‹ Leçons cliniques de chirurgie infantileChapitre 51 sur 317 · TROUBLES MÉDULLAIRES ET TROUBLES RADICULAIRES · texte numérisé non relu

TROUBLES MÉDULLAIRES ET TROUBLES RADICULAIRES

Vous comprenez maintenant le défaut de corrélation, prouvé par la clinique, entre la gibbosité et la paralysie. Yous connaissez l'agent habituel de la compression, la fongosité; vous connaissez aussi les organes comprimés, la moelle et les nerfs racliidiens. Avec cela, vous devez comprendre sans peine, sinon tous, au moins presque tous les symptômes observés.

Les symptômes de la compression lente de la moelle par un tissu morbide extra-spinal se divisent en deux grands groupes : les symptômes extrinsèques, qui relèvent de la compression des nerfs ; les symptômes intrinsèques, propres a la moelle. Dans le mal de Pott en particulier, cette division s'observe avec netteté, et il est même de règle que les symptômes extrinsèques soient les premiers en date'. Ils sont souvent difficiles à analyser chez l'enfant qui rend assez mal compte des sensations à distance; c'est d'eux cependant qu'il s'agissait pour les douleurs dont deux de nos malades se sont plaints.

Ils revêtent la plupart du temps la forme de névralgies, quelquefois fort intenses, fort persistantes, d'ordinaire bilatérales, dont la valeur séméiologique est grande pour faire déterminer la cause d'une paraplégie sans gibbosité. Dans ces douleurs, une part revient sans doute à la dure-mère, qui est insensible à l'état normal, mais non plus quand elle est enflammée, comme l'ont montré il y a longtemps Yulpian et Philippeaux. Mais la compression, l'irritation des nerfs doivent avant tout être mises en cause, et tout de suite il y a pseudo-névralgie avec névrite plutôt que vraie névralgie, car on ne trouve pas le long des nerfs douloureux les points classiques des névralgies, et en outre il y a souvent des symptômes d'irritation nerveuse traduits par des troubles trophiques tels que du zona, des bulles pemphigoïdes, parfois même des eschares.

Dans les cas les plus accentués, les nerfs sont le siège d'une compression grave qui les met hors de service, et de là des paralysies, soit de la motilité, soit de la sensibilité; il est naturel qu'alors les paralysies soient bien plus disséminées que celles

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