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MOUVEMENTS VOLONTAIRES

qui peuvent être conservés et même reproduits sinon volontairement, au moins d'une façon automatique, presque ou môme totalement inconsciente.

Gomme la mémoire, l'imagination active, créatrice, est affaiblie ou totalement abolie. Les confus se représentent l'avenir aussi mal qu'ils évoquent le passé ou comprennent le présent. A propos de tout, ils restent dans le vague, l'incertitude.

On retrouve les mêmes altérations dans l'exercice des mouvements volontaires.

Beaucoup de ces malades demeurent inertes, dans l'attitude de l'affaissement le plus complet.

Si cet état de dépression est moins accentué, ils peuvent encore s'acquitter des actes habituels de la vie courante, s'habiller, manger, etc. Mais il faut cependant les y inciter, les diriger; car ils ne les exécutent que d'une façon toute automatique et imparfaite.

Les mouvements volontaires sont lents à commencer, à s'accomplir ; ils sont hésitants, indécis, n'arrivent pas à leur but et semblent coûter un effort pénible. Cela n'a rien de surprenant lorsqu'on réfléchit que tout mouvement exige la synthèse préalable d'une foule de représentations mentales (kinesthésiques, visuelles, etc.), et que c'est justement le pouvoir de faire cette synthèse mentale qui fait défaut chez ces individus. Dans les cas légers, ils accusent fort bien cette impuissance d'action, l'effort pénible que leur coûte tout acte volontaire, souvent des plus simples, cet état à' aboulie dans lequel ils sont plongés.

Ces troubles variés, à début et à généralisation rapides, dans l'exercice volontaire des opérations intellectuelles, qui se résument dans l'état d'obtusion, de torpeur, de confusion

mentale, constituent la caractéristique, le fait capital, le fondement de l'état mental pathologique; et cet ensemble, apparaissant indépendamment de tout autre symptôme psychique, me semble bien mériter le nom de confusion mentale primitive.

Dans les cas d'intensité moyenne que nous envisageons actuellement, les malades, la plupart du temps, ne se rendent pas bien compte de leur état. Il y a cependant des intervalles dans lesquels ils semblent en avoir une certaine conscience. C'est alors qu'on les entend dire : « Je ne comprends plus rien, ma tête n'est qu'un chaos... J'ai les idées embrouillées... J'ai de la confusion dans mes idées. »

2° Parfois, Messieurs, toute la symptomatologie se réduit là. Mais, dans d'autres cas, il peut s'y ajouter de nouveaux symptômes ; nous les appellerons symptômes secondaires, accessoires.

Ce sont d'abord des idées délirantes. En général, elles sont de caractère triste, revêtant une teinte mélancolique : idées de ruine, de damnation, de persécutions vagues, idées de culpabilité, assez souvent idées de négation, de mort, de décomposition cadavérique. Parfois, dans les moments d'excitation, on peut noter des idées erotiques, des idées de grandeur, en général très passagères.

Il n'est pas rare de rencontrer aussi des préoccupations professionnelles.

Ces diverses idées ne sont nullement systématisées, sont sans consistance, mobiles et en même temps monotones, ou bien changeantes, parfois contradictoires. Elles se succèdent, dans l'esprit du sujet, comme les différents tableaux d'un rêve, disparaissant pour reparaître l'instant

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