DISCUSSIONS SUR L'ÉTAT DES RÉFLEXES
Test; 2*^ qu'elle peut rester flasque alors que les faisceaux pyramidaux ont subi la dégénération descendante.
Pour considérer Télément spasmodique comme « réellement essentiel » dans ces paralysies. Grasset fait valoir « qu'il persiste après la guérison du mal de Pott. » Tout en m'excusant de contester, sur un point de neurologie, l'opinion d'un neurologiste éminent, je dois dire que je ne comprends pas du tout la portée de cet argument. Car à chaque instant, en pathologie, nous voyons des lésions secondaires persister, avec leur symptomatologie propre, après guérison du processus initial ; et nous ne dirons pas que l'hyperostose, que la sclérose sont des caractères « réellement essentiels » de l'ostéomyélite, de la tuberculose.
Mais que dire des faits de compression totale, lente ou brusque, où la paraplégie est complète, avec anesthésie et troubles trophiques, et où elle est flasque et le reste, quoique la destruction localisée et transversale de la moelle ait été suivie de dégénération descendante, vérifiée à l'autopsie? Yan Gehuchten se refuse alors à accorder à Brissaud que cet état des muscles soit dû à la dégénérescence des nerfs intramusculaires. « Dans l'état actuel de la science, dit-il, nous pouvons et nous devons admettre que l'abolition des réflexes qui accompagne la paralysie flasque consécutive à une lésion transversale de la moelle est véritablement due à l'interruption anatomique ou fonctionnelle des fibres médullaires au point comprimé. »
Cette opinion se retrouve à propos des compressions incomplètes, celles qui nous occupent en ce moment : van Gehuchten les range en une série continue depuis le cas le plus léger, à symptômes exclusivement moteurs, jusqu'à la compression totale que je viens de mentionner. A son sens, les degrés sont, par gravité croissante :
1° Paralysie spasmodique, avec exagération des réflexes, sans troubles de la sensibilité.
2° Paralysie flasque, avec abolition des réflexes, sans troubles de la sensibilité.
3" Paralysie flasque, avec abolition des réflexes, avec dissociation syringomyélique de la sensibilité.