand oblique et voyons quejles sont ses enveloppes à la racine des bourses.

C'est d'abord la peau du scrotum, à la face profonde de laquelle vient, plus bas, s'annexer le dartos. Sous ce premier plan est une lame celluleuse lâche, en sorte que le scalpel sépare sans aucune difficulté la peau de la couche suivante, lame conjonctive qui se fixe en haut à l'anneau externe, et par sa face profonde adhère aux faisceaux musculaires du crémaster. Sous cette gaine musculaire — qui sort de l'anneau externe — sont les éléments du cordon, entourés par un feuillet cellulo-fibreux, la gaine profonde du cordon ou tunique fibreuse commune. Cette gaine fibreuse remonte jusqu'à l'anneau interne et là se continue avec \q fascia propria, dont elle n'est que la condensation.

Cette continuité, l'embryologie nous l'explique. Chez le fœtus, en effet, un prolongement péritonéal descend hors de l'abdomen, le long du cordon, jusqu'au testicule. Ce canal péritonéo-vaginal s'oblitère en haut; il en reste en bas la tunique vaginale. Mais il va sans dire qu'autour de lui, comme autour de toute séreuse, est une lame conjonctive sous-séreuse, naturellement continue avec la lame sous-péritonéale : la lame sous-péritonéale s'appelle fascia propria; la lame péri-funiculaire s'appelle gaine fibreuse commune.

De cette structure résultent les trois conséquences anatomopathologiques que voici : toute hernie qui sortira du canal ingui-

nal par l'anneau du grand oblique sera sous la gaine externe du cordon, c'est-à-dire à l'intérieur du cylindre crémastérien ; toute hernie qui aura pénétré dans le trajet par l'anneau interne sera en même temps sous la gaine profonde ou fibreuse commune; les seules hernies qui puissent être en dehors du crémaster sont celles qui sortent du trajet à côté de l'anneau externe, par un interstice anormal du tendon aplati du grand oblique.

Cette mention suffira pour les hernies jtara-ingiiinales^ caractérisées par cette émergence anormale, quel que soit d'ailleurs le point de pénétration dans le trajet inguinal. Sur ces hernies irrégulières, assez rares, aucune erreur anatomique n'a cours. Il n'en est pas de même pour les autres variétés de la hernie acquise.

Cette hernie acquise, que mieux vaut appeler hernie à canal fermé, est celle qui se produit, par résistance insuffisante de la paroi abdominale, une fois achevée et parachevée l'oblitération normale du canal péritonéo vaginal.

Le point par lequel la hernie à canal fermé pénètre dans le trajet inguinal est variable.

On sait qu'à la face péritonéale de la région inguinale, on voit les deux saillies des artères épigastrique et ombilicale. Entre les deux est une fossette, fossette moyenne, car il existe une fossette externe en dehors de l'épigastrique, une fossette interne ou vésicopubienne en dedans de l'ombilicale. La fossette externe répond à l'anneau du fascia transversalis : par elle sort la hernie oblique externe. La fossette moyenne, située juste en regard de l'anneau du grand oblique, livre passage à une hernie qui dès lors sera directe. Plus en dedans est la fossette interne, par où fait issue la hernie oblique interne, variété tout à fait rare, que je n'ai pas rencontrée dans mes dissections et dont il ne sera par conséquent plus question.

Restent donc les hernies externe et directe. Et même, dira-t-on si l'on est imbu des doctrines classiques, n'en voilà-t-il pas assez

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