III. — HYPERTROPHIE SIMPLE
Par hypertrophie simple, on doit entendre un accroissement du foie dù à une augmentation du volume des lobules et du volume ou du nombre des cellules hépatiques sans altération de tissu. L'accroissement du foie est uniforme et rarement considérable. Comme on peut s'y attendre, il n'est accompagné d'aucun symptôme saillant. Cet état est relativement assez rare et a besoin d'être encore étudié (1). On l'a surtout observé dans 1° la leucémie et 2" des cas exceptionnels de diabète sucré (2).
Par suite, si l'on trouve le foie gras dans une de ces maladies, sans qu'il y ait de trouble manifeste de ses fonctions, on peut supposer une hypertrophie simple. On a dit que Taugmentation de volume du foie survenant par l'effet d'un séjour prolongé dans les pays chauds, peut être de cette nature; mais, dans la plupart des cas, elle est due à l'hypérémie ou à la dégénérescence cireuse. (Voir la 4® leçon.)
fl) Il est à remarquer, en effet, que dans les ouvrages didactiques les plus répandus, tels que ceux de Niemeyer, de Jaccoud, de Bamberger — pour ne citer que ceux-là — il n'est nullement question de l'iiypertropliie du foie considérée comme maladie isolée. (N. D. T.)
(2) Frericlis, traduct. de Duménil et Pellagot, 2° éd., p. 553. D'après Budd, dans le diabète, le foie serait souvent moins volumineux qu'à l'état normal, et les lobules seraient affaissés par suite de la diminution de la quantité d'huile normalement contenue dans cet organe {op. cit., 3e éd., p. 310). Dans de nombreux cas de mort par le diabète, on n'a rien trouvé d'anormal dans le foie.