‹ Leçons cliniques sur la syphilisChapitre 218 sur 263 · ENTÉRITE · texte numérisé non relu

ENTÉRITE

môme ordre aiïecUinl l'esLomac, pour consliLuer une véritable gaslro-entéralgie.

De même que les névralgies ou les viscéralgies spéciliques, elle est réfraclaire en général aux narcotiques communs (opium, belladone, etc.), qui ne paraissent exercer sur elle qu'une sédalion artificielle et passagère. En revanche, la médication antisyphilitique, aidée au besoin de quelques révulsifs abdominaux, la soulage et la dissipe assez rapidement.

En d'autres circonstances (mais cela est beaucoup plus rare), les troubles morbide^ qu'on observe du côté de l'intestin rappellent tout à fait les caractères de V entérite. Ce ne sont plus alors, en effet, de simples douleurs que l'on constate, comme dans le cas précédent. A ces douleurs se joignent d'autres symptômes qui témoignent d'une excitation phlegmasique de la muqueuse intestinale, à savoir : diarrhée, excrétions glaireuses, quelquefois striées de sang, vomituritions ou vomissements probablement sympathiques, sensibilité inflammatoire de l'abdomen, etc. — De ces phénomènes le plus habituel et le plus probant en faveur de l'entérite est la diarrhée. Cette diarrhée n'est jamais très abondante; elle ne dépasse guère quatre à six ou huit selles par jour. Elle est jaunâtre en général plutôt que séreuse. Ce qui lui donne un caractère quelque peu spécial, c'est l'ensemble des trois particularités que voici : d'abord, elle se produit sans cause, j'entends sans cause incidente, étrangère à la diathèse, et notamment en dehors de toute influence médicamenteuse; — en second lieu, elle est persistante; elle dure plus qu'une diarrhée accidentelle et vulgaire; presque toujours elle se prolonge plusieurs semaines; — en troisième lieu, elle résiste aux antidiarrhéiques usuels, tels que laudanum, tannin, bismuth, astringents de tout genre, qui n'exercent sur elle aucune action; tout au contraire elle est favorablement influencée par le mercure*.

A quoi tient cette diarrhée ? Est-elle, comme on l'a prétendu, l'efl'et de lésions intestinales? Est-il vrai qu'il se produise sur Tin-

\. V. i'.nWar'xcv, Érythi-me iiitesliual, entèrile syphilitique {Précis iconographique deji maladies vénériciiues, Paris, 186(5).

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