ET PRÉTENDU LYIYIPHADÉNOIVIE BÉNIN
I. — Début par une adénite caiotidienne non caséeuse, accrue malgré un séjour précoce au bord de la mer. Masse prenant toute la hauteur du cou à droite. Ganglions souples, mobiles les uns sur les autres.
II. — Discussions sur l'hypertrophie ganglionnaire simple, le lymphadénome bénin, le sarcome ganglionnaire, la tuberculose.
III. — Type clinique du lymphosarcome. Adhérences rapides et dureté des ganglions, troubles par compression.
IV. — Type clinique attribué autrefois au lymphadénome bénin. Preuves bactériologiques, histologiques et cliniques de sa nature tuberculeuse.
V. — Traitement par l'extirpation. Sa bénignité. Son efficacité hajjituelle. Traitement maritime ultérieur.
Depuis une dizaine d'années, la tuberculose ganglionnaire s'est enrichie de lésions naguère encore attribuées à un processus néoplasique, et l'on a décrit en Allemagne le lymphome tuberculeux, en France la tuberculose hypertrophiante méconnue des ganglions lymphatiques. C'est un exemple de cette lésion que je désire vous présenter.
A ce propos, j'aurai à vous signaler, en passant, les cas, autrefois appelés maladie de Hodgkin, adénie, lymphadénie où, sans leucocytose, tous les groupes ganglionnaires de l'économie subissent une étrange augmentation de volume. Mais quoiqu'on ait
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démontré que, parmi ces hypertrophies multiples, bon nombre .relèvent de la tuberculose; quoique parmi elles quelques-unes, où ne sont prises que deux ou trois régions accessibles, soient d'ordre chirurgical au point de vue thérapeutique, les adénopathies pluri-régionales ne m'occuperont qu'accessoirement, car chez notre malade il s'agit d'un paquet unique, occupant la région cervicale droite.
Je limiterai donc cette leçon à l'étude des cas où une seule tumeur poly-ganglionnaire existe. Cela me servira à vous expliquer comment, dans l'état actuel de la science, il faut envisager les rapports de la tuberculose ganglionnaire avec ce qu'on appela,it, il n'y a pas longtemps encore, hypertrophie simple et lymphadénome bénin.
L'histoire clinique va être vite exposée, car en somme elle est simple.
Ce garçon, de neuf ans, est né d'un père mort de tuberculose pulmonaire, et si l'infection paternelle a respecté la mère et une fille actuellement âgée de vingt ans, deux autres enfants ont été emportés, à quatorze et à treize ans, par la méningite tuberculeuse. Le microbe a donc atteint trois enfants sur quatre, et deux déjà mortellement. Quant à notre malade, jusqu'à ces derniers temps, on aurait pu espérer qu'il lui échapperait, car, élevé au sein maternel jusqu'à dix-huit mois, ayant eu sa première dent à quatre mois, ayant marché à douze mois, il n'a jamais été souffrant, n'a même pas eu la rougeole, ni la moindre bronchite.
C'est il y a six mois que, sans cause connue, a débuté la lésion actuelle, sous forme d'une « glande » peu à peu accrue à la partie supérieure de la région sterno-mastoïdienne droite. La révulsion cutanée, le traitement médical classique restèrent sans effet, et c'est dans ces conditions que, en septembre dernier, l'enfant me fut adressé.
Je constatai l'existence d'une adénite tuberculeuse banale, sans