I. Sir H. Thompson. The Lancel. 3 février 1883, p
GUYON. — Afr. chir. de la vessie. 27
•il8 TUMEURS DE LA VESSIE.
plusieurs fois les manœuvres usitées pour une tumeur unique. Si la base est très large et la tumeur peu proéminente, il est certain qu'on n'arrivera à l'extirpation par aucun procédé, ni par la voie périnéale , ni par la voie sus - pubienne. Une base large implique nécessairement une intime continuité de tissus entre la paroi vésicale et les éléments morbides; aussi l'ablation me semble-t-elle ordinairement impossible. La résection des parties les plus saillantes de la tumeur, si elle est praticable, peut être tentée, mais simplement dans le but de retarder son évolution, et non dans F espoir d'arriver à une guérison radicale.
« H est possible d'attaquer et de détruire des portions de tumeurs, soit par l'ablation que je viens de décrire, soit par le grattage, soit enfin en déterminant le sphacèle et la mortification de la masse. On s'est demandé si, dans certains cas, il n'était pas indiqué de recourir à l'application de divers agents chimiques de nature astringente : leur réelle efficacité me semble un peu douteuse. Sans doute, une solution de perchlorure de fer aide à arrêter l'hémorrhagie presque toujours assez abondante pendant les quelques heures qui suivent l'ablation d'une tumeur largement implantée; mais, en outre, elle peut contribuer, dans une certaine mesure, à détruire la portion qui reste, lorsque le forceps a fini son œuvre. Dans ce but, j'ai imaginé une sei ingue d.e verre étroite et courbée, contenant une petite éponge imbibée de cette solution; l'éponge, pressée par le piston, laisse écouler, à travers les fins pertuis dont l'extrémité de l'instrument est perforée, trente à soixante gouttes de la solution astringente, et cela au point précis où l'on désire appliquer l'agent médicamen* teux.
Il y a un fait important à noter, particulièrement lorsqu'il s'agit de niasses jnorbides peu proéminentes, c'est l'effet d'une vigoureuse pression pratiquée à la région sus-pubienne par un aide. Celle-ci, en effet, peut modifier à la fois et la situation réelle de la tumeur, et l'estimation vraie de son volume el de sa forme, et enfin la manière dont elle se pré-