‹ Leçons cliniques sur la syphilisChapitre 221 sur 263 · TROUBLES DE NUTRITION · texte numérisé non relu

TROUBLES DE NUTRITION

venait à être confirme par d'autres faits semblables % nous devrions modifier le pronostic qui précède et admettre que l'ictère secondaire est parfois susceptible de dégénérer en. ictère malin.

Quelle est la raison de cet ictère ? Les interprétations sont toujours ce qui manque le moins. Pour les uns, cet ictère serait l'effet d'une «intoxication retentissant sur le foie ». Pour d'autres, il serait le résultat d'une congestion hépatique, laquelle reconnaîtrait ellemême pour point de départ de prétendues n poussées éruptives se produisant sur l'estomac et le duodénum, coïncidemment aux éruptions cutanées )». (On a même parlé d'une roséole des conduits biliaires !) Pour d'autres encore cet ictère dériverait d'une cause toute physique, à savoir, la compression des conduits biliaires par des ganglions spécifiquement hypertrophiés. D'autres enfin l'ont attribué à un pur effet moral, « à la terreur que certaines gens ont de la vérole », etc. Inutile de discuter ces diverses hypothèses. Supposition pour supposition, je préfère croire, pour ma part, que le foie est iniluencé par la syphilis au même titre que tout autre organe del'économie, et que l'action exercée sur lui par la diathèse se traduit par un trouble de la sécrétion biliaire. Mais ne nous égarons pas davantage dans le champ de l'inconnu et avouons en définitive que la cause intime, le mécanisme organique de l'ictère secondaire, nous échappe encore absolument.

Les divers accidents que vient de nous offrir le système digestif ne sauraient évidemment se produire sans entraîner à leur suite,

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comme conséquence naturelle, des troubles plus ou moins intenses

1. On a bien cité quelques cas d'ictère grave, d'atrojjliie aiguë tZw /"oie, survenus dans la période secondaire. Mais ces observations, je dois le dire, ne sont pas absolument probantes. Je viens de les relire en détail, et j'avoue qu'aucune d'elles ne jii'a paru suffisante à démontrer la connexion de ces ictères malins avec la syphilis secondaire. — .le suis loin de nier cette connexion (j'aurais même plutôt tendance à l'admettre, d'après le cas que j'ai observé) ; je dis simplement qu'elle n'est pas encore scientifiquement établie.

En certains cas exceptionnels et d'un ordre tout particulier, on a vu des lésions hépa-

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