‹ Leçons cliniques sur les maladies mentales et sur les maladies nerveuses professées à la Salpêtrière [electronic resource]Chapitre 156 sur 207 · I. — Altérations qui sont la conséquence de l'attaque · texte numérisé non relu

I. — Altérations qui sont la conséquence de l'attaque

L'attaque d'épilepsie a déterminé parfois la mort par rupture du cœur. Schort en a observé un cas et Lunier deux. Dans ces trois cas, il n'existait aucune lésion antérieure du cœur et la rupture dut être attribuée à la gêne apportée à la circulation pendant l'attaque et aux efforts violents faits par les ventricules pour repousser le sang dans les artères comprimées et engouées.'

D'ordinaire, dans ces conditions, le cadavre présente les traces d'une éjaculation de sperme, quia pu, dans un cas que j'ai observé, être projeté jusqu'au menton.

Lorsque la mort est survenue à la suite d'une série d'attaques non interrompues, les lésions sont d'autant plus intenses que les accidents ont été plus prolongés. Les méninges cérébrales et cérébelleuses sont alors épaissies, très congestionnées, elles ont perdu leur transparence; dans l'espace interpédonculaire et le long des scissures, elles sont infiltrées de sérosité sanguinolente; le long des sillons, des scissures et des vaisseaux, apparaissent des traînées opalescentes.

La trame cérébrale et cérébelleuse elle-même est fortement congestionnée, les vaisseaux des corps rhomboïdaux sont turgides, la teinte des folioles du cervelet est lie de vin.

Sectionné, le bulbe , 'présente une hyperhémie considérable, une coloration gris cendré de sa substance grise.

La protubérance annulaire participe à cette congestion, surtout dans les parties qui sont en rapport avec les pyramides antérieures, les pédoncules moyens.

L'examen microscopique du tissu nerveux donne des résultats en rapport avec ces altérations; accumulation de globules de sang dans les capillaires, épanchenients de sang en grand nombre.

Lorsque les convulsions ont prédominé dans la sphère d'action de tel ou tel nerf moteur, l'inspection du bulbe présente quelques particularités intéressantes qu'a fait ressortir, le premier, Schroeder van der Kolk (1). Ainsi chez l'épileptique qui se mord la langue, les

(1) Schrœder van der Kolk, On tite structure and functioiis of llie spinal cord and medulla ohlongata (Sydenham Society. London, 1859).

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vaisseaux bulbaires sont luriiides et distendus autour des origines l'éelles des nerfs hypoglosses.

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