‹ Lecons cliniques sur les maladies des enfantsChapitre 29 sur 66 · LA PLEURÉSIE · texte numérisé non relu

LA PLEURÉSIE

produit, mal nourri, fatigué outre mesure, avait fini par céder, était forcé en un mot. d'où l'asystolie.

Les toniques en général (quinquina, alcool), ceux du cœur en particulier (digitale, etc.) y compris la paracentèse abdominale qui venait diminuer les obstacles circulatoires à surmonter, nous permirent, dans ce cas très grave et en apparence incurable, d'oljtenir rapidement la guérison.

Le meilleur moyen d'éviter ces conséquences tardives de la pleurésie consiste à pratiquer de bonne heure la thoracentèse afin que le poumon na soit pas définitivement retenu dans la gouttière costo-vertébrale et à faire exécuter au malade de larges inspirations, l'ascension d'un escalier ou d'une montagne, un bâton derrière le dos à la hauteur des reins, où il est retenu par les deux bras fléchis sur ses extrémités.

Cette pratique, dont j'ai maintes fois observé les excellents résultats dans le service de mon excellent Maître M. le professeur Dupré, je l'ai conseillée pour les trois jeunes malades qui font l'objet de cette leçon

Page 1