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chercher à différencier cystite et proslalite^ les deux peuvent exister et existent souvent simultanément, ce qui se comprend facilement, pour peu qu'on se rappelle que toutes deux reconnaissent le plus souvent une même cause, une inflammation blennorrhagique des parties profondes de l'urèthre.
De même Vuréthriie chronique 'postérieure accompagne souvent la prostatite. L'urèthre postérieur est un carrefour d'où l'inflammation peut se propager dans diverses directions. On diagnostiquera une uréthrite, lorsqu'on constatera l'existence d'une sécrétion dans l'urèthre postérieur, en l'absence de tout changement de la prostate.
La spermatorrhée a, dans bien des circonstances, été confondue avec la prostatite chronique. Ce sont des malades, atteints d'une inflammation chronique de la prostate, qu'a guéris Lallemand, et ses cautérisations des canaux éjacuJateurs n'ont jamais agi sur les vrais spermatorrhéiques de naissance, névropathes qui ne font qu'ajouter à leur état nerveux un nouveau symptôme, la spermatorrhée.
La tuberculose de la prostate, se différencie aisément de la prostatite chronique ; mais l'embarras peut être grand lorsqu'à l'envahissement tuberculeux de la glande se sera surajoutée son inflammation. Dans la tuberculose, en effet, la prostatite est secondaire. Tant qu'elle ne s'est point établie, les noyaux tuberculeux sont nettement distincts du tissu de la glande qui les encadre et dans lequel ils sont plus ou moins disséminés. Quand l'inflammation est faite, les bosselures restent, en général, encore bien distinctes, mais l'induration périphérique en masque les contours, et vous avez sous le doigt une prostate dure et irrégulière dans son ensemble. Si vous vous en teniez à cette constatation l'erreur serait possible, et je dois avouer que je l'ai commise. Vous la redresserez, si vous examinez soigneusement les épididymes et les vésicules, où vous surprendrez presque toujours la tuberculose à l'état primitif, c'est-à-dire sans Tinflammatiou secondaire qui modifie les tissus qu'elle a envahis. L'étude bien faite des
LES PROSTATITES CHRONIQUES.
manifestations vésicales, la fréquence établie de longue date, les hématuries prémonitoires, vous empêcheront d'attribuer à une simple concomitance, la simultanéité de la prostatite et de la cystite. Vous aurez enfin recours à l'étude attentive du passé morbide de votre malade et vous vous renseignerez sur ses ascendants.
Vous aurez enfin à faire le diagnostic différentiel des états névropathiques à localisations périnéales douloureuses et de la prostatite. Il suffira, pour ne pas vous tromper, d'examiner avec soin la prostate, de vous bien rendre compte de la nature des prétendus écoulements prostatiques dont ces malades ne manqueront pas de vous parler.
Vous pourrez ainsi, dans votre pronostic, faire la part de l'état névropathique et de la lésion de la prostate. Vous n'oubherez pas que tout démontre que la prostatite chronique est incapable, par elle-même, de déterminer la symptomatologie complexe et les troubles graves qu'on lui attribue trop souvent.
Vous vous rappellerez que votre malade, sivous les constatez, n'est pas voué, par cela même, à des troubles nerveux et intellectuels, que ceux-ci ne sont possibles que si l'individu en cause est originellement prédisposé.
La prostatite chronique est, sans doute, difficile à guérir ; mais est-ce pour cela une affection grave? Non, encore une fois, à moins qu'elle n'ait pris domicile chez un individu qui, par lui-même, est prédisposé à cet état intellectuel, caractéristique de tant de névrosiques.
Aussi, dans le traitemenl que vous instituerez, vous prendrez, avant tout, garde à ces symptômes névropathiques, s'ils existent, et vous aurez soin, à côté du traitement local., de formuler un traitement général et d'insister sur son importance.
Localement, vous préconiserez les lavements frais ou chauds, suivis de suppositoires qui contiennent 0,20 centig., 0,30 centigrammes d'onguent mercuriel, ou de l'iodure de potassium, de l'iodoforme. Vous ferez dans l'urèthre profond
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LES PROSTATITIÎS CHRONIQUES.
des nst,llal>ons de nUraie d'argent, à un tilre assez élevé afin d ex rcer une aefon cathérétique ou plus ou moins ca, sur la muqueuse uréthnde. Lallemand a euhZlZlZ pnr ce procédé, il y a déjà de longues anûé s alor^ , ' croyait avoir affaire à des spermatorrhéiques ' ^
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Les me,l eurs résultats paraissent avoir été obtenus nar es mst,llat,ons de nitrate d'argent qui ont une act on Lu .ve plus directe sur l'iuilammation prostatique. Il faut onr" avoir des succès ne pas craindre d'augmenter les doses a
5"r/00 d?' r f'f"'""' ^"'^"""'2. 3, et même 4 ■) p. 100 de nitrate d argent.
Le traitement général variera suivant les cas : si la santé est médiocre, le malade anémique et lymphatique on dot
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(les lodures et de I huile de foie de morue: chez les névr., siques et les débilités, l'hydrothérapie vous' ser d'u„ -^i eeours. Pour ces malades, c'est plus encore, je ne saurais .■op le redire, le traitement du névropathisL qu c 1 de a prostatile qu, a de l'importance; l'état nerveux p im ont chez un bon nombre de soi-disant prostatiques aZ les promenades au grand air, le séjour à la campagne ^e vie régulière, une sorte de traitement moral sei' de adjuvants considérables chez ces malades, qui, à une lésion locale bénigne, ajoutent l'expression bruyante de leur état nevropathique.
I- Alidée GuériD. De la prostatile subalgue. 1 1). l>aris, 1879, 320.
CARCINOSE PROSTATO-PELVIENNE DIFFUSE. 1049