‹ Leçons cliniques de chirurgie infantileChapitre 47 sur 317 · PARAPLÉGIE POTTIQUE. NÉVRALGIES PRÉALABLES · texte numérisé non relu

PARAPLÉGIE POTTIQUE. NÉVRALGIES PRÉALABLES

que nous soignons à la consultation, et dont l'observation offre, comme vous allez voir, plusieurs points à retenir.

Ce garçon âgé de quatre ans, dont le père est alcoolique et dont un frère est mort de broncho-pneumonie consécutive à la rougeole, souffre depuis l'âge d'un an d'accidents successifs, suspects de tuberculose : pneumonie double à un an, bronchite prolongée à dix-huit mois, abcès du pied, puis du bras, puis du cou vers l'âge de deux ans et demi. En septembre 1901 a débuté « une bosse au cou », puis une autre « dans le dos », pour lesquelles l'enfant a été traité en ville, jusqu'en janvier 1902, par l'application d'un corset plâtré. Vers le milieu de décembre, malgré cette immobilisation, il a souffert, pendant la nuit, dans le thorax et dans les hanches, de douleurs assez vives pour lui arracher des cris : notez cette absence de corrélation avec la fatigue, et même avec les mouvements. Elles survenaient par crises de dix minutes à un quart d'heure, à quatre ou cinq reprises par nuit, et elles ont duré avec intensité pendant environ six semaines; le jour, l'enfant ne souffrait pas.

Ces douleurs ont ouvert la série des accidents nerveux. Peu après leur apparition, elles ont été suivies d'un affaiblissement progressif des -jambes, et l'enfant nous fut apporté pour la première fois à l'hôpital le 13 février 1902, parce que depuis cinq jours il ne se tenait décidément plus sur ses jambes. 11 est à remarquer que depuis quinze jours environ les douleurs nocturnes avaient cessé; il persistait cependant des cauchemars.

Voilà donc un fait bien établi dans cette histoire : les névralgies violentes qui ont précédé la paralysie.

Lorsque nous vint l'enfant, et que nous le reçûmes pour quelques jours à l'hôpital, l'affaiblissement musculaire était suffisant pour que l'enfant ne pût pas, non seulement marcher, mais se tenir debout; tout de suite il s'affaissait sur les genoux fléchis, mais la paralysie n'était pas complète, car il pouvait encore, avec un grand effort, détacher du plan du lit ses membres inférieurs. Les troubles vésicaux et rectaux étaient nuls. La grand'mère nous avait dit, il est vrai, que l'enfant demandait très souvent l'urinoir, au moins cinquante fois par jour, prétendait-elle; nous

Broga. — Leçons cliniques, 2» série. 1

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