De l'onanisme. Pari.s, 1837, p. 2!l
2. Traite des mal. des voies urin. Paris, 1881, l. Il p .',() m2,^W'%.r chronique d'origine h/mm-hoidole.'ïh. hari,.
4. Consid. yénér. sur la patUdgénie des mal. de la prostate et de la
^'^(^tesubaiguê, in Bull, de la Soc. de mcd. prat. Paris l87'.. p H The di^eases of the prostate, fi'" éd. Loadon, 1886 p 30
pros-
LES PROSTATIÏES CHRONIQUES. l^-i^
thrile profonde souvent ignorée du malade et provoquer une poussée du côté de la prostate; qu'une cystite chronique, suivie à une certaine période de son évolution d'une prostatite, peut dépendre comme celle-ci d'une même cause : une blennorrhagie de l'urèthre postérieur, etc.
Sans exagérer la fréquence de la prostalite blennorrhagique et sans aller, tant s'en faut, jusqu'à admettre, comme M. F. Montagnon*, que la blennorrhagie s'accompagne, 70 fois sur 100, de complications prostatiques, je pense que c'est probablement la seule cause de la prostatite chronique. Lorsque la blennorrhagie s'est établie dans les parties profondes de l'urèthre, elle peut, sous l'influence de causes variées, se propager aux organes avoisinants, donnant le plus souvent lieu à l'uréthro-cystite, quelquefois à l'uréthro-prostatite, ou même à Turéthro-prostato-cystite, d'où une certaine complexité dans les symptômes, qui fait que nombre de chirurgiens n'ont pas franchement isolé ce qui appartenait a la prostatite chronique de ce qui dépendait de la cystite concomitante.
Vous pouvez avoir plus ou moins de peine à vaincre ces lésions mais il n'y a aucune raison pour qu'elles résistent à un traitement rationnel. Alors même que vous n'en viendriez que partiellement à bout, vous modifierez très avantageusement l'état de vos malades. Alors même qu'il leur resterait de l'induration partielle ou totale de la prostate, ils pourront ne jamais s'en apercevoir si une lecture intempestive ou un pronostic mal établi ne vient pas mettre en éveil les préoccupations génitales qui jamais ne sommeillent complètement en nous., ^ ^
Déclarez donc très nettement aux névropathes qu ils ne sont pas prostatiques, et aux prostatiques qu'ils ne sont pas voués par une misérable et insignifiante lésion aux maux que subissent les névropathes, sans qu'aucune lésion ait à venir
1 De la Mquence des localis. et des reliquals prostatiques dans la blen^ norrhagie, in Lyon Médical, 23 août 1885, t. XLIX, p. 5:;3.
'.V., I.KOSÏATITES CttON.QDE.s
eu aide à leur fâcheuse prédisposilfon originelle Ne conihnrt» pas, comme on 1p tait i> b""-'«'t. i>c coniondez
Sur quels signes faut-il se fonder pour établir ce diagnostic'
sui ceux de I .-jaculation. Les troubles de la miction son -■ares. Les éjaculations peuvent être douloureurer eintée pu3maturees ma,s cela se rencontre dans les vésicu e he^ es nerveux les impressionnables. Est-ce avec l'étude det sensibdue régionale que vous ferez ce diagnostic' Mais .iL jnanque dans un grand nombre de cas. D m me d ours au pennée dont les auteurs font tant de bruU t nu'o" ouve surtout chez les névropathes, même en iCbs ce d oule lésion prostatique, celles dans les cuisses ne vou seron d aucun secours. Laffaiblissement de la génitalité ne po "a uonpius vous servir; il existe dans les étals nerveux sa„ s,o„ et a la période prodromique du tabès. C do,
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La constatation de l'écoulement de liquide prostatique obtenu par la pression directe du doigt a une grande ur Je n oserai en d,re autant de l'examen de taches obser e ^ ur un Imge. Tous nous avons le droit de sécréter du L d prostatique, mais il faut, pour pouvoir affirmer l'exi e c d une prostatite, que le liquide vienne abondammen et cTun sur coup, c est-à-dire d'une façon habituelle ou tout au no ns requente, la répétition de l'écoulement étant nécessa.V 7o établir sa nature pathologique. '
stnesd.,1'"/™'''''''' ""^^^ f»"'-'' ■■^^''«■•ol'er d'autres signes de I affection pour pouvoir en établir l'existence. Ces
LES PROSTATITES CHRONIQUES.
signes vous seront donnés par Ye^amen analomique de la prostate. Vous pouvez le faire par l'urèthre ou par le rectum. L'examen par l'urèthre, si utile dans l'élude de l'hypertrophie prostatique, ne vous sera ici d'aucun secours. La douleur que détermine la boule pendant la traversée prostatique, est loin d'être constante -, le plus souvent même elle n'exisle pas. De plus, quand elle existe, elle est quelquefois difficile à séparer de la douleur si vive que détermine le passage de la région membraneuse chez les névropathes. Aussi, aurez-vous recours surtout au toucher rectal. Vous verrez, dans des livres bien faits, celui de Thompson* en particulier, que souvent la prostatite chronique s'accompagne d'une diminution de volume et même de consistance de la glande. Je n'ai pas eu l'occasion d'observer ces faits. Ordinairement j'ai trouvé une diminution de souplesse, des indurations partielles plus ou moins étendues, une augmentation de volume d'un lobe.
Le toucher rectal vous permettra encore d'étudier la sensibilité de la prostate à la pression. Attendez pour la rechercher que la douleur déterminée par l'entrée du doigt dans l'anus ait disparu et alors, avec le bout du doigt, exercez sur la prostate des pressions méthodiques. Vous verrez que, dans un certain nombre de cas, vous déterminerez, au niveau d'indurations, une sensation douloureuse. Mais c'est là un signe inconstant et bien souvent vous trouverez des zones indurées, indolentes à la pression même énergique, de sorte que c'est surtout en étudiant les modifications de consistance et de forme que vous arriverez à établir le diagnostic.
Le diagnostic différentiel de la prostatite chronique doit être fait avec quelques affeclions qui peuvent la simuler. Vous verrez dans la plupart de vos classiques établir le diagnostic différentiel avec la cystite. C'est un tort; lorsqu'on même temps que les signes de la prostatite, vous notez de la fréquence et de la douleur des mictions, vous n'avez pas à