‹ Leçons cliniques de chirurgie infantileChapitre 46 sur 317 · PARAPLÉGIE POTTIQUE. NÉVRALGIES PRÉALABLES · texte numérisé non relu

PARAPLÉGIE POTTIQUE. NÉVRALGIES PRÉALABLES

gibbosité dorsale rapidement accrue, en même temps furent ressenties des deux côtés, au niveau des deux dernières côtes, de vives douleurs rendant le moindre contact intolérable. Peu après l'enfant marcha en traînant les pieds sur le sol, et cela ne tarda pas à devenir de la vraie paralysie, car depuis deux mois déjà, l'impossibilité complète de la marche a rendu obligatoire le séjour au lit.

Entre la parésie alourdissant la marche et la disparition de tout mouvement volontaire, il existe d'ordinaire une étape intermédiaire 011 les muscles, incapables de supporter le poids du corps lorsque l'enfant est debout, peuvent cependant imprimer des mouvements au membre et même faire détacher le talon du lit lorsque l'enfant est couché.

Notre fillette en est à ce degré, et chez elle aussi les muscles abandonnés à eux-mêmes sont mous et flasques : quand elle est assise, les jambes pendantes, ses pieds se laissent aller en équin avec un peu d'adduction. Quand on la met debout, pour qu'elle ne tombe pas, il faut la soutenir sous les épaules et elle se maintient ainsi grâce à une hyperextension du genou : dès qu'on cesse de lui fournir un appui, elle s'affaisse sur les jambes fléchies.

Donc ici encore, la paralysie, quoique plus avancée, semblerait flasque à un examen superficiel : mais les réflexes tendineux sont exagérés des deux côtés, assez pour que le doute ne soit pas permis, quoique le phénomène du pied ne puisse pas encore être provoqué. La sensibilité est conservée, les réservoirs fonctionnent normalement, l'état général est bon, il n'y a pas de signes actuels d'abcès par congestion. La gibbosité, avec saillie angulaire au point culminant, va de la 4" à la 7" vertèbres dorsales.

Chez cette dernière malade nous avons noté un symptôme qui chez le premier a été nul, ou au moins assez léger pour passer inaperçu : des douleurs vives, en ceinture, au niveau des deux derniers espaces intercostaux. Ce symptôme n'est donc pas obligatoire, mais il est habituel, et il acquiert parfois, pour remonter à la cause d'une paraplégie, une importance considérable, bien mise en relief par Charcot depuis longtemps déjà. Vous allez le retrouver, avec une netteté plus grande, chez le troisième enfant

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