PATHOGÉNIE
l'influence immédiate, directe, de la syphilis, sans être sollicitée par l'incitalion médiate d une lésion locale.
Autre exemple du même genre. Cette seconde malade présente une double adénopathie épitrochléenne bien accusée. Quel accident cutané a pu lui donner naissance? Aucun. Donc, ici encore, adénopathie idiopathique.
En revanche, voyez ces autres malades :
Sur celle-ci, adénopathies cervicales antérieures multiples, véritables pléiades péri-pharyngées. Mais, en même temps, syphi- Hdes buccales, et spécialement syphilides des amygdales, du voile palatin, des piliers, etc.
Sur celle-là, adénopathies sous-maxillaires; mais, en même temps, syphiUdes papulo-érosives et papulo-ulcéreuses des deux lèvres.
Sur cette autre, enfin, adénopathies sous-occipitales, cervicales postérieures, mastoïdiennes; mais, en même temps, syphilide papulo-croûteuse très confluente du cuir chevelu, de la nuque, des oreilles, etc. •
Impossible de ne pas croire que, sur ces trois dernières malades, les adénopathies ne soient pas symptomatiques, c'est-à-dire n'aient pas été provoquées par les lésions des téguments cutanés ou muqueux. S'il en était autrement, comment interpréter la relation anatomique directe de ces adénopathies avec les accidents concomitants, et par quelle inexplicable bizarrerie la diathèse auraitelle choisi précisément ces gangUons pour y exercer son inlluence? Mais le fait est patent; je n'insiste pas.
Donc, voilà deux points acquis :
1° Certaines adénopathies se développent sponte suâ, sous la seule influence de la diathèse, sans lésions appréciables des surfaces tégumentaires.
2° Certaines adénopathies se développent au voisinage et sous l'influence évidente de lésions secondaires, tout comme le bubon primitif se produit dans les ganglions qui avoisinent le chancre, sous la dépendance et sous l'action du chancre.
A ce dernier propos toutefois remarquons, Messieurs, qu'il