OPÉRATION CHEZ LA FEMME
obstacle suffisant. S'il n'en était pas ainsi, on arriverait sans doute au résultat voulu en chargeant un aide de comprimer avec le doigt contre la symphyse pubienne le canal de l'urèthre. Et si cela ne suffisait pas, il serait facile, après dilatation de l'urèthre, d'insinuer dans la vessie un mince ballon de caoutchouc qu'on remplirait de liquide et sur lequel on pratiquerait, sans aucune difficulté, l'incision de la paroi vésicale.
J'ai eu recours, une fois, chez Thomme, à cet artifice dans un cas 011 la boutonnière périnéale avait laissé subsister des douleurs excessives et où il était devenu nécessaire de pratiquer secondairement la taille hypogastrique. Je n'ai eu qu'à me féliciter de l'emploi de ce moyen pour ballonner la vessie déjà ouverte par le périnée et la rendre suffisamment saillante à l'hypogastre.
La section sus-pubienne ne serait donc pas beaucoup plus difficile chez la femme que chez l'homme. Je la considère comme la méthode de choix pour les opérations curatives complexes comme nous avons vu que la taille vésicovaginale était celle des opérations palliatives.
Quant à la dilatation urélhrale, toujours inférieure aux deux autres méthodes, comme mesure palliative, elle peut être utilisée pour l'extirpation radicale dans les cas très faciles ; elle est, au contraire, bien loin de valoir l'incision hypogastrique dans ceux où les difficultés s'accumulent.
APPENDICE