FORME CONFLUENTE; CHAPELETS CERVICAUX
lion thérapeutique spéciale. Elles guérissent seules en eflet, seules, el 95 lois sur 100, pour le moins, il est absolument superllu de leur oppoôer, en dehors du traitement général de la diathèse, la moindre médication locale.
Leur véritable intérêt est donc surtout scientifique et séméiologique. Ce sont des indices, des témoins utiles à consulter dans les cas de diagnostic obscur, des signes propres à éveiller un soupçon, à mettre sur la piste de syphilis méconnues, ignorées ou dissimulées. A ce point de vue spécial, les adénopathies cervicales postérieures sont particulièrement significatives, et cela pour deux raisons : parce que, d'abord, de toutes les adénopathies secondaires ce sont les plus constantes; parce qu'ensuite elles occupent un siège où il est assez rare que d'autres alïections développent des engorgements ganglionnaires. La scrofule elle-même, celle de toutes les maladies qui affecte le plus fréquemment les glandes cervicales, se porte avec une préférence marquée sur la région cervicale antérieure, et n'intéresse que d'une façon relativement rare les ganglions de la nuque. Il est exceptionnel en tout cas qu'elle atteigne uniquement ces derniers, comme le fait la syphilis. Sous ce rapport même, il existe entre ces deux diathèses, scrofule et vérole, une opposition singulière dont le diagnostic peut tirer parfois un utile parti.
Je viens de vous présenter. Messieurs, les adénopathies secondaires sous la forme qu'elles affectent ordinairement (dix-neuf fois sur vingt environ, pour fixer une moyenne). Je dois ajouter actuellement qu'elles s'écartent parfois de ce type — type normal en quelque sorte — pour revêtir une allure autre. Elles diffèrent alors delà forme morbide que nous venons de décrire, et cela à deux points de vue : d'une part, comme multiplicité, comme confluence de glandes affectées, et, d'autre part, comme caractères de lésions.
Le plus habituellement les adénopathies secondaires sont dis-