‹ Leçons cliniques sur les maladies mentales et nerveusesChapitre 108 sur 135 · FAITS DE TRANSITION · texte numérisé non relu

FAITS DE TRANSITION

Enfin, il est des cas où cette première période, déjà réduite, s'efface presque totalement ; d'emblée l'affection se présente sous l'aspect du complexus symptomatique que nous avons examiné.

Ce sont surtout les faits qui se rattachent à ces deux dernières catégories que j'ai eus en vue au cours de cette conférence. Ce sont ceux-là qui, par leur physionomie clinique, correspondent surtout à l'ancienne possession démoniaque considérée autrefois avec toute la démonomanie comme une variété de la lypémanie religieuse. Nous avons vu comment, au contraire, ils se distinguaient de la mélancolie. Dans un premier travail, il y a quelques années, je faisais déjà remarquer que cette classe de mélancoliques caractérisés par des phénomènes particuliers, les phénomènes de possession, formait un groupe spécial, comme de transition entre les persécutés proprement dits et les véritables mélancoliques. Il importe encore d'être plus précis et, à côté des mélancoliques possédés, de distinguer les possédés systématiques, qui ne sont que des persécutés ou mieux des délirants systématiques d'une espèce spéciale. C'est pour cette raison que, plus récemment, me fondant surtout sur la prédominance dans ces cas des troubles psycho-moteurs, j'avais proposé, par opposition aux persécutés hallucinés sensoriels et aux persécutés raisonnants, de les ranger sous le nom de variété psycho-motrice du délire des persécutions systématique.

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