‹ Leçons cliniques sur la syphilis [electronic resource]Chapitre 69 sur 252 · SECONDE INCUBATION · texte numérisé non relu

SECONDE INCUBATION

de cette période silcncieuso qui s'étend depuis i'éclosion du chancre jusqu'à l'apparition des symptômes consécutifs?

On a beaucoup discuté à ce propos. Sans ni'arrêler à vous reproduire de longs débats, je vous dirai simplement que, de l'aveu de la plupart des sypliiliographes contemporains :

i° La durée moyenne de cette période est de quarante à cinquante jours, au moins le plus liabituellement;

2" Celle durée peut osciller entre certaines limites, s'abaisser de quelques jours, d'une semaine ou deux tout au plus, ou s'élever au contraire dans une proportion quelque peu .supérieure.

Pour ma part, il résulte de mon observation personnelle que la durée de cette seconde incubation (c'est ainsi qu'on appelle ce stade intermédiaire au chancre et aux accidents généraux) est en moyenne de 45 jours. Je l'ai vue descendre à 40, à 35; je l'ai vue monter à 50, 55, 60. Elle ne m'a guère paru que très exceptionnellement subir, dans un sens ou dans l'autre, d'écarts .plus considérables.

Donc, le plus habituellement, c'est un stade de six à sept semaines qui s'interpose entre I'éclosion du chancre et la première apparition des accidents généraux. Et ce stade, je le répète encore, n'est marqué par la production d'aucun phénomène morbide intercalaire.

Après cette période en quelque sorte muette, après ce temps de repos apparent, la maladie reprend son essor et s'accuse par une série plus ou moins nombreuse de manifestations.

Ces manifestations consécutives, vous savez déjà, Messieurs, ce en quoi elles diffèrent toutes, quelle qu'en soit la forme, des symptômes primitifs et du chancre notamment, qui est l'accident principal, essentiel, de la période primitive. En deux mots je vais vous le rappeler.

D'abord elles sont consécutives, par rapport au chancre ; elles lui sont postérieures chronologiquement; elles ne se manifestent jamais qu'api'ès lui, à sa suite. Cela est fatal, et jamais cet ordre d'évolution n'est interverti. Jamais on ne voit, par exemple, la syphihs débuter par des symptômes généraux pour aboutir plus

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