‹ Leçons cliniques sur la syphilisChapitre 186 sur 263 · AFFECTIONS SECONDAIRES DU SYSTÈME NERVEUX · texte numérisé non relu

AFFECTIONS SECONDAIRES DU SYSTÈME NERVEUX

tiques avec ceux île l'épilepsie la plus franche. — Deux exemples. — Est-ce là toutefois de l'épilepsie vraie? — Discussion. — Cette cpilcpsic secondaire est loin d'ôtre toujours franchement et exclusivement épileptique ; elle se complique parfois de phénomènes étrangers. — Hysléro-épilepsie syphilitique, assez commune chez la

femme. Durée. — L'épilepsie spécifique n'est jamais que passagère. — Influence

exercée sur elle par la médication antisyphiliti([uc. — Intérêt pratique considérable se rattachant à la connaissance de cet ordre de manifestations.

Certains accidents de la période secondaire relèvent évidemment d'un trouble du système nerveux ganglionnaire. — Tels sont les suivants :

I. — Troubles de caloricitê. — Phénomènes des plus curieux, assez communs, peu remarqués cependant jusqu'à ce jour. — Caractéristique. — 1° Refroidissements locaux, algidités périphériques. — Ici, l'abaissement de température se localise exclusivement aux extrémités des membres. — Troubles fonctionnels pouvant résulter de ces algidités locales. — Renseignements fournis par l'exploration tliermométrique. — 2» Sensation générale de froid. — Froid interne ayant tout le corps pour siège. — Degrés variables. — S'accentuant d'une façon intense, ce phénomène devient une incommodité réelle. — A un degré supérieur encore, il constitue un véritable état algide. — Exemples cliniques.

Tes troubles de caloricitê reconnaissent nécessairement pour intermédiaire le système circulatoire. — Modifications parallèles subies par ce dernier système. — État du pouls, devenu remarquablement petit, filiforme, misérable. — Tracés sphygmographiques recueillis dans ces conditions.

Di'.rée de ces phénomènes. — Pronostic. — Pathogénie.

II. — Frissons passagers de la période secondaire. — Vraisemblablement ils sont l'eff'et d'un trouble circulatoire se rattachant à quelque névrose du grand sympathique.

III. — Bouffées de chaleur . — Sortesde congestions passagères, sereliantde toute évidence à un trouble d'innervation vaso-motrice.

IV. — Sueurs, poussées sudorales . — Formes diverses. — 1» Sueurs-générales et intermittentes. — Diurnes, ou plus fréquemment nocturnes. — 2° Sueurs partielles et continues. — Siège habituel aux extrémités des membres. — Durée de cette liijperhidrose secondaire.

Ces sudations de la période secondaire ne sont-elles qu'un résultat, qu'un effet de l'anémie? — Plus sûrement, elles doivent être rapportées à une influence directe de la diathèse, s'exerçant sur le système nerveux ganglionnaire.

Messieurs,

Le second groupe de manifestations nerveuses, sur lequel je rae propose d'attirer votre attention aujourd'hui, comprend une série d'accidents qui ne se présentent à l'observation que d'une façon assez rare, exceptionnelle même pour quelques-uns.

Ces accidents, pour être moins communs que ceux dont nous avons parlé dans notre dernière réunion, n'en sont pas moins intéressants. Nous devons même les étudier avec d'autant plus de

soin qu'ils sont pour la plupart peu connus en général et rapportés le plus souvent à des causes étrangères à la vérole, à des causes autres que celle dont ils dérivent réellement.

Les troubles nerveux dont je vais vous entretenir, Messieurs, affectent soit les fonctions de la vie animale, soit celles de la vie organique. Ceux du premier ordre nous occuperont tout d'abord.

I. — En première ligne, par ordre d'importance, je signalerai à votre attention les paralydes secondaires.

Il est incontestable aujourd'hui que la syphilis secondaire peut déterminer de véritables accidents de paralysie. De très nombreuses observations témoignent que la diathèse, même à une époque assez jeune de son évolution, est susceptible d'affecter en ce sens le système locomoteur.

Or :

4° Règle presque absolue, les paralysies secondaires de la syphilis ont pour caractère de consister en des paralysies partielles, circonscrites, circonscrites à un nerf, dans la totalité ou dans une portion de ses rameaux.

2° A de très rares exceptions près, ces paralysies appartiennent presque exclusivement à l'un ou à l'autre des trois types suivants :

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