‹ Leçons cliniques sur la syphilis [electronic resource]Chapitre 27 sur 252 · CHANCRE DE CONTAGION · texte numérisé non relu

CHANCRE DE CONTAGION

peu. Finalement, il ne lesle bientôt plus de la lésion qu'une plaque d'un rouge brunâtre surmontant des tissus encore épaissis et rénitents. Cette induration locale persiste quelque temps, puis s'atténue, s'efface, et tout est dit.

Tel est, messieurs, le cbancre expérimental.

Yous voyez qu'en somme ce chancre est une lésion minime et de peu d'importance, une lésion se limitant à une petite étendue, ne faisant qu'intéresser les tissus superficiellement, évoluant avec rapidité et disparaissant en un temps assez court.

Et si vous recherchez en quels éléments essentiels consiste cette lésion, vous la trouvez simplement constituée par ceci :

1° Une infiltmtion du derme produisant un épaississement local, une nodosité circonscrite d'une rénitence particulière;

2° A la surface de cette nodosité, une érosion ou une légère exulcéraiion.

Au total~ voilà, messieurs, ce qu'est le chancre expérimental; il est cela, et rien autre, rien de plus.

Or le chancre de contagion, celui que nous observons en pratique, répond-il à ce type? Est-il l'analogue de la lésion que nous venons de décrire? C'est là ce que nous devons maintenant étudier en détail..

Vous comprenez sans peine combien doit être rare l'occasion de surprendre, chez la femme, le chancre au début même de son début, si je puis ainsi parler. Car une femme, quelle qu'elle soit, ne se détermine à consulter un médecin que si elle y est invitée par quelque phénomène sensible, appréciable. Or, si le chancre de contagion débute, comme le' chancre d'inoculation, par une simple rougeur sèche ou par une petite papule, il n'est pas perçu à cette époque, il ne peut l'être; on ne sent pas une rougeur, on ne souffre pas d'une insensible papule. Ce n'est donc que d'une façon exceptionnelle et toute fortuite qu'on pourrait assister à

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