IV. — Quatrième loi
« L'accident primitif résultant in situ de la contagion reste toujours isolé, solitaire, pour un certain temps, temps pendant lequel il constitue ou paraît constituer Vexjjression unique qui trahit la maladie. »
Ici encore la clinique eU'expérimentation se prêtent un mutuel concours pour établir cette vérité.
"Voici un malade qui a contracté la syphilis tout récemment, il y a quelques jours, une quinzaine, je suppose. Que présent e-l-il? Un accident, un chancre, au point où s'est exercée la contagion. Et quoi de plus? Rien, rien autre absolument; il a un chancre, et c'est tout. Examinez-le de la tête. aux pieds; auscultez-le, percutez-le, interrogez toutes ses fonctions, vous ne trouverez sur lui rien autre de pathologique. Le chancre est donc, à cette époque, la manifestation unique de la contagion ; il constitue aloi-s ou paraît constituer à lui seul toute la maladie N'était notre expérience, qui nous permet de préjuger l'avenir, nous pourrions croire que ce malade en sera quitte pour un chancre, sans autre manifestation ultérieure.
. De même les observations de syphilis expérimentale nous montrent la maladie constituée originairement par une lésion au point inoculé, sans autres phénomènes. Et il en est ainsi dans tous les cas, sans exception.
Donc, règle absolue, l'accident local de contagion ou d'inoculation reste pendant un certain temps le phénomène unique par lequel se traduit la maladie.
Ce temps, quel est-il? J'aurai à le discuter plus tard. Dès aujourd'hui, je puis vous dire par avance qu'il est de quelques semjiines, de quarante-cinq jours environ, au moins le plus hahiluellemenl.
V. — Mais, passé ce temps, les choses changent de face, et la
1. .Il", no jiarlc pas ici tlu buho», i[w n'est qn"nno dupcndanco, qu'une annexe du chancre, pour ainsi dire.