RHUMATISMES ET PSEUDO-RHUMATISMES
Nous voici donc è, l'arthritisme, ce qui nous conduit au rhumatisme chronique et à ses diverses variétés. C'est pour celui-là surtout que tous les auteurs français et étrangers, anciens et modernes, ont étudié la fréquence relative, la marche spéciale de la, tuberculose concomitante, et c'est surtout aussi pour celui-là que Poncet me paraît exagérer quand il conteste l'association possible des deux maladies, et rapporte tout à la tuberculose si celle-ci, à un moment donné, a été avérée.
Mais l'exagération est le propre des apôtres, et à tout prendre, les recherches de Poncet ont été particulièrement fécondes ; elles ont précisé des données cliniques souvent méconnues, et surtout elles ont eu le mérite de grouper en un faisceau des faits pour la plupart connus, mais jusque-là épars, de les interpréter avec sagacité en clinique aussi bien qu'en pathogénie. Certes, la théorie est encore en partie hypothétique, et je vous ai dit pourquoi la nature exclusivement toxinaire d'une arthrite ne pouvait pas, avec nos moyens actuels d'investigation, être établie de façon absolue. Mais la part de l'hypothèse doit toujours être notable dans les recherches scientifiques et dans l'espèce elle est tout à fait justifiée, puisqu'on se borne à appliquer à l'homme, sans démonstration possible, il est vrai, des données solidement étayées sur l'expérimentation.
Je me permettrai cependant une critique, à propos de la dénomination adoptée par Poncet, car je crois défecteux d'employer le mot : rhumatisme tuberculeux. Querelle de mots, sans doute : elle a son importance, car il y a plus de lien qu'on ne le pense souvent entre une nomenclature et nos conceptions. L'histoire du rhumatisme articulaire aigu est des plus instructives à cet égard.
Pendant bien des années, on a qualifié de rhumatismales toutes les lésions, toutes les douleurs articulaires, et un nombre