‹ Leçons cliniques sur les maladies du foieChapitre 71 sur 104 · ASCITE · texte numérisé non relu

ASCITE

5° Le liquide retiré par la ponction présente souvent une certaine différence suivant qu'il provient d'une ascile ou d'une liydropisie de l'ovaire. Dans le prennier cas, c'est une sérosité claire, jaune paille, ayant une densité de 1015 environ et contenant une grande quantité d'albumine (1), ou, s'il y a eu une inflammation du péritoine, le liquide pourra être trouble et contenir des flocons de lymphe; tandis que le liquide retiré d'un kyste de l'ovaire, bien que quelquefois ténu et presque incolore comme celui de l'ascite, est souvent filant ou épais et de coloration brunâtre ou chocolat par suite de son mélange avec du sang. •

Si vous êtes bien pénétrés de ces règles, vous aurez rarement de la peine à reconnaître une ascite d'une hydropisie de l'ovaire. Il y a cependant quelques sources d'erreur de diagnostic qu'il est nécessaire de no pas perdre de vue.

a. Quand la quantité de liquide épanché dans le péritoine est trèsgrande, le mésentère peut n'être pas assez large pour permettre aux intestins de flotter à la surface et par suite il peut n'y avoir nulle part de résonnance tympanique en percutant l'abdomen.

b. Dans l'ascite, d'anciennes adhérences ou une lésion de l'épiploon

(1) Voici, d'après Drivoii (Ihèses de Montpellier, 1869), l'analyse du liquide ascitique dans des cas assez différents :

CANCEH

CANCER

CANCER

CANCER

CIRRHOSE

CIRRHOSE

do

do

de

de

du

du

l'ovaire.

r ovaire.

l'ovaire.

l'ovaire.

foie.

foie.

21 litres.

05 litres.

8 litres.

9 litres.

10 litres.

» litres.

» litres.

» litres.

Densité (à l'aréo-

Donsite (mélliocle

faillie.

légère.

très-gr.

trouble.

assez gr.

tr. -faible

faible.

très-f.

faible.

limpide.

limpide.

médiocre

limpide.

trouble.

parfaite.

parfaite.

Matières solides..

Sels insolubles. . .

Totalité des matiè-

res coagulablcs. .

Albumine (sérino).

Hydropisine (mé-

traces .

Les analyses de Drivon ne concorderaient pas, suivant le professeur Robin (Leçons sur les Humeurs, 2° édit., p. 362), avec celles qui ont été déjà publiées, en ce qui concerne la proportion de sels solubles ou insolubles : en effet, dans les trois analyses faites par F. Hoppe sur le liquide ascitique recueilli à trois reprises différentes sur le mèinf individu, la quantité de sels insolubles se trouve infiniment petite, comparée aux chiffic; de Drivon. (N. D. T.)

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