PARALYSIE GÉNÉRALE CONSÉCUTIVE A LA FOLIE MÉLANCOLIQUE
nous accordons une telle valeur à ce fait, que nous redoutons la paralysie générale chez tous les mélancoliques que nous ne parvenons pas soit à guérir, soil à améliorer par l'emploi de la morphine.
18" Dans la forme lente de la paralysie générale qui ressemble à la folie mélancolique simple, à la monomanie, au délire partiel, les altérations cérébrales consistent d'abord dans des lésions inflammatoires qui n'occupent que les vaisseaux de la substance corticale, la substance nerveuse restant saine, jusqu'au moment où le travail inflammatoire d'origine vasculaire l'envahit à son tour et en provoque le ramollissement.
19° C'est le peu d'intensité des lésions vasculaires dans certains cas, et l'intégrité plus ou moins prolongée des éléments nerveux, qui explique la possibilité des rémission^ et des erreurs de diagnostic. C'est aussi dans ces formes, quand on parvient à bien les déterminer, que l'on peut espérer des guérisons.
20" Dans la forme hypochondriaque aiguë, des lésions siègent d'emblée dans les vaisseaux et au milieu des éléments nerveux de la substance corticale ; de là le ramollissement de cette substance sous l'influence d'une sorte d'œdème aigu.
21° Cette forme aiguë de paralysie générale hypochondriaque s'accompagne ordinairement d'une sorte de déliquium de tout l'organisme, d'une altération du sang, d'adynamie profonde; de gangrène des membres et même des viscères, enfin d'une mort souvent rapide.