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TIHENTE ET UNIÈME LEÇON

organiques, n'étant pas éliminés par les urines, s'accumuleront insensiblement eL de jour en jour davantage dans l'économie ; c'est alors que vous verrez survenir tout à coup des convulsions qui, le plus souvent, entraîneront la mort.

Il faut beaucoup insister, dans ces conditions, sur la nécessité des boissons aqueuses et sur celle, en particulier, des tisanes chaudes.

Si l'on parvient à les faire accepter, on aura de grandes chances pour sauver l'enfant.

Le pronostic de l'otite variera, suivant qu'elle sera externe, moyenne ou interne, suivant qu'il y aura ou oion perforation du tympan.

On peut dire, d'une manière générale, que, si l'intégrité fonctionnelle dépend de celle du tympan, la gravité pronostique, au point de vue de l'existence, est en rapport direct de la profondeur des lésions en allant de dehors en dedans.

Je n'insiste pas davantage, Messieurs, sur ces particularités et je passe tout de suite au traitement de l'otite.

Bien souvent, les simples soins de propreté sont suffisants à prévenir ou même à guérir l'otite. Voici en quoi ils consistent :

S'il y a accumulation de cérumen, on doit, chaque soir en couchant l'enfant, lui remplir le conduit auditif de glycérine tiède. On bouche ensuite l'orifice externe avec un tampon de coton.

Le lendemain, matin et soir, on fait deux ou trois injections avec une infusion de mauve également tiède.

Si les concrétions sont trop dures, on revient à la charge

pendant [ilnsiours jours. On a bientôt la satisfaction de voir l'enfant guéri. Reste parfois, cependant, la suppuration.

Pour la faire disparaître, après avoir fait des injections avec l'eau de mauve, on en fait une avec de l'eau phéniquée à 1 /200, matin et soir ; si la solution paraît trop faible, en raison des résultats obtenus, on peut la porter à 1/100.

Parfois enfin, il est bon d'instituer un traitement général, variable suivant l'état du sujet.

Est-il anémique, on lui prescrira du fer. Est-il scrofuleux, on lui donnera de la décoction de quinquina dans du lait sucré, 20 gram. matin et soir, des préparations iodées et en particulier le sirop de raifort ioduré. Le sirop d'iodure de fer est susceptible de répondre à cette double indication.

C'est en associant ces traitements, local et général, que nous avons pu tarir, chez notre seconde malade, uneotorrhée double et déjà fort ancienne.

Si l'on avait affaire à une otite moyenne, l'examen devrait être pratiqué à l'otoscope et à l'intérieur du pharynx.

Il importe avant tout, comme je vous l'ai déjà dit, de savoir dans quel état se trouve la membrane du tympan.

Si l'on est en présence d'une oblitération plus ou moins complète de la trompe d'Eustache et que cette membrane bombe fortement en dehors, il faut aussitôt donner issue au pus en perçant cette dernière avec précaution. On évitera ainsi, plus facilement, la transmission aux méninges.

Si l'oblitération est faible et s'accompagne d'un certain degré de surdité, on recommandera au petit malade de soufQer, plusieurs fois par jour, dans son nez hermétiquement fermé, la bouche restant close. C'est là un moyen naturel et très commode pour désobstruer la trompe. Mais encore faut-il que l'âge de l'unfant le permette.

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