‹ Leçons cliniques sur la syphilisChapitre 37 sur 263 · DU CHANCRE. — VARIÉTÉS · texte numérisé non relu

DU CHANCRE. — VARIÉTÉS

Dans nos précédcnles conférences, Messieurs, je vous ai décrit le chancre de la l'enuTie sous son lype le plus commun, le plus complet. Or, il en est du chancre comme de toute maladie. Le chancre ne se présente pas toujours sous le même aspect et avec une physionomie invariablement identique. Loin de là; il est susceptible au contraire de variétés nombreuses, soit que l'un de ses caractères vienne à s'exagérer, à s'atténuer, à faire défaut, soit que plusieurs de ses caractères subissent à la fois des modifications d'ordres divers.

Ces variétés du chancre nous occuperont tout d'abord aujourd'hui.

Des nombreux attributs du chancre il n'est pas un seul, à part le processus érosif, qui soit absolument constant et que l'on retrouve à coup sûr dans tous les cas possibles. Déjà je vous ai montré que l'un des plus importants, des plus essentiels en pratique, est sujet à des variétés nombreuses. Déjà vous avez vu l'induration, très-accentuée chez certaines malades, s'atténuer sur d'autres au point de n'être plus que difficilement perceptible, au point même de ne plus pouvoir servir au diagnostic. Eh bien, ce que je vous ai dit de l'induration, je pourrais presque vous le répéter à propos dechacun des autres signes du chancre. Étendue, configuration, état des bords, état du fond, coloration, aspect, etc., tout cela n'est pas moins variable. Sur chacun de ces points, quand on descend à une analyse minutieuse, on rencontre des différences multiples d'un cas à un autre.

H y a plus. Messieurs. C'est qu'en certains cas — rares, exceptionnels même, je l'accorde — plusieurs ou même la plupart des signes qui constituent la caractéristique du chancre s'altèrent, s'atténuent à la fois, et même peuvent faire simultanément défaut. Le chancre alors, pour ainsi dire, n'est plus un chancre, quant à son aspect du moins, quant à ses apparences. Il se dépouille à ce

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