‹ Leçons cliniques sur la syphilis [electronic resource]Chapitre 150 sur 252 · OPHTALMIES SPÉCIFIQUES. — DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

OPHTALMIES SPÉCIFIQUES. — DIAGNOSTIC

d'un cerliiin temps, elles résisLenl à loule intervention thérapeutique. Souvent môme, attaquées de bonne heure, elles ne se dissipent quedirfjcilemenlel incomplètement, en laissant à leur suite des désordres plus ou moins sérieux. Jugez parla. Messieurs, s'il y a intérêt à les connaître pour les combattre dès leur origine, pour en conjurer les redoutables conséquences.

Reconnaître sur le fond de l'œil les ophtalmies secondaires est chose en général assez facile, si peu qu'on ait l'habitude de Tophtalmoscope. Mais en déterminer la nature, en affirmer l'origine spécifique, est un problème bien autrement délicat.

Peut-on, d'aspect, de visa, se prononcer sur le caractère syphilitique de ces lésions? Ceci a été très diversement jugé parles ophtalmologistes, les uns déclarant qu'il n'est pas de diagnostic possible d'après la seule exploration de l'œil, les autres prétendant que, sinon toutes, du moins la plupart des affections qui viennent de nous occuper ont des signes assez spéciaux pour être reconnues directement dans la grande majorité des cas. Je me garderai, certes, de me faire juge du débat, et pour cause. Toutefois il ne me semble guère contestable que les affections secondaires des membranes profondes de l'œil présentent souvent un ensemble de caractères qui, par eux-mêmes et indépendamment de toute considération étrangère, peuvent sinon attester la spécificité des lésions, du moins la faire soupçonner et la rendre même très probable. Citons comme tels :

1° La miUlipliciié, la complexité même de ces lésions, caractère sur lequel j'ai vivement insisté déjà. C'est ainsi, par exemple, que la coexistence d'une choroïdite ou surtout d'une iritis avec une rétinite, soit dans le même œil, soit d'un œil à l'autre, constitue, au dire de certains ophtalmologistes des plus compétents, un signe presque certain de spécificité syphilitique.

2° La localisation habituelle des lésions vers le pôle postérieur de Vœil; autre caractère assez significatif, non absolu sans aucun doute, mais plus commun dans la syphilis que dans toute autre maladie.

3" La forme cerclée, demi-cerclée, des exsudations oculaires,

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