Mal. vénér. Paris, 181!), t. I,p
7 Traité complet des mal. syph., 4° éd., 1809, l. 1, p. 137.
S Observ. on subacule inflamm. of the prostate gland its diagnosis and treàlment. The Dublin quarterlyj. ofmed. se, août 18!i7, t. XXTV, p. 30.
103* LES PROSTATITES CHRONIQUES
L'to»/.«,«,,, dit est un des symptômes le,
plus importants de l'affection que nous étudions c^" ,o
r nTn'ue^'T; '''''' '^^"^^^-^^^ ^
ca a r. bien connaître les
ca.acte,es; auss, me permettrez- vous d'j insister quelque
Tous les jours vous verrez qualifier d'écoulements prostatiques des écoulements qui n'ont d'autre origine que 1 g andes de Méry. Normalement, quand l'érection est complète, . apparaît au méat un liquide filant, clair, analogue
-llTTl '°"%""!"^;'-^°" à la glycérine ; c'est le témoignage de la parfaite régularité de l'excitation génésique. Quelquefois la sécrétion est tellement exagérée, qu'elle peut donner
complète Jl s agit presque toujours de névropathes, de gen« à érections faibles originellement ou d'individus ayant abusé du coït. Ils sont souvent qualifiés comme atteints de proslatile chromque par eux-mêmes, et aussi, il faut le dire, par les médecins qu Ils ont consultés. Rien n'est plus facile cependant que de distinguer ces sécrétions. Elles se font dans la partie antérieure de l'urèlhre,en avant de la région membraneuse et,par suite, arrivent au méat, quelle que soit leur quantité. L écoulement se fait par gouttes qui se succèdent d'une taçon continue, comme tous ceux qui se font dans l'urèlhre antérieur. Il est doncfacile de distinguer ce liquide, aussi bien par ses caractères physiques que par la façon dont il s'écoule.
Les liquides proUatiq,m sont plus diflicilcs à bien caractériser ; normalement le produit de sécrétion de la prostate est alcalin, de consistance analogue à celle du lait épais chez I homme, et non visqueux ; il est d'un blanc crémeux, un peu
1. Mémoire communiqué à la Soc. méd. do Pensvlvauic d'après le f vviT/'' juillet lSBO,aual,v,,e in .l,.;;,.,fe série,
l. AVI, (860, t. Il, p. .102 el ChrmK mturrh of thc pnsinu glané: a dimcl leclure, m Med. ga-.., N.-V., IS80, 1. VII, p. 06.;, elc.
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jaunâtre. Cette couleur est due à de très fines granulations ou aoultelettes misseuses tenues en suspension. On y trouve quelques rares cellules épithéliales prismatiques et quelques cTouttes hyalines d'une substance visqueuse. Il ne renferme Jamais de leucocytes, mais souvent il contient, surtout lorsque l'individu avance en âge, des corpuscules concentriques de matière azotée, sympexions de Robin ^ Ce liquide, sécrète d'une façon continue, est excrété d'une manière intermittente, au moment de l'éjaculation; on lui donne générale- . ment pour rôle de diluer le sperme, qui lui doit en partie sa couleur blanche et lactescente. Récemment, un Allemand, Furbinger^l'a regardé comme ayant la faculté d'appeler a la vie les spermatozoïdes encore plus ou moins inertes, accumulés dans les vésicules séminales et le canal déférent.^
A l'état pathologique, lorsque le liquide est modifié par rinflammation, sa couleur est blanc jaunâtre, sa consistance n'a pas changé, mais au microscope, on y trouve, en même temps que des granulations graisseuses fines, des leucocytes abondants. Si l'écoulement devient jaunâtre, il est impossible de le distinguer à l'œil nu des sécrétions des glandes de l'urethre. Et cependant, que d'affirmations à ce sujet! Le microscope seul permet de trancher la question en montrant la grande abondance des granulations graisseuses. Mais bien peu nombreuses sont les observations où ce contrôle a ete établi où l'on ait songé à le faire. J'ai, pour ma part, insisté 'smxlmodalité de ïècmlement, qui ne se fait pas par gouttelettes successives comme celui de l'urèthre antérieur, mais qui arrive comme une sorte de petite éjaculation; d'où des différences dans le diamètre des taches qu'on trouve sur la chemise des malades. Elles sont beaucoup plus grandes que lorsqu'elles résultent d'un écoulement successif de fines gouttelettes séparées venant de l'urèthre antérieur. Elles ont de
\ Lec. sur lex humeurs, 2'^ éd. Paris, 1874, p. 447. 2 lies fondions de la prostate et cln leurs relations avec, la jmissance génitale chez l'homme, \n Berl. Klin. Worhenschr., im, n» 29; anal, ,n Gaz. hehdom., 3 septembre 1886, p. îiOl-
LES PROSTATITES CHRONIQUES.
plus une forme différenfP m,n Vr.^
vulgairement à une 1 I T ' T"""' '°"'P''''
sa face postérieure, 'pendant' ue 1 s rieve„ 's de' il''"" eur «,„.,.aetio„, soutiennen^t .éme ^ i™. t r;?;"'
celu.-c, provoque une petite laculation Vi £ d quide versé dans Purèthre postérieur et non as de s/cré ous accumulées antérieurement. Celles-ci ont de7carac
eu à Ce o"'T'"f'' ''"^'"^ °" ""^ -"-^ •■-Pr ieur a boule. Or, dans les cas qui nous occnnent l'n.li,
peut être ramoné par lexplorateur à boule. Ta",' e nettoje pari'unne, récoulemenl ne s'en produit pas mot dans les conditions que Je viens de mentionner. On du res e e provoquer par la pression directe do la prosCJec k doigt introduit dans le rectum.
Ceux d'entre vous, qui ont suivi la visite ces iours der n,ers ont pu voir un malade venu à la consulta^L d t
ïs ^^-p'»™- '^çon i:
C'était un jeune homme de vingt-huit ans, dont les deux prem,eres blennorrhagies avaient guéri sans comp l at" ma,s qu,,au cours d'une troisième gonorrhée, avai „o I' son urethre pos.érieur par une injection de s blimé. Pou saut dans le canal le contenu d'une seringue pleine en mèn e emps qu-,1 empêchait le hquide de ress^rtirV , t Tre^sTon ' directe du méat, il avait forcé le sphincter de la p o, membraneuse et projeté dans l'urèthre postérieur le v u ent. Les symptômes de cystite, survenus à la suite de cette mjection, s'étaient rapidement calmés; mais, un n,ois
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et demi plus tard, il remarqua un jour qu'ayant uriné, puis ayant évacué un bol fécal, il fut pris d'une nouvelle envie d'uriner, à la suite de laquelle il sentit quelque chose passer par le canal, et recueillit dans un papier une masse gélatineuse. Le même phénomène se reproduisit à cinq ou six reprises. Une fois le liquide émis, quelques gouttes s'écoulaient encore dans la chemise lorsqu'il se mettait à marcher. Chez ce malade, vous m'avez vu explorer méthodiquement l'urèthre. Le canal était libre; l'explorateur à boule ramenait des produits de sécrétion muco-purulente des deux portions antérieure et postérieure de l'urèthre, et dénotait Texistence d'une sensibilité excessive de l'urèthre profond. Au toucher rectal, on constatait quelques points indurés dans la prostate, dont on faisait sourdre, par la pression contre le pubis, un hquide semblable à celui que le malade rendait par une pseudo-éjaculation au moment de la défécation. On pouvait ainsi, par une sorte de traite, vider la prostate de son contenu. Le liquide ainsi obtenu rappelait, par son aspect, le sperme éjaculé; cependant l'examen histologique fait par M. de Gennes, n'y a pas montré de spermatozoïdes. Il ne s'y trouvait que des boules de mucus, de nombreux leucocytes et des graymlations graisseuses en beaucoup plus grand nombre que dans le pus ordinaire. Pas de cellules épithéliales.
Quelquefois, pour obtenir une petite quantité de ce liquide par la pression digitale de la prostate, il faut presser à diverses reprises et assez fortement. Ce hquide n'est en somme que le produit de la sécrétion prostatique dilué, filant un peu, empesant le linge. Aussi verrez-vous cet état décrit sous le nom de prostatorrJièe, de prostatite catarrho.le. Quelquefois, il vous arrivera de trouver, dans le liquide ainsi obtenu, quelques spermatozoïdes ; mais leur rareté suffira à vous faire rejeter le diagnostic de sperraatorrhée.
D'autres caractères ont été assignés aux liquides sécrétés pathologiquement par la prostate. Ledwich ' dit y avoir trouvé