INCISION DE LA PEAU, DE L/APONÉVROSE
nale; souvent rien ne saigne dans la lèvre interne, sur laquelle il est en tout cas commode de mettre une pince. Car les pinces, renversées en dehors et en dedans sous des compresses aseptiques, servent automatiquement d'écarteurs. En quelques coups de pointe, on met à nu complètement l'aponévrose du grand oblique. On doit la voir blanche, nacrée, aussi nette qu'à une dissection sur le cadavre, avec les fibres arciformes sous lesquelles
FiG. 81. — Incision de la peau; aponévrose du grand oblique bien dénudée; cordon sortant de l'anneau; pinces hémostatiques servant en outre d'écarteurs.
apparaît, entre les deux piliers, la rondeur du cordon, avec les fibres du crémaster (fig. 81).
2° Incision de l'aponévrose du grand orlique. — Cette incision se fait d'un coup de pointe, d'un angle à l'autre de l'incision. Chaque lèvre est immédiatement repérée avec une pince hémostatique placée à sa partie moyenne ; ces deux pinces, très commodes tout à l'heure pour la suture, vont être, comme les précédentes, renversées excentriquement sous des compresses stérilisées et elles écartent automatiquement.
A ce moment, la région apparaît aux yeux dans l'état suivant, Entre les deux lèvres éversées de l'aponévrose du grand oblique, on voit le cordon arrondi, net, entouré du crémaster, dont on voit les deux faisceaux converger autour de lui. Au-dessus et en dedans du cordon, le bord inférieur des muscles petit oblique et transverse dépasse sous la lèvre supéro-interne de l'aponévrose du grand oblique. Au-dessous et en dehors du cordon, la lèvre externe de l'aponévrose du grand oblique va directement s'insérer à l'arcade de Fallope (fig. 82).
3° Isolement du cordon. — Puisque le sac est dans l'intérieur
Fig. 82. — L'aponévrose du grand oblique est fendue, et entre ses deux lèvres aa, saisies chacune dans une pince hémostatique, on voit le cordon c, arrondi, entouré des anses du crémaster.
même du cordon, pour le trouver à coup sûr, le plus simple est d'amener au dehors le cordon entier isolé en masse, exactement comme quand on veut le disséquer sur le cadavre. Pour ce faire, abandonnez le bistouri et en travaillant de l'index droit, comme pour dénuder une artère à la sonde cannelée, vous aurez vite libéré le cordon de façon à le soulever entre le pouce et l'index ; et cela fait, vous n'avez plus qu'à effondrer une mince lame celluleuse pour charger le cordon sur l'index gauche, comme vous chargez une artère sur la sonde cannelée. Soulevez un peu,